‹ Etudes de lépidoptérologie comparée (volume 5)Chapitre 2 sur 21 · CHARLES OBER DEUR · texte numérisé non relu

CHARLES OBER DEUR

CR

Fascicule VIII

Es # = 4 SE HTIONAL MIS RENNES

IMPRIMERIE OBERTHÜR

Aoùt 1913

A mon bien cher Ami

Monsieur Émile MACKER,

Docteur en Médecine,

Vice-Président de la Société d'Histoire naturelle de Colmar,

je dédie ce livre,

comme un hominage de mon plus fidèle et inaltérable attachement à l'Alsace et un témoignage de ma plus

cordiale sympathie envers les ÆEntomologistes Alsaciens.

Cuarzes OBERTHÜR.

Rennes, Juillet 1913.

Volume VII] des Études de Lépidoptérologie comparée

CONMNROAENAIDER

Page 46, note, 7° ligne, lire : Général de brigade en 1812, D / ts) D au lieu de : 1813.

Page 36, note, 10° ligne en remontant, c’est-à-dire 10° ligne SAOE = = a partir du bas de la page, lire : Zachringen, au lieu de : Zachringen.

Page 37, ligne 4 à partir du bas de la page, /ire : je reviens à l’année 1800, au lieu de : 1000.

Page 61, 9° ligne à partir du bas de la page, /ire : Mose/thal, au lieu de : Mosezthal.

Page 63, 1° ligne, /zre : Hans Bosch, au lieu de : Büsch.

Page 64, avant-dernière ligne et dernière ligne, /zre : l’Altmühl, l’Iller, le Lech, l’Isar, l’Inn, ax lieu de : l’Altmühl, l’Iller, le Lech, la Regnitz, l’Inn, la Salzach.

L'Isar a été omis, la Regnitz ainsi que la Salzach ont été citées par erreur.

La Salzach n’est pas un affluent direct du Danube, mais de l’Inn qui se Jette directement dans le Danube.

La Regnitz est un affluent du Main et n’a rien à voir avec le

Danube.

Page 65, 0° ligne, /4re : Donauwoerth, au lieu de : Donauwerth.

Page 66, 2° ligne, la bonne orthographe est Hauzritz, non Hauzritz.

Page 85, lire deux fois Mose/thal, au lieu de : Mosesthal, après Virningensis, n° 1014, 1015, 1916, 1917 et 1018; — Zzre trois fois Bosch, au lieu de : Büsch.

Page 87, lire deux fois Hans Bosch, a lieu de : Büsch. I] s’agit d’un de mes plus obligeants correspondants M. Hans Bosch, de Nürnberg, en Bavière, dont j'ai eu le tort de mal écrire le nom, en le faisant imprimer avec un 6, au lieu d’un o simple.

Sur la dernière Planche CCXXXI, on a eu tort de mettre les n°” 1870, 1800 et 1881, au lieu de : 1070, 1980 et 1981. Cette erreur est déjà signaiée à la page 88 (Æxplication des Planches).

Rennes, septembre 1913.

A propos des Races géographiques occidentales

de PARNASSIUS APOLLO

Ainsi que je l'ai exposé dans la Préface du Volume IV des Etudes de Lépidoptérologie comparée, « les ouvrages d’Entomologie que je me plais à publier au déclin de mon âge, prennent dans ma pensée un caractère plus intime. Je me trouve heureux d'offrir à mes amis et à mes collaborateurs un nombre d’exemplaires plus grand que je n'en hivre à la Librairie, pour des Lecteurs inconnus ».

Le sentiment qui m’animait en écrivant ces lignes, dans une dédicace adressée à Henri Oberthür, l’ainé de mes petits-fils, m'inspire toujours.

C'est ainsi qu'ayant reçu récemment d'assez nombreuses demandes d'information concernant les races françaises du Parnassins Apollo et notamment la morphe des Cévennes que J'ai appelée Logerae, de vieux souvenirs, non seulement d'Entomologie, mais de Famille, ont surgi en foule dans mon esprit. J'ai alors conçu l’idée de les retracer dans le présent ouvrage.

Ce fut en Juillet 1863 — il y a tout près de cinquante ans — que Je capturai pour la première fois dans la Lozère, le Parnassius Apollo. Je me souviens qu'il volait en abondance à des altitudes très diverses, aussi bien dans la vallée que sur les vastes et arides plateaux appelés : Causses, en compagnie de la WMelanargia

Cleanthe. Sur le Causse Méjean se trouvait aussi, en grand

nombre, la petite et délicate Acidalia Filacearia que je n’ai jamais rencontrée ailleurs.

Il y a tout près d’un demi-siècle, je me trouvais en pleine activité entomologique, puisque, Membre de ia Société entomologique de France depuis 1801, J'avais été chargé d'écrire pour les Annales de cette Société, le compte rendu de l’excursion provinciale qu’elle avait organisée dans les montagnes des Cévennes. En effet, ma première contribution aux Awnales de la Société entomologique de France date du 9 mars 1804 et a été imprimée aux pages 181-104 des Annales de la même année. |

Mais J'étais loin d’entrevoir à cette époque, l'intérêt que présente la comparaison des races géographiques de Lépidoptères.

Nos ainés, les Lépidoptéristes parisiens, si distingués à tant de titres, Emmanuel Martin et Jules Fallou, qui étaient nos chers compagnons de voyage, et dont Gaston Allard et moi, nous étions comme les Jeunes et très déférents disciples, ne se doutaient, pas plus que nous-mêmes, en ce temps-là, de la différence qui caractérisait le Parnassius Apollo de la Lozère, comparativement aux races pyrénéennes, alpines et autres du même Apollo; ils ne s'en préoccupaient en aucune espèce de façon.

Autrefois, l'ambition d'un Entomologiste parisien se bornait généralement à posséder, dans sa collection, quatre exemplaires de chacune des Espèces ou principales Variétés citées et nommées dans le Catalogue vers lequel s'était portée, dans le moment, la faveur générale. C'était, en 1863, pour la France tout au moins, le Genera et Zndex methodicus, publié par le Docteur Boisduval, en 1840.

Les meubles ou armoires en ébénisterie, dans lesquels on renfermait les collections de papillons, étaient construits conformément aux exigences de l'habitation dans les appartements exigus de la Capitale, en vue de contenir un nombre de boîtes relativement assez restreint, mais jugé suffisant pour répondre à tous les besoins, tels du moins qu'ils étaient prévus par les Entomologistes d'il y a cinquante ans.

À cette époque déjà devenue lointaine, l'intérêt de la compa-

raison faunique des échantillons représentant la même Espèce

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dans des contrées différentes, restait généralement à peu près insoupçonné. Pourtant il semble que l’idée germait dans l'esprit de certains Naturalistes. Sans doute ces idées encore imprécises étaient infiniment moins nettes et moins défimes qu'elles ne le sont devenues aujourd’hui; mais 1l semble que certains précurseurs en avaient conçu l'intuition. C’est ce qui me paraît ressortir d’une lettre que m'écrivit, à la fin de juillet 1863, mon grand-père François-Jacques Oberthür, qui fut, comme Je l'ai déjà fait connaître, mon premier maitre pour l'étude de l'Entomologie.

En juin 1863, j'avais été, avec mes parents, visiter à Strasbourg mon cher grand-père. Comme notre voyage en Alsace avait été décidé quelques mois auparavant, j'avais reçu, pendant l’hiver, de mon initiateur à l'étude de l’Entomolovie, une lettre dont j'extrais le passage suivant : &« Strasbourg, le 21 Janvier 1863, Mein lieber Enkel Karl, .… Wir würden dann eine kleine Exkursion nach Freyburg machen wo der eigentlhiche Parnass der Schmetterinogeust. 7... Von deinem dich hebenden Grossvater FAOberthUur-)

J'étais donc convié à profiter de mon séjour en Alsace pour aller excursionner à Fribourg, le véritable Parnasse des Papillons. C'est qu'en effet à Fribourg, où mon grand-père avait passé quelques-unes de ses jeunes années, on trouvait et on trouve encore le Parnassins Apollo.

Cependant, durant notre séjour en Alsace, à la fin du printemps de l’année 1863, la saison étant très pluvieuse, nous ne püûmes point nous rendre à Fribourg. Du reste, je devais faire partie, cette année-là, de l'exploration entomologique organisée par la Société Entomologique de France dans les montagnes de la Lozère, et je quittai Strasbourg à la fin de juin, pour arriver à Florac, en même temps que quelques amis. Mon grand-père s’intéressait d’ailleurs vivement aux chasses que j'allais faire dans les Cévennes; 1l m'avait recommandé de le tenir au courant de mes captures; aussi, de Florac, lui écrivis-je que le Parnassius À pollo n'était pas rare dans les rues mêmes de la ville où je le voyais

voler en assez grande quantité, à certaines heures du Jour. Dès

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mon retour à Rennes, Je trouvai une lettre de mon grand-père dans laquelle 1] me demandait de lui faire connaitre si l'A pollon de la Lozère était le même que celui de Fribourg ou bien si c'était « une qualité plus recherchée ».

Comme mon grand-père faisait très bien la distinction entre l'idée de Genre et l'idée d'£spèce, et que ce n'est point des Parnassius en général qu'il parle, mais bien de l'A pollon, il me paraît certain qu'il visait dans sa pensée une variété locale de l'Espèce. Il est d'ailleurs intéressant de constater que l’Apollon de la Lozère, avec le fond de ses ailes jaune et non blanc, est d’une qualité fort recherchée, si jen juge par le nombre d'exemplaires que m'ont demandé des Entomologistes des diverses nations. Les prévisions de mon grand-père se sont donc remarquablement

# P / réalisées.

Voici d’ailleurs le texte de cette lettre :

« Strasbourg, le 25 Juillet 1863.

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