‹ Études de littérature canadienne française. Précédées d'une introduction "La Langue et la littérature françaises au Canada, la famille française et la nation canadienne"Chapitre 36 sur 67 · III. L'Union sous Lord Sydenham · texte numérisé non relu

III. L'Union sous Lord Sydenham

Depuis longtemps, le Haut-Canada réclamait la responsabilité des Conseillers exécutifs devant la Chambre d'Assemblée, et le Bas-Canada, tout en demandant d'autres réformes encore, comprenait lui aussi l'importance de cette responsabilité. Dès 1832, un remarquable article du Canadien s'en prenait au Conseil exécutif, « ce pouvoir occulte et intangible, doué du pouvoir de faire le mal sans être tenu d'en répondre, » et si les Canadiens-Français ont, avec plus d'énergie, mené campagne pour l'élection du Conseil législatif, c'est afin de faire triompher, par la coalition des deux Chambres, cette juste revendication.

Le comte de Durham avait compris que le gouvernement responsable, dont il écrit le nom dans les notes marginales de son rapport, s'imposerait par la force même des choses, et que le principe finirait par triompher, en Canada comme en Angleterre : « La Couronne, disait-il, doit se soumettre aux conséquences nécessaires des institutions représentatives, et, si elle doit faire marcher le gouvernement d'accord avec le Corps représentatif, il faut qu'elle consente à le faire par le moyen de ceux en qui le Corps représentatif a confiance. » Lord Durham pensait qu'il suffirait, pour assurer le jeu du gouvernement responsable, d'enjoindre au Gouverneur

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