INTRODUCTION I.XXVII
Sans parler de la beauté et de la fécondité, des charmes de « la blonde » et des « jolis yeux doux •/ qu'il est permis de ne pas dédaigner, — n'est-il pas vrai. Messieurs ? — la grâce, la bonne humeur, la simplicité, la modestie sans vaine timidité, l'énergie alliée à la délicatesse, le goût dans les ajustements, l'art d'orner, d'embellir l'intérieur et d'en rendre le séjour séduisant, — seraient-ils inutiles pour faire la vie- agréable et les ménages heureux, la famille forte, (car le nombre des intéressés n'y nuit pas), et la nation puissante? — Commeon disait autrefois : Honneur aux Dames!
Que les vertus du couple canadien et les dons de la famille dans les deux sexes enrichissent notre langue et notre littérature, à l'occident comme à l'orient de l'Atlantique. Pourquoi « leurs dames » ne réussiraient-elles pas dans les mêmes genres et en d'autres que ceux où les nôtres ont excellé? Les nôtres sont aussi bien leurs; et ce n'est apparemment pas en cheminant de l'Est à l'Ouest que l'on voit la femme prendre un moins grand rôle dans la société.
" — Si nous sommes vraiment frères, pourraient insister les Canadiens, pourquoi nous avoir privés longtemps de vos nouvelles et de vos visites??/
Nos nouvelles, hélas ! Elles n'ont que trop couru le monde. Est-on son maître au feu de la bataille? Et au