CIRCULATION D’APRÈS MAREY
ment subit de Celle-ci, lorsqu’une ondée de sang poussée par le ventricule dans le système artériel, vient augmenter subitement la tension de ces vaisseaux. L’auteur expose ses essais de Reproduction artificielle des phénomènes de la circulation artérielle. Le pouls factice peut être reproduit avec toutes les formes possibles, soit celles qu’on observe sur les sujets sains, soit celles qu’on rencontre sur les malades.
Tous les changements survenus dans la circulation sont dus à l’intensité de la systole, à la perméabilité des vaisseaux et à leur élasticité, à l’état de contraction ou de laxité des capillaires.
Les caractères vulgaires du pouls sont : la fréquence, la force, la régularité.
Gela peut s’apprécier assez bien à la main. Mais comment en connaître les nuances , le degré, la forme ? Un instrument seul peut opérer ce prodige.
Depuis longtemps on a cherché des instruments ; d’abord l’instrument compteur de Galilée ; puis les clepsydres et sabliers ; puis les montres à seconde.
Puis on a construit des appareils pour traduire le pouls : le sphygmomètre à mercure de Hérisson, le manomètre inscrivant de Ludwig, le kymographion, le sphygmographe de Vierordt, essais plus ou moins heureux.
Découvertes faites par l’expérimentation directe sur la circulation du sang. — Loi : Le cœur bat d’autant plus vite qu’il éprouve moins de peine à se vider. Or, comme la résistance est à la sortie, on peut dire que « la fréquence du pouls est en raison inverse de la tension artérielle. »
Preuves expérimentales. — La saignée. Sur un cheval, à l’aide du manomètre, Haies vit la tension artérielle diminuer avec l’hémorrhagie, et le pouls s’accélérer de 40 à 100. On observe la même chose cliniquement chez l’homme, après une saignée ou une hémorrhagie.
L’attitude fait varier le pouls, par exemple : un homme debout a 79 pulsations ; assis 70 ; couché 67.
La déclivité accélère le courant artériel... Il suffît de baisser les bras ou de les élever pour faire varier le chiffre des pulsations.
La compression des gros troncs (fémorale, aorte abdominale), ralentit le pouls, en augmentant la tension artérielle.
LôBrAIS. — Pouls. • 2 .