WOLF. - LE POULS PAR LE TOUCHER
que du pouls des vieillards. Celui qui tâte avec des doigts dépourvus d’élasticité trouve que le pouls des vieillards se tient longtemps à son sommet avant de tomber; il le nomme large ou quelque chose de semblable; mais celui-là n’a pas plus de tact que le ressort trop fort qui attribue un plateau au pouls des vieillards.
« Je dirai la même chose du toucher du pouls dans l’hémiplégie récente et dans des états analogues, où le pouls radial, dans mes tracés, est venu avec le sommet émoussé en forme de plateau. Mais, tandis que, dans le tracé commun de la radiale, la ligne d’ascension monte droit, elle était ici sensiblement inclinée; au moment où l’on a senti le premier choc, on a reconnu l’arrivée d’une ondée qui est proportionnellement longue, et qui en fait est large, et tombe plus vite qu’elle n’est montée.
« Les différents degrés et les différentes formes du dicrotisme, que le sphygmographe nous apprend à connaître, ne se reconnaissent pas au toucher. Tout dépend de la grandeur relative de la grande ascension. Si elle est faible comme dans le pouls surdicrote à tous les degrés, il faut un doigt très-exercé pour sentir encore quelque chose du choc dicrotique. Mais en revanche le pouls dicrote, complet et ondulant, est facile .à reconnaître quoique, en général, il ne soit pas grand et qu’il soit toujours mou. En tout cas, l’amaigrissement des malades, qui ici ne manque guère, vient en aide à notre tact. Seulement, quand on ne met pas dans la bonne position l’artère détendue, quand l’aponévrose n’est pas suffisamment relâchée, etc., il arrive que l'onne sent pas le dicrotisme, du moins dans la radiale.
« Auscultation du pouls .— L’auscultation du pouls vient en aide au toucher.
« 11 faut se servir d’un stéthoscope à embouchure étroite (18 millimètres). On dispose le bras comme pour le toucher du pouls. On commencera par l’auscultation de la cubitale, qui est moins difficile que celle de la radiale. On tâte d’abord l’artère pour s’assurer de sa position, puis on prend le stéthoscope entre le pouce et l’index, et on l’applique sur l’artère, en faisant exécuter à l’avantbras de légers mouvements pour bien mettre l’instrument au contact du vaisseau, et l’on applique l’oreille. On varie alors la pression par le moyen de la tête.
« Quand les tissus sont trop épais, on n’enfend rien ; mais si le