‹ Études de médecine clinique faites avec l'aide de la méthode graphique et des appareils enregistreursChapitre 53 sur 101 · CHOLÉRA · texte numérisé non relu

CHOLÉRA

salions. Six heures plus tard, le pouls, pris sur le même sujet, s’accentuait davantage (fig. 119).

Fig. 119. — Faible tendance à la réaction.

Trois jours après, quoique faible encore, il se rapprochait de la forme normale.

Fig. 120. — Commencement de réaction.

C’est là un type commun et. d’intensité, moyenne. ■' • * ' . .. ' : ■ ■ ' - • - • #

B. Pouls comparé à la température.'— Le pouls n’est pas toujours d’accord avec les températures, et la réaction, dans le choléra, est un mot sur le sens duquel il faudrait que l’on s’expliquât. Ainsi, qu’on regarde le tableau, page 1(57, on y verra la température décroître peuàpeu. Or, au début, le 15 août 1866, le pouls était petit, et très-fréquent; bien que ce ne fût pas un pouls insensible et que l’algidité ne fût pas très-prononcée ; néanmoins on était à la période de début, et le pouls avait subi une dépression manifeste.

Fig. 121. — Pouls petit.

Cette gêne de la circulation s’accentuait davantage le lendemain 16 août,

Fig. 122. — Diminution de l’ampleur du pouls.

tandis que le 19 août le pouls acquérait une ampleur remarquable (pleine réaction). Or, à ce moment, les températures étaient basses, et ce mouvement d’abaissement présageait la mort, qui arriva deux jours après. Donc il y a contradiction ici entre l’état du pouls et celui delà température.

Fig. 123. — Pouls du 19 août.

A ce moment, la température du rectum était de 56 degrés seulement ; celle de l’aisselle était de 35 ; celle ,de la bouche, de 55°,3. Voici la signification dés signes , employés, dans le tableau,*page 167 : la température du rectum est représentée par une ligne composée de petites barres, celle de l’aisselle par une ligne ponctuée; l’autre ligne représente la température de la bouche.

Le cas suivant montre la même contradiction entre la température et le pouls. Chez ce malade, au moment où la première période (algidité) disparaissait, le £8 septembre, les températures étaient :

Dans le rectum...58°,0

Dans Faisselle..56°,0

Dans la bouche . ... . .... . 36°,5

CHOLÉRA. l67

C’était comme on le voit, des températures s’éloignant peu du type normal. Or le pouls était encore filiforme, petit, à peine perceptible, et donnait un tracé des plus faibles (fig. 125). ■

Choléra : Température du rectum de l’aisselle et de la bouche

Fig. 125. — Pouls du 28 septembr<

Fig. 126. — Pouls du 30 septembre

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Le 50 septembre, le.pouls était devenu fort et ample et justifiait tout à fait l’expression de réaction

Cependant les températures ne s’étaient pas élevées; au xontraire, elles étaient tombées. On trouvait: • «

Dans le rectum. . . . '.37°,4

Dans l’aisselle.. ....... . . 35°,0

Dans la bouche. .......... 56°,0

Ainsi il est donc bien certain que la température, dans le choléra, n’est pas toujours d’accord avec le pouls, et que la circulation obéit à d’autres influencés, comme celle de la respiration,par exemple. Qui dit réaction dit, en général, en style de elinicien, la cessation des signes de Falgidité, le retour de la chaleur à la peau, à la langue, le retour des urines et l’ampleur du pouls. Or, il peut se faire que le pouls soit trompeur; il faut donc chercher d’autres signes.

C. Oscillation diurne du pouls. —■ C’est un fait aujourd’hui bien connu que l’oscillatidn diurne de la température chez l’hommë; elle est le plus basse le matin vers neuf heures, et elle est à son maximum dans la soirée. Le pouls suit la température et s’élève ou s’abaisse comme celle-ci. Ces variations existent à l’état physiologique, et le plus souvent on les retrouve dans le cours des maladies pyrétiques, mais avec des modifications. L’amplitude des oscillations est plus grande en pareil cas que dans l’état de santé. Le choléra offre des perturbations telles, et une marche si

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