CHLOROSE
jeune fille de 22 ans^ devenue anémid’un avortement, les symptômes de la cmoro-anémie étaient des plus manifestes; on constatait le bruit de soufflet doux à la base du cœur et au premier temps, le bruit de soufflet intermittent dans les artères carotides, et un bruit de diable continu à renforcements dans les jugulaires ; la sensibilité cutanée était très-émoussée, lès palpitations étaient tacilement produites ; des phénomènes hystéri formes se montraient. Voici deux tracés obtenus sur cette malade, l’un quelques jours après l’avortement (fig. 152);
a été pris trois semaines plus tard.
Sur une jeune fille âgée de. 17 ans, et chez laquelle l’anémie la plus prononcée s'était produite sous l’influence d’une vaginite, nous avons constaté des phénomènes circulatoires identiques à ceux que nous décrivons plus haut : souffle au cœur, souffle dans les artères carotides et dans les veines jugulaires. Le pouls
184 l’UËliPÉHALlTÉ.
nous a donné, à dix jours d’intervalle, les deux tracés
suivants (fig. 154 et 155) :
Fig. 154. — Pouls dans là chlorose.
Fig. 155. — Pouls dans la chlorose.
Enfin nous donnons ici le tracé sphygmographique recueilli sur une jeune femme qui présentait la chlorose la moins contestable. Cette chlorose ne dépendait ni d’une maladie accidentelle, ni d’une lésion organique ; elle n’était pas le résultat d’une hémorrhagie. En un mot, pour les partisans de la distinction à établir entre l’anémie et la chlorose, toute confusion paraîtra impossible ici. 11 s’agit, en effet, d’une jeune femme de 26 ans, bien constituée, et dont les règles avaient cessé de paraître depuis trois mois,, sans cause appréciable. C’est donc par la dysménorrhée que la chlorose avait débuté. La malade était pale, d’apparence cireuse; ses membranes muqueuses (bouche, paupières, vulve) étaient décolorées; elle éprouvait de violents maux de tète, une faiblesse générale, un état de langueur et de paresse invincible ; sous l’influence de la moindre émotion ses joues se coloraient