LA. CIRCULATION D’APRÈS MAREY
couverte de papier et qui se meut en glissant dans une rainure au moyen d’un mouvement d’horlogerie placé au-dessous.
Pendant que le pouls s’écrit, la plaque est arrivée à la moitié de sa course.
Le mouvement d’horlogerie se remonte à l’aide d’un bouton; on peut, à volonté, l’arrêter et le faire repartir.
Le papier qu’on doit employer est glacé, très-uni ; la plume doit glisser sur lui sans frottement appréciable et laisser une trace nette au moyen d’encre ordinaire. — La plaque qui porte ce papier met dix secondes à passer dans la rainure d’un'mouvement uniforme. La longueur qui correspond à six secondes est indiquée sur cette plaque ; elle sert à évaluer immédiatement la fréquence du pouls pour une minute. Pour obtenir ce chiffre, il suffit d’ajouter un zéro au nombre de pulsations obtenu dans les six secondes.
En résumé, dit M. Marey :
« Le but que nous avons poursuivi dans la construction de notre sphygmographe est le suivant : enregistrer les pulsations d’une artère, non-seulement avec leur fréquence, leur régularité et leur intensité relative, mais avec la forme propre à chacune d’elles. Ces résultats n’avaient été obtenus par aucun des appareils imaginés jusqu’à ce jour. De plus, nous avons cherché à faire du sphygmographe un instrument portatif. Nous y avons réussi. »
M. Marey indique que son instrument, construit pour être placé au-devant de l’artère radiale, peut cependant, à l’aide de certaines modifications dans l’application, être employé à enregistrer le . pouls de la pédieuse , de Yhumérale, de la tibiale postérieure , les battements mêmes du cœur, et le rhythme des mouvements respiratoires.
Idée générale de la circulation d'après M. Marey. — Le mouvement du sang en bloc, harvéien, s’explique par la seule contraction du cœur. Mais les circulations locales , les afflux, les pâleurs, donnent lieu aux hypothèses de forces congestives, raptus sanguinis, molimen hemorrhagicUm, appel du sang, activité locale (des glandes), état sthénique ou asthénique.
Or, il n’y a qu’une seule force en jeu, la contractilité. La contraction du cœur et la contractilité des capillaires, frein qui tempère le cœur, crée au-devant de cè moteur unique des résistances locales ou générales, et enraye plus ou moins le passage du sang,