HYPERTROPHIE DU CŒUR
démontré l’hypertrophie qui accompagne l’induration de l’aorte chez les vieillards et en a donné la raison. D’ailleurs, on a décrit F hypertrophie graisseuse du cœur et la dégénérescence granuleuse dé ses fibres musculaires coïncidant avec différentes maladies des poumons ou d’autres organes.
On peut ainsi reconnaître plusieurs variétés d’hypertrophie du cœur qui seraient les suivantes :
\° Hypertrophie presque physiologique résultant des progrès de l’âge et se développant en vertu d’une sorte d’accommodation du cœur à la résistance que lui opposent les artères indurées ;
2° Hypertrophie du cœur résultant des résistances opposées par la petite circulation pulmonaire chez les sujets atteints de gêne respiratoire (rachitiques, emphysémateux, asthmatiques); il peut y avoir aussi des hypertrophies accidentelles et transitoires telles, par exemple, que celle qui résulte de la pléthore de l’état de grossesse ;
3° Hypertrophie résultant d’un obstacle apporté au cours du sang par la. lésion de l’orifice aortique ou par celle de l’orifice mitral ;
4° Hypertrophie résultant de l’adhérence du cœur au péricarde.
Nous laissons de côté toutes les monstruosités.. Les hypertrophies dont nous venons de parler appartiennent presque exclusivement au cœur gauche.
Il faut s’expliquer d’abord sur la valeur du mot hypertrophie. A proprement parler, il ne faut entendre par là que l’augmentation de poids du cœur, eest-
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