WOLFF
dique aussi, soit une augmentation de la résistance dans la circulation du sang, soit une diminution de la force du cœur. On peut également démontrer sur l'homme, graphiquement, l'influence de la résistance sur la forme du pouls; il n'y a pour cela qu'à diminuer l'étendue du système artériel. On peut produire ce résultat, soit en comprimant les deux artères fémorales, par quoi Ton diminue sensiblement le chiffre des voies circulatoires, soit en amenant la contraction des artères par l'action du froid. Dans les deux cas, le pouls deviendra non dicrote. 11 est encore plus facile d'amener le pouls à n'être plus dicrote, si l'on comprime les veines de l'extrémité où l'on fait l'expérience par un lien qui sera appliqué comme pour la saignée, ce qui est aussi un moyen d'augmenter la pression dans la circulation de cette extrémité. La même chose a lieu si le sphygmographe est trop serré, ce qui amène la compression d'une partie des veines de la peau. Si l'on a affaire à un sujet trèsgras et qu'il faide fortement serrer le sphygmographe sur son bras, on peut obtenir un pouls qui soit consomment dépourvu de dicrotisme.
Wolff (I) :
L'auteur se sert pour ses tracés sphygmographiques d'un papier noirci. Voici comment il le prépare. Il prend une feuille entière de fort papier à dessin; il le fixe sur une planche ad hoc, et introduit cette planche dans un four où il la place sur des tréteaux; puis il allume dans une capsule de l'essence de térébenthine et ferme la porte du four. Son papier est ainsi noirci. Il recommande d'éviter que la couche de noir de fumée soit trop épaisse, parce que, dans ce cas, le noir s'écaille, et le style inscripteur creuse un sillon trop profond où se perdent la netteté des ondulations et la linesse des angles.
(1) Woll'f, Characleristik des Arterienjmls. Leipzig, 1805, mit 241 Abbildungen.
Wolf'fa publié un ouvrage sur la sphygmograplue appliquée à la médecine clinique. Il a étudié les tracés graphiques du pouls chez les aliénés et ehercbé quels rapports pouvaient exister entre la température des malades et la forme de leur pouls. On trouvera plus loin, dans la partie clinique de notre livre, divers extraits de cet ouvrage. (Noie de l'auteur.)
gfi WOLFF.
La fouille de papier étant ainsi préparée, il faut la diviser en petites bandes pour l'usage du sphygmographe, et c'est ce que l'auteur fait par un procédé de division analogue à celui dont se servent les ouvriers charpentiers pour marquer la direction qu'ils doivent donner à la section d une pièce de bois (ficelle blanchie au blanc d'Espagne). Puis on sépare les bandelettes et on les transporte, en les fixant sur un plateau à l'aide de la gomme arabique par un de leurs bouts, en ayant soin de ne pas les froisser et de les garantir contre tout contact.
Pour fixer les épreuves, Wolff se sert d'huile de térébenthine ou d'alcool; il faisait d'abord couler lentement le liquide sur La face noircie de la bande de papier; mais cela perdait du temps. 11 opéra alors en versant au fond d'une assiette un peu de térébenthine, puis il mettait la face noircie du papier au contact du liquide, et l'opération demandait ainsi très-peu de temps.
L'auteur se préoccupe des déviations de la plaque, du chariot, de l'engrenage, du défaut de parallélisme du stylet enregistreur avec la plaque, etc..
Artère radiale. Mode d'application du spliygmographe. — Pour comparer entre eux les tracés de pouls que l'on a pris à des mo ments différents, dans différentes circonstances, et chez des individus différents, il est nécessaire que l'on s'explique sur la façon dont on a appliqué le sphygmographe. Il faut d'abord lâter l'artère radiale sur un assez long espace et choisir l'endroit où l'on doit appliquer le ressort de l'instrument. Le tronçon artériel observé est divisé en deux parties : partie supérieure et partie inférieure, qui sont séparées l'une de l'aulre par la saillie transversale de l'extrémité inférieure du radius, qui est U ès-aecusée. Cette saillie osseuse est, suivant la différence de construction des individus, plus ou moins éloignée de l'éminence carpienne; en moyenne elle en est distante de 1 centimètre 1/2. A mesure que l'on descend au-dessous de cette limite, en se rapprochant du poignet, l'artère se trouve étroitement serrée entre les tendons du long fléchisseur du pouce et du fléchisseur du carpe (fle.vor carpi radialis), étoile est peu accessible. Le point où l'artère est le plus libre est celui où elle est croisée par la saillie osseuse du radius et c'est là que le pouls est le plus fort. Plus haul, l'artère est recouverte, même chez les personnes maigres, d'une couche de