‹ Études de médecine clinique faites avec l’aide de la méthode graphique et des appareils enregistreurs; Le pouls, ses variations et ses formes diverses dans les maladiesChapitre 22 sur 117 · SANDERSON · texte numérisé non relu

SANDERSON

meut est do ^ de pouce, je m'attachai à tendre la vis à un degré suffisant pour que la force requise pour porterie ressort à la distante indiquée l'ut de 100 grammes, etc.

L'autre modification que je recommande est la substitution du papier noirci avec la fumée, au papier ordinaire.

L'auteur décrit minutieusement le procédé qui est connu.

L'auteurpensequedansla pratique, le sphygmographe ne peut pas être considéré à l'égal du laryngoscope et del'ophthalmoscope comme un moyen de découvrir une maladie organique, attendu que les maladies les plus diverses donnent le même tracé. L'usage de cet instrument aiderait seulement le médecin à éprouver l'état de la circulation et celui des organes circulatoires, dans des maladies dont la nature est déjà connue, comme par exemple :

La durée et le mode de contraction du cœur ;

L'état anatomique des artères ; et l'auteur ajoute (d'après des idées qui lui sont personnelles), la quantité comparative de sang contenue dans les artères et dans les veines...

Dans une autre partie de son manuel intitulée : Lecture, on ilw mode and duration of the contraction of the heart, etc.. (mode et durée de la contraction du cœur dans leur rapport avec les artères du pouls artériel en santé et dans l'état de maladie), l'auteur développe de nouveau cette pensée.

Valeur pratique du sphygmographe. — Elle ne diffère pas, quant à sa nature de celle de l'exploration du pouls par la méthode ordinaire. 11 n'est pas probable, sauf le cas de certains anévrysmes, que cet instrument doive jamais servir à découvrir des lésions organiques. Son mérite, à mon sens, consiste principalement dans l'exactitude et la précision qu'il apporte aux notions que nous possédons aujourd'hui sur la signification pratique des différentes formes du pouls. Tout le monde convient que nos connaissances relativement au pouls sont vagues et ne peuvent guère se traduire par des mots, quoique d'une façon générale, ces connaissances ne manquent pas d'une certaine exactitude pour les choses importantes. Ceux qui ont acquis l'habitude d'apprécier instinctivement les qualités du pouls, habitude qui, je le crains, est bien plus rare aujourd'hui que jadis, en tiraient des déductions utiles pour la pratique, mais combien il est difficile à un praticien instruit de transmettre à de plus jeunes cette expérience personnelle et ses

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sensations tactiles! Combien sont confuses et arbitraires lesdassifications du pouls, et combien sont différentes les opinions qui s'y rapportent ! Sous ce rapport, le sphygmographe donne une clarté inconnue jusqu'ici (1).

M. Béhier.

Variétés nouvelles du sphyymographe (2). — M. Béhier a donné la description d'un sphygmographe qu'il a imaginé et qui présente, sur celui de M. Marey, les avantages suivants :

1° Le levier a été rendu indépendant, de façon à ne plus porter

Fig. 20. — Sphygmographe Béhier. — 1. AB, Levier modifié de façon à ne s'appliquer que par la pression de la vis. — G, Vis de pression à ailettes commandant la plate-forme D. — D, Plate-forme graduée (division en grammes). — E, Aiguille folle destinée à indiquer le point de départ de la pression et la quantité de grammes qui la représente. — F, Support rendu fixe pour éviter

l'application simultanée du levier et de l'instrument. '2. Coupe simulée

du bras, destinée à montrer l'isolement, du levier. — B, Extrémité du levier dont la vis C détermine l'application à une pression déterminée. — F, Support rendu immobile et fixant l'appareil sur le bras. — G, Coupe du bras.

(1) L'auteur, appliquant la méthode, donne différents types du pouls tracés par le sphygmographe pour démontrer la force ou la faiblesse de la circulation artérielle; mais ses tracés sont peu démonstratifs. M. Burdon Sanderson a tenté de graduer la force de la tension artérielle et d'en tirer des indications pour la pratique. 11 n'a pas réussi à donner sous ce rapport des preuves concluantes. C'est qu'en effet il ne faut pas chercher dans le sphygmographe des indications auxquelles se refuse l'instrument. D'ailleurs, ce n'est pas l'instrument qui est en faute, c'est l'idée de la méthode qui est défectueuse. Malheureusement celte idée tend à se propager, et il est à craindre qu'on ne fasse quelque tentative pour graduer la thérapeutique d'après ces données fausses. L'auteur est plus heureux dans ses explications des troubles fonctionnels du cœur. (Note du trad.)

(2) Béhier, Description de modifications apportées au sphygmographe (Bull, de l'Acad. de médecine, séance du 11 août 1808, t. XXXlll, p. 1/6).

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sur le liras, au moment do l'application de l'appareil, et à n'êlre pas influencé par cette pression première dans des proportions inconnues; 2° la vis armée d'ailettes commande au plateau gradué, qui permet de mesurer la pression du levier sur l'artère, et, par conséquent, de comparer les diverses expériences entre elles; 5° le chariot est plus long que dans l'appareil primitif et sa course assurée par une tige à poulie ; 4° le support de l'appareil sur le bras a été rendu immobile.

M. Longuet :

Spliygmographe de Longuet (1). — M. le professeur Béhier a présenté en ces termes, à l'Académie de médecine, l'instrument nouveau, imaginé par son élève M. Longuet (fig. 27) :

« Les avantages que cet instrument présente sur celui de M. Marey sont les suivants :

« 1° Le bras n'éprouve de pression qu'en trois points très-limités : la plaque terminale de la tige passe sur l'artère et les deux supports sont pressés par les apophyses inférieures des os de l'avant-bras. La circulation veineuse ne peut donc être entravée par ces trois points comprimés; 2° le mode de soutien du bras permet d'appliquer l'appareil aux artères radiales des enfants trèsjeunes ; o° la pression sur l'artère se faisant perpendiculairement est beaucoup plus limitée que dans l'appareil de M. Marey : le tracé doit pour cela être plus précis; 4° la plume est beaucoup plus maniable que celle de M. Marey; non-seulement on peut l'enlever sans que l'instrument soit dérangé, mais encore sa branche fixe peut être allongée ou raccourcie ; delà résulte que les arcs de cercle décrits peuvent être, en raison directe, allongés ou raccourcis quoiquela pulsation soit toujours lamême;'5°le dynamomètre employé permet non-seulement d'indiquer la pression générale (comme le dynamomètre adapté par M. Béhier au sphygmographe de M. Marey), mais encore de mesurer la force de la pulsation ; G0 le système d'horlogerie permet d'employer une bande très-longue ; 7° la tige est complètement indépendante du bras avant l'application (avantage introduit déjà dans le sphygmographe Marey, modifié par M. Béhier); 8° la crémaillière qui supporte tout l'appareil

(l) Longuet, Bulletin de l'Académie demédecine, 18G8,t.XXXUI,p. 962.

Pie. 27. — Sphyginographe de Longuet. — L'instrument a pour pièce pr^uci- Jjpale une tige verticale A, terminée à son extrémité supérieure par une potence B, supportant un fil qui s'enroule autour d'un axe mobile B, et à son extrémité inférieure par une très-petite plaque qui doit être en contact avec la peau. Un double ressort ce, appuyé sur cette tige, la ramène de haut en bas quand le choc artériel l'a soulevée de bas en haut. Sur l'axe mobile V est lixée une roue 11, à laquelle chaque mouvement vertical de la tige fait décrire un arc de cercle en rapport avec la hauteur du mouvement principal. La t ige A transmet à une aiguille mobile I un mouvement par lequel est indiquée la pression de la plaque sur l'artère et la force de projection de la pulsation. Une plume ordinaire G, tenue par une tige articulée et soudée ù une pince à pression continue, s'applique sur la roue et suit son mouvement. Elle décrit un trait horizontal quand la tige principale A décrit un mouvement vertical. Le papier sur lequel est. inscrit le tracé passe entre deux cvlindres qu'un mouvement d'horlogerie M fait tourner l'un sur l'antre. La bande de papier a lm,l)4de longueur; sa vitesse est un peu plus considérable que celle du chariot de M. Marey. La partie graphique de l'appareil est fixée sur le mouvement d'horlogerie, et celui-ci est mû par une vis K plantée dans un socle en bois D; sur ce socle, deux supports mobiles NN servent à maintenir le bras sans que ce dernier subisse aucune pression. Le mode d'application ost très-simple : le bras est placé et maintenu entre les deux supports de manière que l'artère soit au-dessous de la plaque terminale de la tige. Avec le bouton de la crémaillère, tout l'appareil est abaissé ; aussitôt que la plaque presse un peu sur la peau, la tige monte de bas en haut, l'aiguille du dynamomètre indique la pression, la roue décrit un arc de cercle. Un tâtonnant, on arrive à trouver le plus grand arc de cercle que peut produire la roue en variant La pression : l'instrument est. alors en bonne position. La plume est en ce moment posée sur la roue et maintenue parla pince à pression continue : la pointe trace son trait de va-ef-vient que le papier, par sa progression, transforme en ondulation.

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est mobile, de façon telle qu'on peut appliquer la plaque en dehors du socle en bois.

« Les pulsations du cœur, de l'artère fémorale, etc., peuvent être ainsi prises en appliquant le socle sur la poitrine, la cuisse, etc. (1).

Czermak. — Études de sphygmographie.

L'inertie entre toujours pour quelque chose dans les défectuosités du levier sphygmographique, en outre l'application du ressort sur l'artère ne peut pas toujours se faire d'une façon exacte et irréprochable. L'auteur, réfléchissant à ces inconvénients, a imaginé un appareil sphygmographique qui présente les avantages suivants :

1° Absence complète de poids;

2° Nul frottement dans l'enregistrement ;

o° Nul changement dans l'état naturel de l'artère pour son application.

Il s'est servi pour cela des rayons de la lumière. En effet, les rayons de la lumière réunissent toutes les particularités susdites : 1° Ils ne pèsent pas ;

2° Us écrivent sans flottement et instantanément sur un papier préparé au collodion, comme pour la photographie. La plaque photographique se meut horizontalement, comme dans l'appareil de Marey, avec un mouvement d'horlogerie et avec une vitesse uniforme (2).

(1) L'auteur de cet instrument a été récompensé par un prix décerné par la Faculté de médecine, en 1 869. Le nouveau sphygmographe est d une forme différente de ceux qui ont été imaginés depuis que M. Marey a fait connaître son instrument enregistreur du pouls. 11 est vertical , d'une construction délicate, très-sensible, et d'un maniement assez difficile. Il porte un appareil spécial destiné à donner, si cela est possible (nous ne croyons pas à cette possibilité) des indications sur la tension du sang.

(Note de fauteur.)

(2) Ce mémoire ne contient pas de faits applicables à la médecine clinique.

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