‹ Études de médecine clinique faites avec l’aide de la méthode graphique et des appareils enregistreurs; Le pouls, ses variations et ses formes diverses dans les maladiesChapitre 24 sur 117 · G COMMENT ON DOIT SE SERVIR DL SPHYGMOGRAPHE · texte numérisé non relu

G COMMENT ON DOIT SE SERVIR DL SPHYGMOGRAPHE

provenance et de fabrication des instruments employés, la vitesse plus ou moins grande suivant laquelle se meut le chariot, le degré de frottement de la plume ou de la pointe qui enregistre, la longueur du levier, et une foule d'autres circonstances, qu'on n'apprend à bien connaître que par l'expérience, entraînent des variations notables dans les tracés.

Il résulte de ce qui précède, que l'uniformité n'existant ni dans les appareils, ni dans l'habileté des expérimentateurs, les graphiques ne sont pas comparables. 11 serait désirable que les instruments fussent réglés comme cela a lieu pour tous les autres instruments de physique ou d'optique dont on veut comparer les résultats.

Nous n'insisterons pas sur la partie mécanique de l'appareil; nous prierons lelccteur de se reporter, pour les détails de cette question délicate, aux travaux allemands insérés plus haut. M. Marey avait lui-même indiqué et résolu plusieurs de ces difficultés.

Précautions préliminaires pour appliquer le sphygmographe. — D'ordinaire le malade est couché ; c'est la posture qui convient le mieux pour différentes raisons: la première, c'est que le malade est ainsi dans l'état de repos; la seconde, c'est qu'aucun obstacle ne s'oppose à la souplesse du bras où l'instrument doit être appliqué, ni au libre jeu de l'artère radiale qui doit elle-même enregistrer ses mouvements. Si l'on opère sur le bras droit, comme c'est l'habitude, on fera légèrement incliner le malade du même côté.

(Juelqucs auteurs (ainsi qu'on en peut juger par les

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citations faites précédemment) ont insisté minutieusement sur les précautions à prendre pour disposer i'avant-bras de la façon la plus favorable à l'expérimentation; quelques-uns ont imaginé des appareils spéciaux, oreillers, coussins, planches, etc., destinés à maintenir en place l'avant-bras dans la posture voulue. Il n'est pas sans utilité de consulter ce qui a été écrit à ce sujet; mais en réalité, dans la pratique journalière, il n'est pas nécessaire de tant d'apprêts. Quant à moi, je dois dire que j'ai toujours évité ces accessoires embarrassants; il suffît d'appuyer l'avant-bras presque étendu, quelquefois un peu fléchi, plus ou moins incliné, etc., sur le lit même, ou de s'aider des couvertures roulées en forme de coussin, quelquefois de l'oreiller du malade, pour obtenir une posture qui soit peu fatigante pour le malade et favorable à l'expérimentation.

Il y a aussi des auteurs qui ont blâmé le mode de constriction par lequel on fixe l'instrument sur le poignet et qui ont proposé un autre système de liens. Ce sont Là de petits détails sur lesquels il ne convient pas de s'étendre. J'ajouterai encore, ici, que je n'ai cru devoir rien modifier à cette partie du manuel opératoire et, pour tout dire en un mot, je pense que ces minuties ne sont pas faites pour encourager les médecins à apprendre l'usage pratique du sphygmographe.

Avant formé moi-même un certain nombre d'élèves au maniement de l'appareil enregistreur du pouls, j'ai pu observer quels étaient les défauts communs à

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