‹ Études de médecine clinique faites avec l’aide de la méthode graphique et des appareils enregistreurs; Le pouls, ses variations et ses formes diverses dans les maladiesChapitre 25 sur 117 · COMMENT ON DOIT SE SERVIR DU SPHYGMOGRAPHE · texte numérisé non relu

COMMENT ON DOIT SE SERVIR DU SPHYGMOGRAPHE

la plupart de ceux qui ne sont point encore habitués à bien se servir de l'instrument.

Le premier défaut est la précipitation ; il faut que tout soit disposé avec méthode, que le malade et l'opérateur soient également à leur aise. Il faut être bien convaincu qu'il n'existe point de règles absolues et applicables indistinctement à tous les cas. Il y a des malades effrayés, il faut les calmer et les instruire du but de l'opération; d'autres sont -émus, agités, difficiles à contenir, etc.; il en est qui ont les membres plus souples que d'autres ; le bras calleux d'un terrassier n'est en aucune façon comparable au bras mince et souple d'une jeune fille. L'application de l'instrument ne sera pas la même dans ces variétés de cas qui se multiplient à l'infini.

Les bras maigres, gras, infiltrés, présentent des conditionsloutes différentes pour l'opération. Il en est de même de l'artère qui est plus ou moins profonde, droite, flexueuse, souple, dure ; plus ou moins éloignée, plus ou moins rapprochée du bord radial, plus ou moins masquée et protégée par les tendons, plus ou moins accessible soit au voisinage du poignet, soit au contraire plus près du muscle carré pronateur.

Je ne parle, ici, que d'une très-petite partie des difficultés pratiques dont il faut que l'opérateur se rende un compte exact par la vue et par le toucher avant même de commencer l'expérience. Cette application étroite de l'observateur à l'examen de la région du pouls fait que quiconque s'est exercé à la sphygmographie s'est du même coup exercé à bien tâter le pouls.

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