‹ Études de médecine clinique faites avec l’aide de la méthode graphique et des appareils enregistreurs; Le pouls, ses variations et ses formes diverses dans les maladiesChapitre 37 sur 117 · COMMENT ON DOIT SE SERVIR DU SPIIYGMOGRAPHE · texte numérisé non relu

COMMENT ON DOIT SE SERVIR DU SPIIYGMOGRAPHE

du tendon du long fléchisseur du pouce. On n'arrive donc qu'empiriquement et à l'aide de tâtonnements à reconnaître le lieu où il convient le mieux d'appliquer le ressort sur l'artère.

Quelquefois il faut faire subir à l'instrument un mouvement d'avant en arrière ou d'arrière en avant pour le rapprocher ou l'éloigner du poignet, ou bien un mouvement de translation latérale, soit en dehors, soit en dedans; quelquefois le placer obliquement par rapport au bras, de sorte qu'il fasse avec celui-ci un certain angle sur le côté ou bien encore lui donner une direction différente de celle de l'axe de l'avantbras. En un mot, il faut accorder l'instrument, nonseulement quant à la pression dn ressort, mais encore quant à sa disposition par rapport au volume, à la forme, à l'embonpoint, à la résistance des tissus et au siège de l'artère.

Voici deux tracés obtenus sur le môme sujet (insuffisance mitrale) qui diffèrent notablement l'un de l'autre, quant à l'amplitude et quant à la netteté. Ce n'est pas là seulement une question de métier, d'art, si l'on veut, c'est bien plus une question de rigueur scientifique; un bon tracé donne une idée vraie et avantageuse de la méthode et fournit des indications utiles, tandis qu'un mauvais tracé compromet, non-seulement le mérite pratique de l'observateur, mais la valeur de la méthode elle-même. C'est ainsi que des auteurs inexpérimentés et pressés de produire des observations, avant d'avoir suffisamment étudié, ont déjà encombré les recueils scientifiques de mauvaises

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