‹ Études de médecine clinique faites avec l’aide de la méthode graphique et des appareils enregistreurs; Le pouls, ses variations et ses formes diverses dans les maladiesChapitre 43 sur 117 · TENTATIVES DE TOUCHER ET D'AUSCULTATION · texte numérisé non relu

TENTATIVES DE TOUCHER ET D'AUSCULTATION

sujet est maigre, on entend tout d'abord un bruit de soufflet coïncidant avec le choc principal. Seulement, lorsque la maigreur n'est pas très-grande (pathologique), que le pouls soit normal ou pathologique, on entendra ce premier souille, quand l'ore ille se sera mise en équilibre avec le stéthoscope et la tète, et aura repris toute son élasticité.

« Le pouce et l'index doivent corriger aussi l'excès de pression de la tète sur l'artère, en relevant légèrement le stéthoscope. Si l'on appuie fortement, le souffle se change en un bruit sourd et profond. Mais il y a d'autres bruits plus délicats. »

Voici la formule de l'auteur :

Dans le pouls cubital commun chez l'homme adulte (chez les gens maigres surtout et chez les convalescents de maladies fébriles graves), on entend les trois souilles musicaux, qui sont fondus ensemble ou séparés, suivant la pression que l'on exerce, et dont la force et le temps correspondent à la grandeur et à la succession des trois grandes saillies de la courbe du pouls. Le premier souffle est aussi le plus fort, le plus long, le plus accentué; le second, plus faible et plus court que le premier ; le troisième, égal en force au second, mais un peu plus long que celui-ci. Puis vient une grande pause. Quelquefois, dans les grands pouls, le temps de la grande pause est couvert par un bourdonnement qui disparait sitôt qu'on appuie un peu plus le stéthoscope.

Le' pouls normal des vieillards, présente, en rapport avec les deux hautes pointes et ses deux chocs sensibles au doigt, deux souffles se suivant avec rapidité, dont l'un, le premier, est le plus fort. En raison de l'épaississement et du défaut d'élasticité des parois artérielles, non moins que de l'état adipeux des tissus, il faut exercer une pression un peu forte avant de pouvoir entendre le premier souffle. Quelquefois le premier et le second souffle sont confondus, mais, en pressant un peu plus, on les entend nettement séparés; le troisième bruit relativement faible, qui est un peu plus éloigné du second que lé second ne l'est du premier, ne s'entend pas dans le punis des vieillards aussi constamment que les deux premiers.

Plus le pouls est complètement dicrote, plus est faible le second souffle, qui n'est que comme un annexe du premier, et plus le troisième s'entend vite et fort. Le pouls dicrote complet de Ja eu-

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