‹ Études de médecine clinique faites avec l’aide de la méthode graphique et des appareils enregistreurs; Le pouls, ses variations et ses formes diverses dans les maladiesChapitre 44 sur 117 · SANDERSON. — DIFFÉRENTES ESPÈCES DE POULS · texte numérisé non relu

SANDERSON. — DIFFÉRENTES ESPÈCES DE POULS

bilale donne deux grands souffles dans le temps des dcu grands chocs, avec une pause proportionnellement courte, de sorte qu'à moins d'avoir l'expérience et le sens du rhythme, on peut douter si l'on n'a pas là le premier et le troisième et non le premier et le second souffle. Si l'on presse un peu plus avec le stéthoscope, le premier souffle devient musical et le troisième est un souffle simple souvent d'un ton très-élevé, etc.

En somme, c'est une méthode qui a donné des résultats sans grande valeur.

Sanderson (de Londres) (1).

M. le docteur Burdon Sanderson a cru pouvoir joindre à ses études sphymographiques, un aperçu de classification des différentes espèces de pouls, en suivant le cadre des anciens auteurs. Il pense que l'on peut conserver quelques-unes des expressions employées habituellement pour désigner les sensations que le pouls fait éprouver au doigt.

Le pouls serait donc :

1° Fréquent ou rare ;

2° Relativement à la durée de la pulsation, lourd ou vif (Ludwig, Vierordt et autres) ;

3° Suivant le degré de dilatation de l'artère ou de son déplacement, le pouls serait dit grand ou petit ;

4° Il serait suivant la compressihihté de l'artère, dur ou mou.

Quant aux pouls appelés celer et tardus, dont on a tiré des déduction pronostiques et thérapeutiques, et qu'on a attribués à certains tempéraments, l'auteur pense qu'on ferait mieux de les appeler court et long.

Le pulsus frequens celer et parvins appartient à la phthisie et à l'hystérie. Dans la fièvre inflammatoire, le pouls serait frequens, magnas et celer, dans la pléthore, magnus et tanins.

Dans les fièvres éruptives, il serait magnus et mollis?

(1 ) Loc. cit.

Lqrain. — Pouls

ISO RAPPORTS DU HHiLS E f Rli LA TEMPÉRATURE

Wolff(J). — Courbe du pouls radial par rapport à la température dans 1rs maladies. (Pages 40- 42.)

L'auteur leiile d'établir un parallèle entre ln courbe du pouls et l'état de la température du corps. Il recommande de faire cet examen dans le même temps, à cause des variations nombreuses et fréquentes qui surviennent d'un moment à l'autre dans la température de certains malades; ebez l'adulte, il trouve ce qui suit (p. Il) :

Quand la température d'un homme précédemment bien portant s'élève par hasard de quelques dixièmes de degré, par exemple de 50°, 5 R. à 50°, 8 , le pouls radial précédemment normal éprouve un premier changement :il devient incomplètement dicrote; tandis que la température normale de l'homme peut tomber jusqu'à 20° R.., sans que le. pouls radial dans cet état si différent de la température normale soit altéré, ce qui contraste avec la sensibilité qu'd montre au contraire, sitôt que la chaleur s'élève un tant soit peu au-dessus du maximum normal. Par exemple, que l'on note chez un homme en bonne santé pendant la grande rémission noclurne de la température 29°, 1, et à midi ou le soir 29u,9 H., les deux courbes du pouls seront normales cl à part de faibles différences de hauteur ou de fréquence, semblables l'une à l'autre; c'est un fait qui est tout à fait d'accord avec ce qu'on sait déjà de l'étendue des limites de la température humaine. Si maintenant on sphygmographie un homme sain le matin à 29°,7 R., que sa température s'élève ensuite par une cause quelconque, vers le soir, ou à un autre moment à 50°, 7, et qu'on trouve en même temps la fréquence de son pouls augmentée quelque peu, le premier tracé du pouls sera normal, le second au contraire incomplètement dicrole ou, d'en autres termes, sousdicrote (itnterdicrol) . Cela ne veut pas dire que le pouls unlerdicrol commence juste et subitement à 50°, 7 H. ; j'ai déjà parlé, et je le répète, de la transformation progressive du pouls normal en pouls pathologique. Bien plus, si l'on a la patience d'observer la montée de la température, quelque lente qu'elle soit, sans s'interrompre, on reconnaît que déjà dans le tracé entre 50°, 0 et 50°,1, la seconde ondée secondaire est plus petite, la grande incisùre, quelque peu que ce soit, est devenue plus grande que dans le

(1) Loc. cit..

WOLtT. - RAPPORTS Dl POULS ET DE LA TEMPÉRATURE. 151

tracé normal, à plus forte raison entre 50°,2 et 30°,3; que la seconde ondée secondaire, environ vers 54", \ el 30°,5 disparaît, et que la grande incisure est devenue encore plus marquée ; en un mot que le pouls untei'dicrot se forme peu à peu et en suivant exactement la vitesse de la montée de latempérature. Il résultede cesreclierches, que, lorsqu'on suit un individu depuis le moment où il est à l'état normal, jusqu'à celui où sa température s'est élevée par exemple de 1° 15., et qu'on ait pris une vingtaine de tracés du pouls dans cet intervalle, ou n'apercevra aucune différence sensible entre deux de ces- tracés pris immédiatement l'un après l'autre ; cette différence apparaîtra au contraire, si l'on examine deux Iracés distants l'un de l'autre, et d'autant plus que l'intervalle entre eux sera plus grand. D'une façon générale, on peut dire <{iie le pouls radial, à une température de 50° R. donne un trace unterdicrot.

D'est tout à fait de la même manière que se fait le passage du pouls dicrote ban au dicrote complet, quand la température du malade passe de 51° àol°,8 et que la fréquence du pouls s'élève jusqu'à 100; pourtant l'augmentation de la fréquence du pouls donne des chiffres très-différents suivant la fréquence du pouls de l'individu à l'état normal. Lorsque survient le pouls dicrote complet (ou simplement dicrote), le sommet de la grande ligne d'ascension est reculé notablement, c'est-à-dire que cette ligne atteint son maximum d'amplitude, et la pointe de la gr ande ineistire atteint la base de la courbe ou la dépasse même un peu (fig. 49), tandis que la seconde onde secondaire est encore devenue plus petite.

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