‹ Études de médecine clinique faites avec l’aide de la méthode graphique et des appareils enregistreurs; Le pouls, ses variations et ses formes diverses dans les maladiesChapitre 53 sur 117 · POULS DE U CONVALESCENCE · texte numérisé non relu

POULS DE U CONVALESCENCE

Depuis plusieurs aimées, nous avons bu l'occasion de vérifier, un grand nombre de fois, ce fait de l'irrégularité du pouls dans la convalescence des maladies aiguës fébriles.

Fig. 7G. — Convalescence d'angine.

B. Irrégularité avec intermittence du pouls. — Chez un homme âgé de 58 ans, exempt de toute maladie du cœur, le pouls pendant une pneumonie avait le caractère dicrote franc et étaitparfai tentent régulier ; pendant la convalescence, il devint irrégulier et intermittent. L'intermittence peut être définie : suppression d'une pulsation. C'est un trouble plus accentué que ne l'est la simple irrégularité du rhythme. On la rencontre plutôt chez les* sujets avancés en âge.

fil

Fig. 77. -

- Pouls fébrilf

; de la maladie.

Fig. 78. — l'ouls irrégulier de la convalescence.

Ces faits ne sont pas sans valeur. Ils nous permettent d'échapper à la banalité courante, à ces notions vagues qui entretiennent le médecin dans une fausse

[.48 l'OLYCROlISME.

sécurité. Nous pouvons donc dire quand commence la convalescence, et cela avec certitude. Que le malade ait une température au-dessous delà moyenne, un pouls lent et irrégulier, cela nous suffit ; il est convalescent, quand bien même les signes locaux de sa maladie persisteraient dans une cerlaine mesure. Au lieu de ces éléments de science, que trouvons-nous dans les auteurs qui suivent la tradition sans contrôle? Nous y trouvons relatées la lenteur et la faiblesse du pouls. Cela ne suffit pas.

• C. Le pouls de la convalescence n'est faible que chez les sujets épuisés et qui ne se réparent pas vite..

Fig. 79.

Il faut s'entendre sur la valeur du. mot faible. Le pouls peut être à la fois faible et petit, faible et grand, etc. Ce qu'il faut dire, c'est que le pouls, chez les sujets convalescents, ne cesse pas en général d'être ample, et qu'il donne, chez les sujets épuisés seulement, un tracé où les ondulations sontpeu élevées. Mais il en est tout autrement quand les sujets ne sont pas exsangues, ainsi qu'on peut le voir par les tracés qui précèdent.

D. Le pouls de la convalescence est polyerote. (Voy. plus liant les travaux allemands sur le polycrotisme.)

Fig. 80. — Pouls d'un jeune homme de 18 ans, convalescent d'une

lièvre lyplioïdc.

POULS DE f.\ CONVALESCENCE. 14»

.81. — Pouls polycrote chez un homme convalescent d'un rhumatisme articulaire aigu sans lésion du cœur

Fig. SI. — Convalescence de variole (pouls polycrote).

Nous pourrions multiplier beaucoup ces exemples en prenant des cas dans toutes les maladies aiguës. Nous avons dû nous borner à ne reproduire qu'un petit nombre d'exemples des faits que nous citons, et nous avons choisi lus tracés les mieux caractérisés, parmi de très-nombreuses courbes sphygmographiques recueillies par nous.

Ainsi le pouls des convalescents a trois caractères :

1° Lenteur;

2° Irrégularité ;

r>° Polvcrotisme,

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