ASTHME
La ponction ; mais vingt-quatre heures après, il avait tout à fait changé de caractère : il était devenu plus ample, régulier, dicrote (fig. 115).
Fig. 113. — Pouls vingt-quatre heures après la ponction.
Quelques jours après, le pouls était redevenu à peu près normal (fig. 114).
Fig. 114. — l'ouis quelques jours après la ponction.
Pendant l'écoulement du liquide par la ponction, les malades sont pris généralement d'une toux convulsive, dont le tracé 115 donnera l'idée.
Fig. 115. — Toux convulsive.
Asthme. — Le pouls des asthmatiques peut être singulièrement altéré par la gêne respiratoire qui est quelquefois excessive et modifie la circulation, de sorte que la respiration s'inscrit par le sphygmographe ; tel est le pouls que nous donnons ici, et qui a été pris sur un jeune homme de 22 ans, en accès d'asthme.
Fig. 110. — Accès d'asthme.
Ce fait n'est pas constant, nous en donnons la preuve dans le tracé suivant : on n'y voit point Tin-
lui l.i; l'OULS DANS CERTAINES MALADIES AIGUËS,
fïuence de la respiration, bien qu'il ait été recueilli cliez une femme en plein accès d'asthme.
Fig. 117. — Accès sans trouble de la circulation.
Nous avons observé souvent chez des emphysémateux que le pouls n'était pas troublé sensiblement malgré une très-forte gêne respiratoire.
Choléra. — Le pouls, enregistré mécaniquement, donne des renseignements bien supérieurs en exactitude à ceux que peut fournir la sensation vague et personnelle qu'éprouve le médecin , alors qu'il tâte le pouls cbez les cholériques. Nous avons recueilli pendant une épidémie de choléra un très-grand nombre de tracés parmi lesquels nous avons choisi, soit les types isolés, soit les séries qui nous ont paru offrir le plus d'intérêt.
À. Types communs. — Prenons d'abord le pouls de l'algidité dans un cas où la main ne sentait pas les pulsations de l'artère radiale (fig. 118).
Fig. 118. — Choléra : Pouls filiforme.
C'est presque une ligne droite ; cependant l'œil peut compter de petits soulèvements qui indiquent les nul-