‹ Études de médecine clinique faites avec l’aide de la méthode graphique et des appareils enregistreurs; Le pouls, ses variations et ses formes diverses dans les maladiesChapitre 64 sur 117 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

CHLOROSE — l'UERPERA LITÉ

Chlorose. — Contrairement à une opinion assez répandue, les tracés que l'on obtient dans la chlorose montrent que le pouls ne manque généralement pas d'amplitude, qu'il n'est pas petit, et qu'il ne s'éloigne pas sensiblement du type normal. Ces tracés ne sont comparables ni à celui que donne le pouls d'un sujet soumis à une récente hémorrhagie (fig. 150) :

Fig. 150. — l'ouls d'un sujet soumis à une récente hémorrhagie.

ni au tracé que donne l'artère radiale chez un sujet dont les vaisseaux sont presque vides, comme cela a lieu dans la période algide du choléra (fig. 151).

Fig . 151. — l'ouls dans la période algide du choléra.

CHLOROSE. 183 Chez une jeune lille de 22 ans, devenue anémique à la suite d'un avortement, les symptômes de la chlore-anémie étaient des plus manifestes; on constatait le bruit de soufflet doux à la base du cœur et au premier temps, le bruit de soufflet intermittent dans les artères. earotides, et un bruit de diable continu à renforcements dans les jugulaires ; la sensibilité eutanée était très-émoi jssée, les palpitations, étaient facilement produites; des phénomènes hystéri formes se montraient. Voici deux tracés obtenus sur cette malade, l'un quelques jours après l'avortonient (lig. 152); l'autre tracé a été pris trois semaines plus tard (fîg. 155).

Fjg. 152. — Pouls quelques jours après l'avortement .

Fig. 153. — l'ouls trois semaines après ravorteraent.

Sur une jeune fille âgée de 17 ans, et chez laquelle l'anémie la plus prononcée s'était produite sous l'influence d'une vaginite, nous avons constaté des phénomènes circulatoires identiques à ceux que nous décrivons plus haut : souffle au cœur, souffle dans les al tères carotides et dans les veines jugulaires, be pouls

184 PUEHPÉRALÏTÉ.

nous a donné, à dix jours d'intervalle, les deux tracés suivants (fig. 154 et 1551 :

Fig. 154. — Pouls dans la chlorose.

Fig. 155. — Pouls dans la chlorose.

Enlin nous donnons ici le tracé sphygmographique recueilli sur une jeune femme qui présentait la chlorose la moins contestable. Cette chlorose ne dépendait ni d'une maladie accidentelle, ni d'une lésion organique-; elle n'était pas le résultat d'une hémorrhagie. En un mot, pour les partisans de la distinction à établir entre l'anémie et la chlorose, toute confusion paraîtra impossible ici. 11 s'agit, en effet, d'une jeune femme de 26 ans, bien constituée, et dont les règles avaient cessé de paraître depuis trois mois, sans cause appréciable. C'est donc par la dysménorrhée que la chlorose avait débuté, ha malade (Mail pâle* d'apparence cireuse; ses membranes muqueuses (bouche, paupières, vulve) étaient décolorées; elle éprouvait de violents maux de tête, une faiblesse générale, un étal de langueur et de paresse invincible; sous l'influence de la moindre émotion ses joues se coloraient

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