‹ Etudes de médecine et d'hygiène publiqueChapitre 6 sur 48 · DÉCÈS · texte numérisé non relu

DÉCÈS

Bordeaux

La Bastide

Montferrant

Bourg

St-Ciers-de-Canesse

Lafosse, St- Vivien, St-Christoly et St-Savin

Libourne

St-Macaire

Lanson ,. . . .

Barsac et Pujols

La Brède

La Teste

Mios

Biganos

Le Teich

Gujan et Mestras

Totaux

De l'examen de ce tableau, il résulte, comme conclusion dernière, que dans le département de la Gironde, dont la population, en 1831, s'élevait à 554,225 habitants, il y a eu, pendant les six derniers mois de l'année 1849, neuf cent soixantetreize décès cholériques, dont quatre cent quarante hommes, trois cent quatre-vingt-seize femmes et cent trente-sept enfants.

Dans presque toutes les localités, la majorité des malades a' été du côté des hommes. Cela s'explique tant par la nature de leurs travaux généralement très-pénibles que par leur vie ordinairement moins régulière que celle des femmes. On peut remarquer, du reste, que les contrées oii les femmes ont été le plus maltraitées par le choléra, sont précisément celles ou elles sont assujéties à de plus grandes fatigues.

Quant à la catégorie des enfants, la mortalité cholérique y est vraiment bien faible, eu égard au chiffre de seize cent treize qui représente, année moyenne, la mortalité générale des enfants dans la ville de Bordeaux, depuis le P"" juillet jusqu'au 31 décembre.

C'est donc l'occasion de remarquer que si le choléra véritable épargnait généralement l'enfance, il n'en était pas de même de la cholérine et de la dyssenterie qui, en 1849, décimaient ces pauvres petits êtres, surtout quand

32 EPIDEMIE CHOLERIQUE

elles les frappaient pendant le travail de la dentition.

Mais j'ai hâte d'en finir avec la statistique, et d'étudier l'épidémie cholérique de la Gironde aux points de vue : 1° de l'étiologie, 2° du mode de propagation du fléau, 3" de la symptomatologie, 4° de l'anatomie pathologique, S"* du traitement.

ETIOLOGIE

Étant admise comme cause première ou productrice, l'existence du miasme cholérique, quelle que soit sa nature intime, il me reste à étudier les causes secondaires ou prédisposantes qui me semblent pouvoir être rapportées à trois chefs principaux : — Conditions atmosphériques et géologiques. — Hygiène individuelle ou privée. — Causes locales d'insalubrité.

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