‹ Etudes de médecine et d'hygiène publiqueChapitre 9 sur 48 · le · texte numérisé non relu

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0'"7490, le 13.

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Très nombreuses et de 7 à 9 millim.

Assez nombreuses ldelletdel2mill.

1 de 15 millim.

1 de 17 millim.

Très nombreuses.

1 fois.

9 fois.

13 fois.

4 fois.

1 fois.

1 fois.

2 fois.

8 fois.

7 fois.

9 fois.

3 fois.

4 fois.

4 fois.

2 fois.

4 fois.

2 fois.

6 fois.

4 fois.

4 fois.

2 fois.

5 fois.

2 fois.

1 fois.

6 fois.

7 fois.

Nul.

Ouest , Sud , Sud-Ouest.

Très variables, aucun dominant.

Sud, Sud-Ouest, Nord-Est, Nord-0.

O'^WIS

Neige. 5

Glace. 3

38 EPIDEMIE CHOLERIQUE

Les mois de mars et d'avril, ainsi que le commencement de mai 1849, venaient d'être sombres , brumeux , froids et humides , quand la température changea tout à coup vers le milieu du mois de mai. Les vents soufflèrent de la partie comprise entre le nord et le sud-ouest, et il en résulta une longue série de journées très chaudes et de nuits très fraîches. C'est sous l'influence de ce changement subit dans les conditions atmosphériques, que se manifestèrent des phénomènes pathologiques qu'on dut considérer à juste titre comme précurseurs du choléra. En effet, presque toutes les maladies affectaient la forme gastrointestinale, et se compliquaient d'une sorte d'adynamie, caractérisée tant par la petitesse du pouls que par une extrême faiblesse. Cette disposition pathologique ne tarda pas à s'accroître en proportion de l'augmentation de la chaleur et de la sécheresse , qui , depuis la fin du mois de mai jusqu'à la fin du mois d'août, ne furent interrompues que par quelques orages. On put alors constater successivement l'apparition de la cholérine, puis, par un vent d'est et par une température de trente degrés, celle du choléra.

En novembre, au contraire, c'est par des brouillards épais, par le vent de sud et par une douce température, qu'a lieu la recrudescence cholérique. Mais doit-on s'étonner de cette sorte

d'opposition, quand le choléra sévit indistinctement sous toutes les latitudes , dans tous les climats , et se montre aussi terrible dans ses effets sous l'influence des grands froids du Nord que sous l'action des chaleurs tropicales du Midi?

Ce qu'il y a donc de plus vrai et peut-être de plus pratique à dire, relativement aux conditions atmosphériques considérées comme causes secondaires du choléra, c'est que le développement et l'accroissement de cette maladie peuvent être également favorisés par les excès de la chaleur et du froid; par la durée trop prolongée de la sécheresse ou de l'humidité; et par les transitions trop brusques de l'un à l'autre de ces états de l'atmosphère.

J'aurais certainement passé sous silence les influences telluriques ou géologiques qui ne consistent guère qu'en des hypothèses plus ou moins mystérieuses, s'il ne m'était tombé sous la main un long travail de l'Académie des sciences du département de l'Yonne, dans lequel on s'applique, par des recherches statistiques minutieuses, à démontrer l'influence du sol, au point de vue de sa composition géologique, sur les deux épidémies de 1832 et de 1849.

Ces observations tendraient à prouver que c'est sur les terrains calcaires, et plus spécialement

dans la zone oolithique moyenne, sur un sol d'aune sécheresse et d^une aridité constantes, que le choléra aurait établi son siège de prédilection, tandis qu'il aurait épargné, par deux fois, et d'une manière absolue, les terrains alumino-siliceu'x de la Puysaie, ainsi que la zone granitique qui, par suite de son imperméabilité, ne se laissant pas traverser par l'humidité, se trouve réduite à un état presque marécageux.

Ces remarques, qui sont opposées à ce que nous avons observé dans le département de la Gironde, me paraissent avoir été faites sur une trop petite échelle pour en déduire des conclusions sérieuses ; je ne crois même pas qu'elles soient de nature à mériter une très grande attention, par suite de ce fait parfaitement reconnu , que dans les contrées du département de l'Yonne épargnées par l'épidémie, les habitations sont généralement isolées, tandis qu'au contraire, dans les contrées oh elle a sévi, les maisons sont groupées sous forme de bourgs et de villages très-rapprochés les uns des autres.

Cette explication du phénomène est, k mon avis, bien plus satisfaisante que celle des influences géologiques, et me paraît surtout beaucoup plus en rapport avec les données que nous possédons déjà sur le mode de propagation du choléra.

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