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La résolution est la terminaison la plus com

(1) La surexcitation du système nerveux par les passions, l'irritation de tout l'organisme 'et surtout des organes génitaux, les injections astringentes, l'emploi répété des bougies, des purgatifs et principalement une disposition organique qui n'a pas encore élé complètement appréciée, engendrent ces tumeurs tcsliculaires et ces engorgements des ganglions inguinaux, lesquels n'ont alors rien de Ténérien, ce qui est fort rare. L'irritation sympathique des vaisseaux lymphaliques qui se rendent au canal de l'urètre et au caput gallinagenis semble causer ce gonflement éloigné. Je donnerai pour preuve le retour et la disparition alternatives de ces tumeurs, et leur curabililé par les ântiphlogisliqucs sans l'intervention de préparations mercurielles, ce qui n'arrive jamais pour les bubons véritables et pour le testicule vénérien. 11 est très rare, quand on prend quelques- précautions, de voir ces tumeurs suppurer; et alors, comme le remarque Hunier, ces ulcères n'ont rien de syphilitique; ils n'amènent aucun accident vénérien secondaire, et guérissent sans mercure. Le véritable bubon et le testicule vénérien, qui sont tous deux l'effet de l'absorption directe du virus , sont beaucoup plus gros et plus douloureux que ceux qui sont le résultat sympathique' d'une gonorrhéc supprimée.

2/l T1U1TIS DES MALADIES VliMiHIliiSMiS.

iminc de ces tumeurs -, leur passage à l'induration (I) est la plus rare. La gangrène et l'ulcération sont plus rares encore (2).

33. — De môme, lorsque cessent les brûlures en urinant, et que commence la strangurie , ainsi que la plupart des autres symptômes, tes glandes de l'aine commencent à se gonfler ; mais cette tumeur, produite par une irritation sympathique , n'a qu'une ressemblance très éloignée avec les bubons vénériens. L'existence de petites tumeurs ganglionnaires inguinales est souvent aussi un symptôme évident de la gonorrhée, lequel peut exister sans que l'écoulement ait cessé; elles disparaissent d ordinaire avec l'irritation urélrale sans aller plus loin.

34. — La résolution et l'induration sont les terminaisons les plus fréquentes de ces sortes de tumeurs; l'ulcération est la plus rare.

35. — Une des complications les plus dangereuses, et qui résulte de circonstances analogues, est Toplithalmie(3) blennorrhagique. Après la diminution de l'écoulement ou sa cessation complète et subite (généralement au bout de deux ou trois jours), à la suite d'un refroidi) L'induration arrive surtout lorsque l'écoulement ne se rétablit pas

tout à fait, et que le gonflement lesliculaire ne se résout pas.

(2) Giriaoner dit qu'elles ne s'ulcèrent jamais, contrairement aux observations de Hunier.

(3) Il existe bien une espèce de sympathie entre l'organe de la vue et celui de la génération, mais je ne voudrais pas l'invoquer pour expliquer ce phénomène. Ou considère généralement celle ophlhalmie comme reflet du transport de la matière blennorrhagique, bien que celle opinion doive être regardée comme invraisemblable tant qu'on n'aura pas prouvé par l'inoculation que la matière sécrétée par les conjonctives est capable de produire un chancre. Il est donc douteux qu'on doive donner a cesie ophlhalmie le titre de blennorrhagique. Girtanner est tout à fait de cet avis.

DU LA BJ.IiîS'iVOIlKUAftlli CUtiZ l.'llOMME. 25

disscmcnl-dc tout le corps, ou seulement des parlies génitales, pour s'être trop velu dans un temps inopportun, ou s'être placé dans un courant d'air , on voit une violente inflammation envahir l'œil, acquérir en très peu de jours une intensité extrême qu'on ne peut maîtriser, et causer bientôt une cécité incurable. La conjonctive s'enflamme d'abord , se gonfle , et forme un bourrelet rouge comme carnifié; elle sécrète en grande quantité un liquide purulent, qui enflamme à son tour la face interne des paupières. Le moindre rayon de lumière est insupportable. La sclérotique s'enflamme à son tour, se tuméfie, et forme autour de la cornée une saillie qui fait paraître cette dernière comme enfoncée. On remarque alors qu'il se fait du pus derrière la cornée ellemême, laquelle devient blanchâtre et opaque, se déforme sous l'influence de l'augmentation de volume du globe oculaire, fait une saillie , et enfin éclate. Les tumeurs de l'œil s'écoulent alors, et la vue est perdue pour toujours (1).

36. — Les ulcères du canal de l'urètre paraissent être très rares; au moins sont-ils tout à fait exceptionnels dans la gonorrhée ordinaire, abandonnée à elle-même. Mais la pointe de la canule d'une seringue à injection, la sonde, une bougie dure peuvent, entre des mains inha biles, blesser le canal de l'urètre ; un ulcère chancreux vient comme conséquence de cette lésion. La rupture d'un vaisseau sanguin dans le priapisme, par l'onanisme on pendant le coït, peut amener un semblable résultat. Un abcès venu dans l'intérieur du canal , autour d'une glandule muqueuse, et qui s'ouvrirait de ce côté, produirait aussi cette lésion.

(1) Souvent au bout de quatre ou cinq jours , comme Girtanner l'a remarqué.

26 TRAITÉ DES MAXADlliS VÉNÉIUENlNES.

37. — Une vive douleur en urinant, circonscrite à une très petite place, douleur que l'introduction du cathéter ou d'une bougie renouvelle au point même où elle s'était fait sentir, et que l'on peut exciter en pressant sur ce point, prouvent l'existence de cet ulcère. Ordinairement il s'est écoulé un peu de sang avant que l'ulcère se soit formé (1).

38. — Les symptômes inflammatoires se calment toujours en pareil cas, mais la douleur persiste en un point précis, et dure môme pendant la gonorrhée secondaire qui ne reconnaît pas d'autre cause. Celle-ci ne cesse entièrement qu'après que le mercure, donné à l'intérieur, est venu faire disparaître sa cause, c'est-à-dire l'ulcère urélral. Si l'on veut remplacer ce spécifique antivénérien-par des injections astringentes, la syphilis constitutionnelle ne tarde pas à se montrer.

39. — Il arrive souvent qu'après un coït impur, il se développe une sorte de blennorrhagie extérieure. Toutefois on l'observe assez rarement, et presque jamais chez les hommes qui ont le prépuce naturellement court, ou chez lesquels il a été coupé. Le malade éprouve d'abord un prurit brûlant; puis il s'établit une sécrétion de matière acre, visqueuse, au point d'union du prépuce et du gland , à la couronne de ce dernier , et surtout à la face interne de sa partie inférieure, sans que l'épithélium soit cnlevé,et sans qu'il existe aucune ulcération. Quand on examine ces parties avec une loupe grossissante, on les trouve comme recouvertes de petites végétations. On donne à cette sécrétion hors nature le nom de balanile{2).

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