‹ Etudes de médecine homoeopathiqueChapitre 12 sur 116 · La maladie envahit parfois toute l'étendue de · texte numérisé non relu

La maladie envahit parfois toute l'étendue de

(1) Girtanncr prétend que l'écoulement est toujours dans ce cas mêlé a un peu de sang.

[ (2) Sydcuham est celui qui paraît l'avoir observée le premier.

DE LA. BLENN01UIHAGIE CHEZ L'iIOMMIi. 27

la faco interne du prépuce et tout le pourtour du gland -, je l'ai observée mémeau sommet (1) de celui-ci (2).

41. — Des expériences certaines prouvent que, dans des cas rares , la matière blennorrhagique peut être absorbée, et produire la syphilis constitutionnelle. Mais on n'a pas nettement déterminé les circonstances où ces accidents arrivent. Que cela tienne à la présence d'ulcères dans le canal , ulcères qui doivent presque toujours leur existence à des blessures causées par des

(1) Cette dernière place est peut-être celle où la gonorrhée elle-même commence souvent. lie fait suivant vient déposer en faveur de cette opinion. Un homme, qui n'avait jamais eu de gonorrhée , vit apparaître, après un coït impur et difficile* une tacbe d'un rouge foncé, presque excoriée, d'une étendue de trois lignes environ, et située à deux lignes du méat urinaire. Celte tache suintait très peu et ne causait, pas beaucoup de douleur; du reste, il n'y avait aucun symptôme vénérien. Dans cet état,' cet homme eut commerce avec une femme qui était bien portante sous tous les rapports. Celle-ci contracta une gonorrhée très violente avec des bubons consensuels dans l'aine droite, puis un ahcès dans le pli qui sépare, de ce côté, la%grande lèvre de la cuisse. L'homme s'abstint alors de tout rapport sexuel, et il commença à bassiner la partie malade avec du lait tiède. Le mal changea peu à peu de place, et envahit en quelques jours l'orifice du canal de l'urètre, dont les lèvres s'enflammèrent. Une légère humidité se. montra à l'orifice du canal ; le malade s'assujettit alors à un traitement régulier ; il prit pendant six jours seulement du mercure soluble à doses rapidement croissantes, cl il fut au bout de ce temps guéri sans récidives. Il n'infecta plus sa femme qui jouissait d'une santé parfaite plus de deux ans après la cure. Des antiphlogistiques employés à l'intérieur et à l'extérieur avaient suffi à la guérir de son écoulement : le mercure avait fait cicatriser l'ahcès.

(2) La balanile paraît dépendre d'une trop grande finesse de répiderme prépulial ; au moins ne s'observe-t-elle pas chez les hommes dont lç prépuce est court, chez ceux qui ont été circoncis et qui ont toujours le gland découvert. Le gland semble alors recouvert d'un épidémie plus dur, que le chancre seul peut entamer. Peut-être ces petites végétations qu'on observe dans la balanite, sur la surface du gland, ne sont-elles que de petits chancres. Plusieurs observateurs, entre autres Gardane, ont vu la gonorrhée et la balanite alterner, Tuue apparaissant lorsque J 'autre cessait.

28 TUAI TÉ DUS MALADIES VlîiNli lll iiN MLS.

corps étrangers, personne n'en doutera, cl il n'estbesoin ici d'aucune autre preuve. Mais ce qui est beaucoup plus douteux , ce sont les circonstances dans lesquelles le virus est absorbé par la membrane muqueuse de l'urètre, et porté dans le torrent circulatoire, sans qu'il existe aucune solution de continuité. Cela tient-il à ce que le traitement est trop irritant, ou, au contraire, à ce qu'on a fait usage d'un trop grand nombre d'évacuations sanguines ou de purgatifs, en général d'un régime débilitant? Serait-ce, au contraire, l'effet de médicaments hyposlhénisants internes ou externes, ou l'application ex lérieured emplâtre et d'onguent mercuriels? Peut-être encore faut-il attribuer cet effet à une disposition morbide étrangère à la maladie, aune fièvre accidentelle (1), ou à un état maladif ordinaire? Tout cela est douteux, et il est très peu vraisemblable que la matière gonorrhéique puisse être absorbée, quand il n'y a pas d'ulcérations-dans l'urètre.

42. — 11 est certain que c'est bien plus la disposition (2) individuelle du sujet qui s'expose à l'infection , que la bénignité ou la malignité de la matière infectante qui rend la gonorrhéc simple ou grave ; mais ce serait aller trop loin (3) que de nier avec Hunter l'action de toutes ces influences modificatrices sur les différents degrés du virus, et de soutenir la même indifférence pour les autres miasmes (4).

(1) J. Fool dit avoir vu disparaître une blennorrhagie à la suite de l'apparition d'une variole, et une syphilis constitutionnelle complète en être la conséquence. Mais qui sait s'il n'y avait pas quelque ulcération dans l'urètre?

(2) On sait, par exemple, qu'une fille publique peut communiquer des blennorrhagics d'intensité diverse aux hommes avec lesquels elle a des rapports, sans infecter celui qui la fréquente habituellement.

(3) Girlanner partage cel avis.

(ù) Serait-il donc indifférent d'emprunter pour l'inoculation le pus

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43. — La première blennorrhagie donl un homme esl atteint paraît être la plus violente qu'il puisse avoir, surtout s'il a un tempérament sensible et irritable.

44. — Des blennovrhagies répétées semblent rendre le canal de l'urètre de moins en moins sensible à une nouvelle irritation. Il semble que le temps qui s'écoule entre deux infections soit de plus en plus long.

45. — Les sujets dont la peau est aussi susceptible ne sont pas les plus difficiles à guérir de la gonorrhée ; ceux, au contraire, dont Tépiderme résiste aux irritatalions extérieures présentent les blennorrhagies les plus tenaces.

46. — Une longue durée de la douleur de brûlure en urinant indique une blennorrhagie de mauvais caractère, laquelle a, pour avant-coureur, une agitation inquiétante. Cependant une violente douleur de brûlure n'indique pas toujours un écoulement d'une grande intensité; de même qu'une douleur légère ne prédit pas toujours un écoulement modéré.

47. — Avant l'apparition de l'écoulement, la blennorrhagie est rarement communiquée par l'homme , tandis qu'elle l'est plus souvent par la femme. Cependant le virus ne reste pas inactif entre le moment de la contagion et celui où l'écoulement apparaît; car le malade éprouve toujours alors quelque sensation douloureuse dans le canal de l'urètre.

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