‹ Etudes de médecine homoeopathiqueChapitre 22 sur 116 · CHAPITRE I. — DE LA STRANGORIE CHRONIQUE ET DE SON TRAITEMENT · texte numérisé non relu

CHAPITRE I. — DE LA STRANGORIE CHRONIQUE ET DE SON TRAITEMENT

148. — Lorsque dans les blennorrhagies tenaces, surtout chez l'homme, la vessie et les parties qui l'environnent ont été atteintes par l'inflammation et que ces accidents ont été mal traités, il reste souvent au malade de fréquents et pénibles besoins d'uriner (1), une douleur brûlante ou lancinante dans le canal de l'urètre, se faisant sentir jusqu'au gland, une pression sur la vessie après l'émission des urines et une sensation désagréable au périnée. Cette maladie déplorable peut être le point de départ d'accidents très graves, amener l'induration des tissus ou leur ulcération , la gravelle , la dilatation ou le rétrécissement des uretères.

149. — Si l'on a reconnu par le cathétérisme qu'il n'y a pas de pierre dans la vessie, ni de rétrécissement dans l'urètre, et que le doigt porté dans le rectum ait .prouvé qu'il n'y a pas de gonflement de la prostate, la cause des accidents se trouve être celle que j'ai signalée plus haut. Il ne faut pas cependant que le malade reste dans une sécurité complète, parce que les douleurs qu'il

(1) Ces douleurs sonl en général l'effet d'un état de spasme et de faiblesse entretenu par des irritations répétées , et celui de la réaction désordonnée de la vessie sur le canal de l'urètre ; les fonctions de ces organes se trouvant troublées dans l'ordre qui leur appartient à l'étal normal. On sait qu'avant l'émission des urines, le col de la vessie et l'urètre sont daus un état de constriction , tandis que le corps de la vessie est dans le relâchement. Pendant l'émission , la constriction du col de la vessie, puis celle du canal cessent,- tandis que le corps de l'organe se contracte; après l'émission, les deux premières parties entrent en contraction, et la dernière se relâche de nouveau. C'est le contraire dam l'état morbide dont je parle.

éprouve montrent qu'il y a encore clans son organisme. des traces du virus vénérien qui cause toutes ces souffrances.

150. — On fait cesser ces douleurs aiguës en pratiquant de fréquentes lotions sur les parties génitales avec de l'eau froide, très froide même (ce qui donne de la force aux parties affaiblies et calme aussi celles qui sont irritées); puis on fait faire des injections (108) avec une dissolution d'opium.

151. — Si ces moyens énergiques, employés sans interruption pendant plusieurs semaines, n'ont amené aucun résultat (ce qui est rare), il faut employer l'opium à l'intérieur et à l'extérieur, sous forme de lavements et d'applications externes. L'expérience m'a prouvé que ce moyen était très utile.

152. — i Enfin, si la guérison restait incomplète, il faudrait poser un vésicaloire au niveau du sacrum, ou un selon au périnée; Ce dernier moyen ne manque jamais son effet.

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