Je rappellerai d'abord les cataplasmes de
(1) Girtauner affirme avoir guéri la blennorrhagie chez les femmes, en faisant faire six à huit fois par jour des injections vaginales avec de Peau de chaux fraîchement préparée, ou une dissolution, aussi concentrée que possible, de pierre infernale. Si l'expérience venait conûrmer celte assertion, la brièveté du traitement montrerait dans ces médicaments une action véritablement spécifique contre la gonorrhée.
TAAlTËMfiNT DE Lti GONOURHÉE CHliZ LA. FEMME. 57
graine do lin et do safran tièdes /placés sur les parlies génitales externes. Ces cataplasmes doivent être continués et renouvelés tant que l'inflammation et le gonflement de la vulve n'ont pas assez diminué pour permettre des injections tièdes,puis froides, composées d'une infusion de safran. Ces injections doivent être continuées jusqu'à ce que la brûlure en urinant et toutes les autres sensations douloureuses dont les organes génitaux sont le siège aient disparu. Des injections composées de 10 grains d'opium tenus en suspension dans 1 once d'eau avec de la gomme arabique sont alors les plus promptement efficaces.
144. —-Quand il a la forme des abcès glanduleux à la face interne des grandes lèvres, il n'y a rien de remarquable à observer. Les fomentations pratiquées sur le point malade amènent la résolution ou la rupture de la tumeur. Une fois ouvert, cet abcès doit être traité avec soin, car il est toujours profond. Quand la blennorrhagie a perdu son caractère inflammatoire , il faut donner le mercure soluble jusqu'à produire une légère fièvre mercurielle. On agit ainsi à la fin pour empêcher l'infection des liquides par la résorption du pus virulent, et pour guérir t'ulcère le plus promptement possible ; l'expérience m'ayant montré que cette préparation était la plus sûre et la plus prompte dans son action.
145. — Il faut, pendant la période inflammatoire de la maladie, recommander, comme chez l'homme, un régime doux et végétal, de ne pas se tenir trop chaudement et de garder un repos absolu. Des lavements d'eau miellée, pour entretenir le ventre libre, de légers opiacés pour le soir , et, pendant la période aiguë, des bains de pieds tièdes, composent tout le Irai-
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tement qu'on puisse recommander. La saignée est rarement nécessaire.
146. — Les injections opiacées (§ 143) conviennent dans la période de violentQ irritation. Quand une fois les douleurs et les symptômes phlegmasiques sont tombés, il faut les remplacer par des injections à la fois narcotiques et astringentes (1) (§§-138, 139). -
147, — Les seringues à injection ordinaires qui ont une canule large de quatre à cinq lignes , terminée par une extrémité demi - sphérique percée, de plusieurs trous, mais dont le canal intérieur est assez étroit, sont celles qui conviennent le mieux pour ces opérations. On est plus sûr avec elles de ne pas blesser les parties internes, de porter profondément le liquide et de le mainteniraussi longtemps que possible en contact avec les tissus. L'épaisseur de l'extrémité de la canule permet d'écarter les caroncules myrliformes, de sorte que ie liquide peut les baigner et enlever le virus blennorrhagique. La malade peut très bien faire les injections elle-même. Il faut seulement qu'elle se place sur le dos, les cuisses élevées, les genoux ployés, élevés et rapprochés ; par ce moyen, l'injection reste dans le vagin et agit plus longtemps. et d'une manière plus active sur les parties malades qu'il continue à baigner (2).
(1) On peul aussi se servir des injections de chaux recommandées par Glrtauner.
(2) L'instrument de Girtanncr, dont l'extrémité est renflée et faite de gomme élastique, est aussi très commode.