Lorsque l'induration du testicule n'existe
pas depuis trop longtemps , je me suis bien trouvé de l'application- de compresses trempées dans, une forte décoction décorée- de chêne. D'autres auteurs ont recommandé l'usage de la ciguë à l'intérieur, l'application d'emplâtres de cinabre et l'administration de vomitifs répétés, mais j'ai toujours trouvé tous ces moyens parfaitement impuissants.
161. — ; On a conseillé aussi de faire des frictions avec l'onguent mercuriel napolitain (1) sur les bourses et le périnée, et de donner en même temps le mercure à l'intérieur. Mais comme il n'y a pas de vaisseau lymphatique allant de la peau du scrotum au testicule,, le mercure ne fait rien, quand.oft l'emploie seulement en frictions. On a aussi employé l'infusion de garou à la fois à l'intérieur et à l'extérieur; les cataplasmes de feuilles de belladone ont été aussi très vantés : l' électricité a réussi là où tout avait échoué ; on a recom^ mandé de préférence de placer la partie malade dans une sorte de bain de courants électriques; la simple étincelle ou de très petites décharges dirigées sur les parties souffrantes ont été aussi fort efficaces. Acrel a reconnu que la décoction aqueuse d'ononis spinosa avait une action salutaire.
162. — Quelques auteurs mettent en première ligne l'inoculation d'une blennorrhagie artificielle ou le rappel de l'ancien écoulement. Le premier résultat s'obtient en introduisant dans le canal une bougie trempée dans du pus virulent (2) -f le second en employant une bougie
(1) Girtanncr recommande de faire plusieurs fois par jour sur le périnée et les bourses des frictions avec de l'onguent de mercure soluble. J'ai retiré de grands profils de ce moyen dans d'autres engorgements glanduleux.
(2) Girianner employait dans le même but une bougie simple.