La gangrène s'étend souvent aux corps caverneux
CHALTf HE V. — TRAITEMENT du phimosis et du paraphimosis.
302. — Comme les chancres sont la cause la plus fréquente de ces accidents, il ne faut pas, quand cette disposition existe, insister sur les moyens externes (1); l'important est de recourir le plus promptement possible à l'usage interne (2) du médicament essentiel, du mercure soluble , afin de détruire le virus aussi promptement que possible.
303. — Aussitôt que la fièvre mercurielle commence, ce qui arrive le second , le troisième, ou, au plus lard, le quatrième jour, le phimosis disparaît avec le gonflement inflammatoire que le virus chancreux avait amené. Ce virus, et la rougeur érysipélateuse qui entoure le chancre, sont détruits en effet par la réaction causée par l'ébranlement fébrile. Dans le paraphimosis , la
^1) Le mercure soluble s'est montré très efficace, alors même que la gangrène était imminente et que les applications locales les plus énergiques avaient été employées.
(2) Dans les cas ordinaires, il faut commencer par un demi-grain de mercure soluble; augmenter la dose d'un grain toutes les douze heures, jusqu'à l'apparition de la fièvre médicinale. II est bon de mêler la préparation mercurielle avec la moitié de son poids d'opium.