‹ Etudes de médecine homoeopathiqueChapitre 56 sur 116 · Ce qu'il y a de démontré, c'est que les végé · texte numérisé non relu

Ce qu'il y a de démontré, c'est que les végé

(1) André a va une fille publique coniracier une blennorrhagie en ayant des rapports avec un homme qui portait une végétation sur le elaud,

DliS VERRUES ET DES VEGETATIONS VÉNÉRIENNES. 1*21

lalions ne succèdent pas immédiatement au contact, mais bien à irn chancre négligé ou mal traité. D'ordinaire, c'est lorsqu'un chancre a été traité d'une manière exclusive par des topiques irritants ou astringents (I), qu'il se modifie avant que le virus ait élé anéanli. Peu à peu l'ulcère change d'aspect, son tissu irrité se boursoufle; au moins je n'ai jamais observé aucun accident de ce genre lorsque le chancre était traité par ma méthode, c'est-à-dire par l'emploi du mercure à l'intérieur, sans aucun moyen local. On est donc en droit de considérer les végétations comme étant le résultat de la transformation d'un chancre, tout comme la gonorrhée secondaire esfle résultat de la blennorrhagie primitive.

344. — Les végétations ont pour siège les mêmes régions que le chancre, le prépuce, le gland, le clitoris, le méat urinaire, les grandes lèvres, etc.; elles sont plus fréquentes encore aux régions où l'épiderme est plus épais : à l'anus, au périnée, aux bourses, etc.

345. — Leurs formes sont différentes: les unes sont plates, pédiculées, on les nomme condy tomes; ou bien elles sont allongées et en forme de crêtes de coq ; ou bien encore elles sont composées de plusieurs élevures granulées et ressemblent aux choux-fleurs. De là vient qu'on leur a donné des noms variés d'après la ressemblance qu'elles pouvaient avoir avec des nœuds, des bulbes, des framboises, des mûres, etc. ; mais cette foule de dénominations n'implique pas de différence de nature. Ces variétés dépendent de circonstances accidentelles qui n'influent en rien sur le traitement. Ce qui est plus

(1) La force d'absorption des vaisseaux lymphatiques étant accrue par ces agents, explique pourquoi ces végétations s'accompagnent toujours de quelque symptôme de syphilis constitutionnelle.

122 TBAIÏÉ ,DES MALADIES ViNÉKfENNES.

intéressant, c'est, de reconnaître leur nature et leur marche.

346. — Les végétations du prépuce, du gland, du clitoris, des grandes lèvres, sont en général plus dures que celles des autres parties, plus sèches. Souvent elles sont peu douloureuses, elles se flétrissent et disparaissent fréquemment d'elles-mêmes (surtout si le virus vénérien reprend son cours ordinaire); souvent aussi il arrive qu'elles s'enflamment et se transforment en ulcères rongeants.

347. — Il arrive souvent qu'un chancre traité par. des moyens purement locaux végète très rapidement, soit sur les parties génitales de l'homme, soit sur celles de la femme, sans qu'il y ait aucune douleur.

348. — Les végélations. de l'anus et du périnée se formant dans la rainure ioterfessière ou dans des plis de la peau, sont douloureuses et s'ulcèrent facilement. Alors leur sommet se gerce, et il suinte de ces fentes un ichor de mauvaise ocfcu-r.. Une inflammation rapidement croissante et une douleur de brûlure accompagnent cette sécrétion jusqu'à ce que la végétation se soit ulcérée, qu'il se soit établi quelque fistule intestinale ou autre.

349. — On trouve sur ces mêmes parties des végélations dures et recouvertes d'une croûte, lesquelles s'enflamment aisément et causent de vives douleurs. Un traitement purement local, sans emploi de médicaments internes, les transforme bientôt en ulcères careinomateux.

350. — Les excroissances non vénériennes chez les deux sexes se distinguent des végétations syphilitiques par les caractères suivants. Les premières ont leur pédicule adhérent à des tissus sains et mous; elles sont

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