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DIAGNOSTIC DES TUMEURS GANGLIONNAIRES DE L.\UNE

rhagique ne se retrouvent pas ici , par la raison simple que cette dernière sorte d'engorgement n'est point de nature vénérienne, et qu'elle vient à la suite d'une gonorrliée déjà traitée.

363. — Le système lymphatique se composant de deux parties distinctes , de quelques vaisseaux absorbants et de ganglions qui sont formés par la réunion et l'entrelacement des vaisseaux les plus déliés, on peut présumer déjà que la première partie de ce système s'irritera et s'enflammera plus difficilement que la seconde, sous l'influence du virus vénérien qui a été absorbé.

364. — L'expérience vient, du reste, confirmer cette supposition, en montrant que les vaisseaux lymphatiques sont rarement affectés par le virus, et qu'ils ne s'enflamment presque jamais, s'il n'existe auparavant quelque ganglion tuméfié sur leur parcours.

365. — Lorsqu'il en est ainsi, c'est-à-dire quand le pus est puisé directement à un chancre du gland ou du prépuce, on voit le vaisseau lymphatique qui est le plus directement en rapport avec l'ulcère, former une corde dure et épaisse qui s'étend le long du dos de la verge, jusqu'à sa racine, se perd sous le pubis, et continue à être perceptible jusqu'à la région de l'aine. On trouve toujours alors sur le parcours de ce vaisseau une série de petites nodosités qui ne sont autre chose que de petits bubons.

366. — Quplque symptôme semblable s'observe, diton, quand le pus blennorrhagique a été absorbé. Il se forme alors le long de la verge un cordon dur, parsemé de nodosités , cordon qui n'est autre chose qu'un vaisseau Lymphatique engorgé. Ce cordon prend généralement son point de départ dans une partie du prépuce

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qui paraît indurée, et comme excoriée à la face interne de ce repli. Tous ces caractères ont été considérés comme étant la preuve de l'absorption immédiate de la matière blennorrhagique, absorption qui me paraît incompréhensible. — Les mêmes effets s'observent chez la femme, mais plus rarement, à la suite de l'absorption du virus puisé dans un chancre. Le vaisseau lymphatique qui va du chancre au ganglion est tendu comme une corde el douloureux. De petits engorgements glanduleux s observent aussi sur son Trajet.

367. — il est vrai , comme on le dit, que ces symptômes ne s'observent pas dans les cas ordinaires. Le plus souvent les vaisseaux lymphatiques qui s'ouvrent dans le chancre portent le virus jusqu'au ganglion voisin le plus volumineux sans se trouver affecté par lui. C'est seulement en traversant les anastomoses nombreuses des vaisseaux les plus déliés et la glande que le virus, se trouvant arrêté, peut déployer son action et produira l'irritation qui lui appartient.

368. — Le virus vénérien se trouvera ainsi arrêté (1) et ne passera pas davantage dans la circulation. Le gonflement inflammatoire cl douloureux des glandes lymphatiques qu'il engendre alors, sans avoir été modifié quant à sa nature, se nomme bubon. Ce symptôme, qui est l'effet immédiat de l'absorption du virus puisé dans un chancre, ou plus rarement dans l'écoulement d'une gonorrhée primitive, surtout lorsque la muqueuse reste intacte, estsouventlasourced'une syphilis générale due

(1) Le gonflement des glandes de Paine n'a jamais paru dépendre certainement du virus vénérieu passé dans la circulation , mOme lorsque la tumeur avait suppuré. Il n'est donc pas exact de considérer le bubon comme un abcès critique, el de chercher en conséquence à favoriser sa suppuration ; ce qui est le plus souvent une entreprise périlleuse.

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