CHAPITRE fil. — TRAITE5IENT DES BUBONS
400. — Les motifs (I) qui m'ont obligé, en parlant du chancre, à renvoyer au traitement de la syphilis secondaire, me forcent à agir de même en ce moment, pour tout ce que j'ai à dire sur l'emploi du mercure soluble dans le traitement des bubons. Le point essentiel est encore de faire naître une fièvre mercurielle assez intense (§ 290), et d'éviter tout ce qui pourrait s'opposer au succès du traitement ( §§ 573-613).
400. — 11 faut éviter surtout les médicaments externes , les traitements par les pommades, et l'emploi de toutes les autres préparations mercurielles qui sont ou insuffisantes ou incertaines. Le mercure soluble doit toujours leur être préféré; on peut l'employer dans toutes les périodes de la maladie, lorque le bubon commence , lorsqu'il se tuméfie, et même lorsqu'il passe à la suppuration (2). Dans le premier cas et le second, on voit la tumeur diminuer, puis disparaître aussitôt que la fièvre artificielle commence, ce qui est le signe le plus certain d'une véritable guérison et de la destruction complète du virus. Dans le troisième cas, il amène encore quelquefois, contre toute attente , la résolution de
(1) Surtout d'éviter les répétitions.
(2) Lorsque Girlanner dit : a Pendant la période de suppuration, les mcrcuriauxsonl nuisibles; tant que le malade en fait usage, Pulcère ne se guérit pas, mais va toujours en s'aggravant, » cet auteur pense avoir affaire à un bubon déjà ancien et dénaturé par remploi de préparaiions mercurielles mal choisies, ou bien il se rappelle l'action irritante, épuisante et non curative du traitement mercuriel ordinaire. Il faudrait qu'il ait eu l'occasion d'observer une de ces ûèvres mercurielles que Je mercure soluble engendre si facilement, Il ne paraîtrait pas alors abandonner