‹ Études de morale positive (volume 2)Chapitre 7 sur 134 · P. 712 et · texte numérisé non relu

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que la méthode de Kant, en appelant la conscience morale à la défense des postulats restés indémontrables pour la raison spéculative^ ferait en quelque sorte violence à la véritable liberté de la pensée philosophique ■. Nous pouvons donc juger la métapliysique morale dans sa valeur propre et en dehors de toute altération compromettante de ses fonctions véritables.

Demandons-nous donc tout d'abord quel rôle, ainsi épurée, elle va jouer dans la morale-.

Avant tout, elle aura la prétention de la fonder et ensuite de la déterminer ; mais dès lors, avant même de savoir si elle le pourra, et comment, nous pourrons poser une question préalable. Si la métaphysique fonde la morale, c'est donc qu'elle la ferait pour ainsi dire surgir. Elle fournirait le point de vue en dehors duquel l'idée même d'une morale ne saurait apparaître à l'esprit. Or cela revient à dire que le métaphysicien moraliste pose a priori sa définition de la morale. ]\lais quel que soit dès lors son système métaphysique, quelle que soit la manière dont il prétendra en déduire une règle de vie, on aura toujours le droit

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