De Wilte, op. cit., p
Voici une citation de Raoul-Rochette qui complète celle de Il[. de Witte :
« Les monuments sur lesquels on voit une roue aux pieds d'une des Parques, tels que le célèbre cippe de Cœcilius Ferox (Zoega, Bassir. I, xv) ou les sarcophages de la mort de Méléagre (ibid. I, xlvi), sont pareillement d'époque romaine ; et sur ces monuments mômes, le symbole en question se rapporte à Tyché, considérée comme la destinée ou la nécessité suprême. C'est à ce titre sans doute que sur un rare monument de l'art grec, sur un vase peint représentant Perséphoné enlevée par Hadès, le génie mythique, qui vole au-dessus du groupe principal, porte suspendue à l'une de ses mains, par une bandelette, une roue, symbole de cette inévitable divinité. » (Tischbein, Vases dCHamilton, III, 1.) (Raoul-Rochette, Monuments inédits d'antiquité figurée^ Paris, 1833, p. 214, n. 1.)
2. Voir les gravures qui accompagnent le travail de Wieseler, Ber Del' pkische Dreifuss.
représente Apollon ^ Dans le culte d'Apollon, on ne peut nier que
la roue ne puisse être considérée comme un symbole solaire*. 11 est difficile aussi d'attribuer un autre sens à la roue dlxion' ; mais le mythe d'Ixion n'est déjà plus un mythe primaire ; c'est une légende qui roule autour d'un mythe solaire oublié ou transformé*. Ixion figure souvent sur les monuments figurés, en-
FilÇ. 8, Ixion sur la roue, d*après un monujneDt antique. , * / , i
chaîne à la roue en mouvement qui l'entraîne. Sur l'un d'eux pourtant^ Ixion est représenté debout et sans lien apparent; il est simplement inscrit dans la roue, mais sans que rien indique un supplicié. Une image analogue se rencontre-t-elle dans l'art asiatique? Si tel était le cas, on pouiTait penser que la fable d'Ixion et de son supplice
1. Longpérier, Notice des bronzes antiques du musée du Louvre, !'• partie, p.l22. — Ce médaillon est aujourd'hui au musée du Louvre. Notons pourtant que la roue figurée près du dieu dans ce médaillon a dix rais et non quatre, comme c'est ordinairement le cas de la roue figurée sur le trépied de Delphes.
2. Nous avouons ne pouvoir expliquer la présence de la roue à côté d'Hadès ou de Pluton, Mais — à supposer qu'il s'agisse bien de ces dieux dans les vases en question, — il ne faut pas oublier qu'un symbole, une fois créé, est souvent détourné par les artistes de son emploi primitif,