LE DIEU GAULOIS DU SOLEIL ET LE SYMBOLISME DE LA ROUE
étrusque reproduite dans Helbig, Das homerische Epos^ etc. , p. 1S9.
§ XVI. La roue de Tyché, Némésis, Fortune.
L'identité de ces différentes divinités est rendue manifeste par la dénomination DEA NEMESIS SIVE FORTVNA d'une inscription romaine de la Dacie. Corp. Inscr, lat,, t. III, n** 1125.
§ XVII. Les rouelles celtiques étaient des amulettes.
Dans une récente visite au musée de Saint-Germain nous y avons remarqué (salle des bijoux) une rouelle en or de la grandeur d'une pièce d'or de cinq francs.
Depuis que ce chapitre a été écrit, nous avons appris de plusieurs de nos confrères de la Société des Antiquaires que les rouelles sont souvent munies de bélières. Nous venons en même temps d'en remarquer plusieurs dans une récente visite au musée de Saint-Germain. Ce fait indique des objets de suspension, et, par conséquent, confirme notre opinion que ce sont des amulettes.
A propos de Fa (Aude) nous apprenons de M. Longnon que ce nom de lieu vient de Fanum, et que cette dernière forme se rencontre dans les anciens documents. Il y avait donc là autrefois un temple. Ce fait rend plus vraisemblable l'hypothèse de char emblématique ou votif que nous avons émise dans cette note.
§ XVIII. Les monnaies à la roue; les monnaies à la croix.
Voici un nouvel exemple de la transformation du sens des symboles par la sagacité inquiète de ceux qui en ignorent l'histoire et qui font ce que j'appelle du symbolisme subjectif. J'emprunte l'anecdote à une correspondance de Constantinople du journal Le Soleil (n*» du 9 mars 1885) :
Taporidis-Effendi, membre de la commission d'examen des livres, a fait arrêter et poursuivre devant les trihunaux un Allemand coupable d'avoir mis en vente une boite dont le couvercle représente la Fortune sur une roue, un sceptre à la main. Sans aucun doute, cette femme est TAngleterre s'emparant de l'Egypte ; le sceptre n'est autre qu'un épi de maïs, plante dont le nom en turc est synonyme d'Egypte...