Études de mythologie grecque [microform]
l. Les Légendes grecques et Litines de Gircé se rapportent à une même personnalité mythologique.
H. Le culte de Gircé, obscurci de bonne heure eu Grèce, se continue en Italie. De Gircéi il se répand dans le Latium et au-delà.
IlL Gircé paraît une divinité lunaire par sa généalogie et son costume.
IV. Gircé rapprochée d'Artérais, Développement des caractères d'Artémis.
V. Les caractères d'Artémis se reproduisent dans Gircé : Recherche de la solitude et du célibat : la chasse : la domination sur les animaux sauvages : pouvoir meurtrier. — Vie élégante : le chant : les tapisseries.
VI. Affinités des deux déesses avec le monde souterrain. La magie de Gircé: métamorphoses : illusions sur le pouvoir des forces mécaniques et des combinaisons chimiques ; illusions sur le pouvoir de la parole. Sens mythique de l'Herbe Môly.
VII. Les caractères communs d'Artémis et de Gircé sont exclusi-
vement propres aux divinités lunaires. Gircé est une lune.
VIII. L'Odyssée est une épopée solaire. Ulysse est un Dieu soleil :
comparaison avec Hercule ; étymologie probable du nom.
IX. Rencontre des divinités solaires et lunaires. Défaillances des divinités solaires pendant la conjonction. La. rencontre d'Ulysse et de Gircé est une éclipse de soleil. Exemples, dans la mythologie grecque, des éclipses de soleil. !
X. Education des jeunes soleils dans la mythologie de l'Inde et de la Grèce. Instituteurs d'Ulysse. Circé est une institutrice d'Ulysse.
XI. Substitution du navire d'Ulysse au char du soleil. Exemples.
XII. Enseignement de Circé à Ulysse. Le voyage d'Ulysse se fait dans le ciel. Détermination des Sirènes, des Planctœ et des Troupeaux du soleil, comme phénomènes météorologiques.
XUl, Reconstruction au point de vue naturaliste du voyage d'Ulysse. Conclusion.
Homère a donné à Circé et à Calypso quelques traits communs. Il les a placées toutes deux dans des îles lointaines, sans autre compagnie que quelques nymphes, occupant leurs longs loisirs à des chants ou à des travaux de tapisserie, sans communications habituelles avec les dieux de l'Olympe. Il leur a attribué la même beauté, les mêmes séductions, le même empire, subi et non accepté, sur Ulysse (i). Il les distingue ensuite par des contrastes vigoureux. Calypso habite en pleine lumière, sur le rivage, une grotte ouverte à tous venants, tapissée d'une vigne chargée de fruits, rafraîchie par une source vive qui se divise en filets transparents (2). Lorsque la déesse occupe au foyer sa
(1) Ces traits communs ont occasionnù, môme chez les auteurs, les plus exacts d'ordinaire, de la Grèce et de Rome, des inadvertances que les Commentateurs ont relevées avec une parfaite satisfaction. Pline, par exemple, attribue (lib. XIII. 30) à Circé l'usage des parfums qu'Homère donne à Calypso ; il suit Yirgile lib. VIT, 12 :
n L'rit odoralam nocturna îq lumiaa cedrum. » Arist. Eth. II, met dans la bouche de Calypso le conseil que donne Circé, à propos de Charybde : Od. XII. 118 -. m-/.cc vâk 7r«jolç skàca. Pomp. Mêla confond aussi Circé et Calypso. Lib. II. Macrobe avait constaté ces inadvertances. (Sat. V. 12), en citant Yirgile et Homère. En. VII, 10, etOd.V, 57.
(2j Od. ihid. La grotte de Calypso est entourée d'un iîiv&m paysager, qu'il ne faut pas comparer aux bois de Circé, mais au jardin potager d'Alcinoos. Il y a intention dans les jardins d'Alcinoos et de Calypso : la nature sauvage a seule fait les frais du bois de Circé.