‹ Études de paléontologie tunisienne. I-[II]Chapitre 16 sur 84 · II. — Sous-Genre GOSTIDISGUS · texte numérisé non relu

II. — Sous-Genre GOSTIDISGUS

Lytoceras (Costidiscus) recticostatum d'Orbignt

1840. Amm, recticostatus d'Orbigny: Pal. fr.. p. 134, PI. XL, fig. 3-4.

1883. Lytoceras (Costidiscus) recticostatum Uhlig : VVernsdorf, p. 69, PI. Il, fig. 2; V, 15; VII ; Vill, 13.

Diamètre (65 mm. au total) 60 (1)

Hauteur du dernier tour 18 (0,30)

A s*en tenir à la description et à la figure de d'Orbigny, Tempreinte à laquelle j'attribue le nom de Costidiscus recticostatus devrait plutôt être considérée comme étant la partie spiralée d'un Macroscaphites Yvani ; en effet. d'Orbigny attribue h ce derijier des constrictions bordées de fortes côtes, qui feraient défaut dans la première espèce. En réalité, cette même ornementation se retrouve de part et d'autre, ce qui rend extrêmement difficile la distinction des deux formes quand on n*a que la partie spiralée. Je remarque toutefois que l'empreinte est déjà bien grande pour représenter les tours internes de Macroscaphites ; au surplus, les proportions indiquées plus haut s'accordent mieux avec celles de Costidiscus recticostatus. D'ailleurs les deux formes étant du même niveau, la confusion n'aurait pas d'importance stratigraphique.

Gisement. — Une empreinte (coll. Aubert) sur un calcaire gris foncé provenant des environs de Grétéville. Barrémien. Cette espèce est connue à ce niveau dans toute la province méditerranéenne.

III. — Sous-Genre GiUDRTGERAS Lytoceras (Qaudryceras) Fllckl Pervinquiere 1907

PI. III. fig. 16 a-b

I II

Diamètre 35 (1) [2,36]

Hauteur du dernier tour 7 [1 ] 15 (0,42) [1]

Épaisseur du dernier tour 5 [0,71] 10 (0,28) [0,67]

Urgeur de Tombilic 8 (?) [1,12] 12 (0,34) [0,80]

I. Ëchantillon incomplet sur lequel ont été prises les cloisons. — II. I^chantlUon figuré ;

l'un et Tautre du Chirich.

Coquille discoïdale, à enroulement peu serré, chaque tour recouvrant environ le tiers du tour précédent. Section ovale, plus haute que large, l'accroissement en hauteur étant beaucoup plus rapide que l'accroissement en épaisseur ; la plus grande largeur au cinquième de la hauteur. Flancs faiblement bombés, se raccordant insen-

siblement avec l'ombilic dans le jeune âge, mal délimité de Tombilic dans Tadulte. Ombilic large et peu profond. Région ventrale arrondie. Flancs ornés de sillons obliques en avant, très atténués sur la région ventrale, au nombre de lo sur le dernier tour, plus flexueux sur les tours précédents. Test inconnu.

Cloisons (fig. lo) extrêmement compliquées sur l'adulte ; par suite de l'état des

Fio. 10. ^ iyt, (Gaudr.) FlicM X 12 (éch. du Chirich, r = 9).

échantillons, il a été nécessaire de les prendre sur un fragment (n° i des mesures) correspondant sensiblement à la fin de Tavant-dernier tour de l'individu figuré. Deux premières selles (ventrale et i'* latérale) assez grandes, la troisième (a® latérale) déjà bien plus réduite. Trois selles auxiliaires, dont la première seule est bien développée. I^be siphonal, de môme longueur que le premier, lobe latéral, terminé par deux pointes bifides. Premier lobe latéral très grêle ; deuxième lobe latéral pltis court et un peu oblique ; troisième lobe encore bien plus oblique et à terminaison impaire, suivi de 3-4 petites pointes. Partie interne de la cloison comprenant seulement, de chaque côté du lobe antisiphonal, une selle entamée par de nombreux lobules. Lobe antisiphonal terminé par deux petites pointes et muni de ramifications en croix.

Rapports et différences. — (]ette ammonite a des rapports avec plusieurs Gaudryceras, mais se distingue de tous les autres par ses tours relativement très élevés par rapport à la largeur et par la présence de nombreux sillons (lo) presque rectilignes. Lyt. Sacya Foubes (^) est un des plus proches parents de Ly/. Flicki, mais, à la taille où nous figurons ce dernier, Lyt. Sacya a des tours plus épais que hauts et de rares sillons ; en outre, la cloison de LyL Flicki est beaucoup plus découpée, et ses éléments sont plus grêles.

Lyt. muliiplexum Kossmat a un ombilic plus large et des tours plus épais que hauts à la taille considérée (voir plus loin).

Amm, Vaionnei Coq. (*), du Cénomanien de Berrouaguiah (Algérie), est assurément un Gaudryceras très voisin de Lyt. (Gaudr.) Sucya^ si même il ne lui est pas identique, ce que l'examen du type pourrait seul permettre d'affirmer (le type n'a

(i) FoRBES : Foss. Invert. S. India, p. ii3, PI. XIV, fi*ç. lo. (a) CoQUAND : Géol. Pal. S. Constantine, p. 178, PI. 1, fig. 9-10.

pu être retrouvé). Il a également des relations avec LyL Flicki, mais il s'en distingue par des sillons en S, au nombre de 3 seulement par tour, par « Fintérieur de l'ombilic granulé », c'est-à-dire montrant des commencements de côtes.

A mm, Papieri Coq. et Amm. solarium Coq. (^) sont également des Lytoceras, mais le premier a des tours contigus, dépourvus de sillons (probablement un vrai Lytoceras)^ tandis que le deuxième (vraisemblablement un Gaudryceras) possède, d'après la description de Coquand, des tours convexes, se recouvrant sur les 3/3 de la largeur. La photographie du type, que je dois à l'obligeance de M. Bôckh, montre que les tours sont relativement moins hauts et plus épais, leur plus grande épaisseur se trouvant environ au i/3 de la hauteur ; à partir de ce point, la courbure change brusquement, de telle sorte que les parois de l'ombilic sont assez inclinées ; ce dernier est d'ailleurs beaucoup plus profond que dans notre espèce.

Quant à VAmm, Mustapha Coq. (»), qui a sensiblement la forme de notre ammonite, il est impossible de dire à la vue de la photographie si c'est un Gaudryceras ou un Puzosia ; en tout cas, les tours paraissent plus renflés et moins hauts, tandis que les sillons sont moins nombreux (5) et plus larges.

LyL (Gaudr.) Leplonema Suarpe (*) de la Craie grise de Ventmor (île de Wight) rappelle aussi notre espèce ; toutefois l'épaisseur est plus grande, l'ombilic plus profond, les flancs plus bombés et, au contraire, la région ventrale plus amincie ; la figure ne montre pas de siUons ; il est vrai que le test doit exister.

La forme très élevée et étroite des tours (constante sur tous nos exemplaires) permet encore d'éliminer Ly/. sirialum Jimbo (*), dont la ligne suturale présente cependant une notable analogie avec celle de LyL Flicki. Ces mêmes caractères valent pour la séparation de LyL (Gaudr.) Yamashitai Yabe (*) qui, en outre, a l'ombilic plus petit, et pour celle de Lyt. (Gaudr.) Yokoyamai Yabe (•), dont la cloison possède d'ailleurs deux selles internes (au lieu d'une) de chaque côté du lobe antisiphonal.

Gisement. — Dj. Chirich. Vraconnien. 6 échantillons (coll. Flick), dont un seul entier.

Cette ammonite n'est encore connue qu'en Tunisie, mais des espèces très voisines existent en Algérie, dans l'Inde, le Japon, la Californie, etc.

(i) Coquand : Rt. snppl., p. 33 et 3'i.

(a) CoQUA:<iD : Descr. Prov. Const., p. i4i, PI. III, fig. lo-ii, et Géol. Pal. S. Constantine, p. 171, PI. I, flg. i5-i6. Ces figures sont assez défeclueuses ; les flancs sont renfles et non déprimés ; la bouche a une forme ovalaire et non pas celle d'un triangle à côtés rentrants.

(3) Sharpe : Foss. MoH. Chalk, p. 3a, PI. XIV, fig. 3 ah.

(4) Jimbo: Kreidef. von Hokkaido, p. 35, PI. VI, fig. 6 ah.

(5) Yabe : Ceph. Hokkaido. p. 38, PI. IV, fîg. 7.

(6) Ibid.. p. 36, PI. VI, fig. 1 a-6, a a-h\ VII, 6.

Lytoceras (Qaudryceras) multiplexum

1865. Àmm. Sacya, var. multiplexus Stoliczka : Cret. S. India, p. 155, PI. LXXVI, fig 1 a-b. 1895. Lyt. (Gaudr.) muUiplexum Kossmat : Sûdînd. Kreidef., p. 25, PI. I, fig. 6 a-c

Un fragment d'ammonite du Dj. Ghirich (hauteur du tour: 5,5 ; épaisseur: 8) rappelle assez la forme de Lyt, muUiplexum jeune. La cloison concorde assez bien, quoique les éléments soient plus découpés, les lobes plus étroits, les selles et lobes auxiliaires un peu plus développés, ce qui constitue un passage à Lyt. (Gaudr.) Sacya FoRDES. Stoliczka considérait d'ailleurs cette espèce comme une variété d*Amm, Sacya. La présence de sillons empêche de rapporter ce fragment à Lyt. (Gaudr.) Pauli Coq. (*) ; les tours sont d'ailleurs un peu trop surbaissés. D'autre part, les tours sont beaucoup trop épais et trop bas pour qu'il puisse s'agir de Lyt. Flicki. D'ailleurs l'échantillon est trop incomplet pour qu'on puisse être affîrmatif à son sujet.

Gisement. — Dj. Chirich (coll. Flick). Vraconnien.

On sait que Lyt. Sacya a une très large distribution géographique (Inde, Japon, Sakhaline, Californie, côte orientale de l'Afrique, peut-être Madagascar, etc.). Lyt. muUiplexum a été trouvé dans l'Inde, à Sakhaline et en Algérie (Blayag).

Lytoceras (Qaudryceras) afif. Q. mite von Hauêr (')

PI. m, fig. 17, 18, 19 a-b

Diamètre

Hauteur du dernier tour

Épaisseur du dernier tour

' Largeur de l'ombilic

Éch. figurés PI. HT, fig. 17 et 19.

Coquille discoïdale, à tours peu embrassants, croissant assez lentement dans le jeune; ombilic large, peu profond, mal délimité; section des tours ovalaire, un peu plus haute que large ; flancs convexes ; région ventrale large et arrondie ; coquille ornée de stries fines et onduleuses; tels sont les principaux caractères de Lyt. (Gaudr.) mite, qui s'appliquent également à certaines ammonites du Dj. Selbia.

Toutefois ces dernières diffèrent du type de von Hauer par des flancs moins bombés, encore moins séparés de l'ombilic (surtout si l'on considère le fragment non déformé. PI. III, fig. 19), par des côtes encore plus fines et plus serrées, semblant partir toutes de l'ombilic, par la présence de sillons flexueux et par une cloison notablement plus découpée, si l'on en juge par la figure de Redtenbacher.

(i) CoQUAND : G60I. Pal S. Const., p. 322, PI. XXXV, fig. 1-2.

(2) Comparez : Amm. mitb F. v. Hauer: N. Ceph. Gosaugcb., p. 3o5, PI. 11, fig. 3,^. — Id. : Redtenbacher: Ceph. Gosausch., p. 119, PI. XXVlï, fig. 4. — Gaudryceras mite de Grossouvre : Amm. Craie supérieure, p. 227, PI. XXVI, fig. 6 ; XXXIX. —Lytoceras [Gaudryceras) Varagurense Kossmat : Sûdind. Kreidef., p. a6, PI. IV, fig. a a-c ; III. 9.

Ces ammonites ont une ressemblance presque aussi grande avec LyL [Gaudr,) Varagurense Kossmat du groupe supérieur de Trichinopoly ; les unes et les autres ont, dans le jeune âge, des flancs peu bombés et presque parallèles, des sillons onduleux, parallèles aux cotes, et une cloison compliquée; mais, à la taille de nos échantillons, Tespèce indienne a des tours plus épais que hauts, des flancs séparés de Tombilic par une arête bien nette, à partir de laquelle les parois tombent verticalement ; enfin les côtes se divisent plusieurs fois.

Au total, il est assez probable que nous avons afTaire à une espèce nouvelle, mais je considère que mes matériaux ne sont pas suflisants (ils sont incomplets ou aplatis) pour que rétablissement de cette espèce puisse être faite avec la sûreté voulue.

Gisement. — 6 échantillons plus ou moins fragmentaires, provenant tous du niveau à ammonites du Dj. Selbia, au S de Si Abd el Kerim.

Lyt. (Gaudr.) mite appartient au Santonien; Lyt, (Gaudr.) Varagurense à la partie supérieure des couches de Trichinopoly que de Grossouvre range encore dans le Santonien ; notre espèce ou variété est vraisemblablement de même âge. C'est une raison de plus pour rattacher ces couches à ammonites du Selbia à la fin du Santonien plutôt qu'au début du Campanien.

Lytoceras (Qaudryceras) Kayel Fordes

PI. III, fig. 3o a-b %

1845. Amm. Kayei Forées : Foss. Inv. S. India, p. 101, PI. VIII, fig.3 a-c.

1865. Id. Stoliczka : Cret. S. India, p. 156, PI. LXXVII, fig. 1 (seulement).

1879. Amm. Jukesi Whiteaves : Mesozoic fossils, p. 111, PI. XIII, fig. 3 ab,

1895. Lyt, Kayei Steinmann : Cepb. Quiriquina Scbichten, p. 86, PI. V, fig. 5 a-b.

1895. Lyt, (Gaudr,) Kayei Kossmat : Sùdind. Kreidef., p. 28, 66, PI. 11, fig. 5 a-b\ III, 2 Orb,

1903. Id, Pervinquière : Et. géol. Tun. cent., p. 138.

I II

Diamètre 25 (1) 33,5 (1)

Hauteur du dernier tour 8 (0,32) 11.5 (0,35)

Épaisseur du dernier tour 9,5 (Ô,38) 12 (0,38)

Urgeur de l'ombilic 13 (0,52) 16 (0,51)

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