‹ Études de paléontologie tunisienne. I-[II]Chapitre 18 sur 84 · V. — Sous-Genre TBTRAQ0NITE · texte numérisé non relu

V. — Sous-Genre TBTRAQ0NITE

Lytoceras (Tetragonltes) heterosulcatum Anthula

18d9. Lyt, (Tetr.) heterosulcatum Anthula : Kreidefoss. Kaukasus, p. 45, PI. VI, lig. 4 a-c, 5 a-b.

Un fragment d'ammonite paraît se rapporter à l'espèce du Caucase décrite par Anthula. Celle-ci est voisine de Lyt. Duvalianum d'Orb., mais s'en distingue par ses tours moins élevés, à section trapézoïdale, croissant très vite en épaisseur, à demi embrassants, par son ombilic très profond, à paroi verticale, par ses sillons moins nombreux, moins obliques en avant. La cloison montre une première selle divisée en trois parties (comme dans les Tetragonites) par deux lobules fortement obliques, l'interne étant plus développé que l'autre.

Gisement. — Un seul exemplaire (coll. Aubert), malheureusement trop incomplet pour être figuré. Hammam-Lif, avec Macrosc. Ficheuri Satn. Aptien.

(i) Pictet : Grès verts, p. 47 (3o3), PI. IV, fig, 3-4.

(a) Fallot : Crét. S E France, p. 233 et a3/l, PI. IV, fiR. i et fig. 2.

Lytoceràs (Tetragonites) TImotheanum Mayor in Pigtet

PI. m, fig. 2k a-b, a5 a-b, a6

1847. Amm. Timotheanus Mayor in Pigtet : Grès verts, p. 39 (295), PI. II, fig. 6 a-b ; III,

1865. Id, Stolïczka : Cret. S. India. p. 146, PI. LXXIII, fig. 3, 4, 6 (seulement). 1873. Id, ScHMiDT : Petr. Kreidef. Sachalin, p. 14, PI. II, fig. 7-11. 1876. id. Whiteaves : Mesozoic Fossils, vol. I, 1, p. 41, PI. III, fig. 2. 1895. Lytoceràs (Tetragonites) Timotheanum Kossmat : Sûdind. Kreidef., p. 37, PI. III, fig. 11,

13 ah.

1902. Id, Anderson: Cret. dep. Pacific coasl, p. 63, Pi. VII, fig. 145-148.

1903. Id, Pervinquière : Et. géol. Tun. cent., p. 71, 72.

1906. Id, Boule, Lemoine et Thévenin : Céph. Diégo-Suarez, p. 14, PI. II, iig. 3 a-b.

Diamètre

Hauteur du dernier tour.

I. Éch. PI. m, fig. 26. — II. Éch. PI. m, fig. a5. — 111. Éch. du Guern er Rhezal. — IV. Éch. du Chirich, le plus grand que je possède.

Cette ammonite n'a pas besoin d'être décrite à nouveau ; c'est une coquille épaisse, à enroulement à moitié, embrassant, à flancs plus ou moins aplatis et à région ventrale légèrement bombée, généralement . ornée de sillons obliques en avant (tangents à la spire).

Tous mes échantillons sont pyriteux et de petite taille (le plus grand a 21 mm., n" IV des mesures) ; aussi je crois utile d'en faire figurer quelques-uns, car les figures données jusqu'à ce jour concernent des individus bien plus âgés. Les deux premiers tours sont arrondis (PI. 111, fig. 36) ; le premier sillon apparaît à la fin du premier tour ; on en voit trois très faibles sur le deuxième tour ; le troisième tour est généralement plus épais que haut et possède un pourtour arrondi (n" 1 des mesures). Plus tard. les flancs et la région ventrale deviennent presque plats (PI. III, fig. 25).

Les variations sont assez importantes, comme l'indiquent les mesures ; il importe donc de noter les principales. Quelques exemplaires sont un peu plus épais que les autres et plus arrondis ; on sait que l'exagération de ce caractère est oflTert par VAmm. Jurinianiis Pigtet (^), qui n'est peut-être qu'une variété extrême de VAmm, Timotheanus. En outre, les sillons sont parfois très atténués (PL llï, fig. 24) ou même absents. Les individus du Chirich (généralement de plus grande taille que les autres) se font précisément remarquer par la forme plus arrondie des tours et l'absence des sillons ; on ne peut cependant séparer les individus lisses des autres ; d'ailleurs Pigtet a déjà figuré de^ individus sans sillons. Au point de vue de la forme extérieure, les individus du Chirich sont aussi voisins de Lyt, epigoniïm Kossmat que de Lyt. Timotheanum, mais la partie interne de la cloison (4 selles internes) permet de faire la distinction.

(i) PiCTET : Grès verts, p. ki (ayy), PI. III, fipr. 3 a-e.

Je crois également utile de reproduire les cloisons de deux de mes individus. Celles-ci paraissent plus simples que celles données par Pictet (dont la figure n'est pas très exacte) ou par Kossmat, mais il s'agit ici d'individus bien plus jeunes. On reconnaît dès le deuxième tour (rayon i mm.) le caractère de trifîdité des selles et de bifidité des lobes (fig. 1 3) ; il y a alors seulement deux lobes laté-

Fio. 13. - Lyt. {Tetrag.) Timotheanum x SU (éch. Fig. 14. ~ Lyt. {Tetrag.) Timotheanum x 10 (écb. PI. III,

PI. III, fig. 26 ; r = I,»). fig. 25 ; r = 4,5).

raux et le début d'un troisième. Le dessin ci-contre (fig. i4) représente les deux dernières cloisons d'un échantillon de 8 mm. On remarquera que le troisième lobe est irrégulièrement trifide ; plus tard la pointe externe s'accroît plus que l'autre et le lobe devient bifide. Ultérieurement, le dessin se complique légèrement : l'extrémité des selles adopte un peu la forme en feuille de trèfle, tandis que les branches des lobes s'ornent de petites indentations, mais le caractère général n'est pas modifié. La partie interne de la cloison comprend, de chaque côté, 4 selles (la première très petite) croissant rapidement vers le lobe anlisiphonal, lequel se termine par deux petites pointes. Contrairement à ce qu'indique Paqcier (^) pour les échantillons du S-E de la France, les formes à sillons et les formes lisses ont exactement la même cloison (c'est une des raisons pour lesquelles je ne puis les séparer) ; le type lisse a, lui aussi,, un premier lobe latéral régulièrement bifide et non secondairement trifide. Ce n'est que sur le troisième lobe latéral que l'on observe parfois cette irrégularité dans la division.

Rapports et différences. — Certaines variétés de Lyt. Timotheanum ont une assez grande analogie extérieure avec Puzosia latidorsata, mais la bifidité des lobes permettra immédiatement de faire la distinction. En somme, l'espèce qui nous occupe ne peut guère se confondre qu'avec Lyt. epigonum Kossmat ; les caractères difTérentiels seront donnés à propos de cette dernière espèce.

Gisements. — Cette espèce est Tune des plus communes dans le Vraconnien du N de la Tunisie. J'en ai une soixantaine d'exemplaires provenant de Pont du Fahs (gare), Si Abd el Kerim, Guern er Rhezal, Dj. Chirich, Kef Rakrima, Mechtat Mergueb (coll. Audert) et de ben Bezina, près Mateur (coll. Flick).

(i) y. Paqcier: Rech. géol. dans le Dioisel les Baronnies occidentales. Grenoble, 1900, p. 339.

Elle a d'ailleurs une répartition presque mondiale ; on la connaît, en effet, dans les pays suivants : Suisse, France, Algérie, Madagascar, Inde, Sakhaline. Vancouver, Californie, toujours au même niveau.

Lytoceras (Tetragonltes) epigonum Kossmat

PI. ni, flg. 27, 38 a-b

1865. Àmm. Timolheanus p. p. Stoliczka ; Cret. S. India, p. 146, PI. LXXIII, fig. 5 (seulement).

189o. Lyt. (Tetrag,) epigonum Kossmat : Sùdind. Kreidef., p. 39, PI. III, fig. 4 a-r, 5 a-b. 1903. Id. Pervinquière : Et. géol. Tun. cent., p. 138. 1903. (?) Tetrag, cf. epigonus Yabe : Cephal. from Hokkaido, p. 49, PJ. VII, lig. 3.

Diamètre

Hauteur du dernier tour.

Épaisseur du dernier tour Largeur de rombilic . . .

m Éch. PI. ni, lig. 37, du Dj. Selbia, comme les pr/'crdcnts

KossMAT a distingué sous le nom de Lyt. epigonum une espèce sénonicnnc de l'Inde que Stoliczka avait confondue avec Lyt, Timolhcanum de T Albion et du Vraconnien. Les deux espèces sont d'ailleurs très proches l'une de l'autre ; en voici les caractères différentiels :

Dans Lyt. epigonurriy les tours croissent rapidement dans la jeunesse, sonl j)ou nombreux et ne présentent pas de sillons, tandis que, dans la jeunesse. LyL Tiinotheanum croît lentement et possède des sillons. Plus tard, les deux lornies eonveigenl :

^^■iv'.

Page 1