‹ Études de paléontologie tunisienne. I-[II]Chapitre 32 sur 84 · XXII · texte numérisé non relu

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1903. Placenticeras sp. Pervinquikre : Et. géol. Tua. cent., p. 82.

Le Placenticeras du Semmama, cité dans mon Étude géologique, parait pouvoir être rapporté à PI. Uhligi Choffat. C'est un fragment un peu fruste, montrant cependant des tubercules ombilicaux, des tubercules marginaux et des traces de côtes. La cloison concorde suffisamment avec celle figurée par Choffat. Les selles portent simplement une indentation médiane et ne sont pas festonnées comme celles de PI. Saadense, dont il va être question. Je donnerai, d'autre part, les difTérences par rapport à Engonoceras Thomasi et Eng. Toiissainii,

Quant au classement générique, on verra plus loin quelles sont les étroites relations de Placenticeras et de Knemiceras. Par suite des difficultés que présente l'interprétation de ce dernier genre, je laisse l'espèce en question parmi les Placenticeras,

Gisement. — Un seul exemplaire incomplet, du Cénomanien inférieur du Semmama.

On sait que cette espèce est le fossile caractéristique de la zone dite à Placenticeras Uhligi, équivalent du Vraconnien. Cette zone, définie en Portugal par Choffat, était connue en Algérie et en Tunisie, grâce aux travaux de Peron et de Thomas, mais le fossile typique n'avait pas été mentionné dans la Régence. Des formes, au moins très voisines, sont connues dans le Liban et au Pérou.

Placenticeras Saadense Thomas et Peuon

1889. Placenliceras Saadensis Peuon : Moll. foss. Tun., p. 19, PI. XVI, fig. 3-7. 1903. Placenticeras Saadense Pervixquiêrk ; Et. géol. Tun. cent., p. 68, 80.

J'ai recueilli quelques exemplaires de cette espèce, mais tous sont incomplets, comme ceux figurés par Peuon. Ils offrent, d'ailleurs, entre eux, quelques difl'érences. Ainsi, des deux échantillons provenant du Mrliila, l'un a ïe méplat ventral très mince et lisse; les flancs sont assez bombés. L'autre présente des flancs moins divergents, car la région ventrale est deux fois plus large ; en outre, les bords du méplat sont ornés de tubercules alternes.

La ligne suturalë étant très bien visible, j'en donne une 1*6production (fig. 76), car la figure

Fie. 76. - Plac. Saademe (éch. da Mrhila ; r = 65. Dessin complété, ^^® ^^'^^^ ^^t un peu schématipoor les détails, i l'aide des cloisons voisines), ^^^Q q^^^^ cloison répond auSsl

bien à celle du genre Knemiceras, proposé par Boehm, qu'à celle de Placenticeras ; je conserve le nom proposé par Peron.

CÉPHALOPODES DES TEnHAI?<S SECONDAIRES I99

Rapports et différences. — PI. Saadense est extrêmement voisin de PL Uhligi CiiOFFAT. Toutefois, Pl, Scadensc ne semble pas avoir de tubercules ombilicaux. En outre, la figure 76 montre que les selles sont dentelées sur tout leur parcours, tandis que, dans Pi Uhligi, elles portent seulement une indenlation, rarement plus. Dans ce dernier cas, le sommet de toutes les selles se trouve presque en ligne droite, tandis que dans PL Snadense, Tenveloppe de ces selles décrit une courbe, d'abord rentrante, puis saillante, parfois même plus accusée que ne l'indique la fig. 76.

Gisements. — Trois exemplaires incomplets du Cénomanien inférieur (Vraconnien) du Dj. Mrhila et du Dj. Adira.

Cette espèce ne parait avoir été signalée qu'en Algérie (Bou Saada) et en Tunisie.

Placentlceras Prudhommel Peron

1897. Placentlceras Prudhommei Peron : Amm. Crél. sup. Algérie, p. 56, Pl. IX, fig. 3-7 ;

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