‹ Études de paléontologie tunisienne. I-[II]Chapitre 38 sur 84 · XIV · texte numérisé non relu

XIV

1903. Mort. cf. Bourgeoisi Pervinquière : Et. géol. Tun. cent., p. 112, 118.

Gette ammonite (qui se distingue des précédentes par le fait que les côtes ont, sur le bord externe, deux rangées de tubercules, au lieu de trois) ne paraît pas très commune en Tunisie. Un échantillon du Bireno s'y rapporte assez bien ; les autres sont en trop mauvais état pour pouvoir être déterminés avec certitude. L'ammonite du Mrhila que j*ai mentionnée est très endommagée ; aussi ma détermination reste-t-elle très incertaine.

Gisements. — Deux échantillons du Goniacien du Mrhila (?) et du Bireno. En Europe, cette ammonite habite le Goniacien supérieur.

Mortoniceras Deiawarense Morton

PI. XI. fifç. ai a-fc, 2 3

? Amm. Detawarensis Morton: Synopsis of the org. remains of the ferrugineous sand formation of Ihe U. S. — Amer. Journ. of Se., vol. XVllI. p. 244, Pi. II, fig. 4. ? Amm. Vanuxemi Morton : Ibid., p. 244, Pi. III, fig. 3 4 (').

1834. Amm. Delawarensis Morton : Synopsis of tlie org. remains of the cret. groupof the U. S., p. 37, PL II, fig. 5.

1834. Amm. Vanuxemi Momoy : Ibid., p. 38, PI. II, fig. 3-4.

1892. Amm. Delawarensis Whitfield : Gast. and Ceph. Rarilan ciays and green-sand maris, p. 252, PI. XLII, fig. 6-9; XLIII, 1-2.

1892. Amm. Vanuxemi Whitfield : Ibid., p. 253, PI. XLII, fig. 1-5.

1894. Mortoniceras Campaniense de Grossouvre : Amm. Craie sup., p. 84, PL XIII, fig. 1 a b, 3 a-b.

1903. Mort. ad. M, Campaniense Pervinquière : El. géol. Tun. cent., p. 119, 121.

I II III

Diamètre 54(1) 140 (1) 244 (I)

Épaisseur du dernier tour, 23 (0,43) 48 (0,34) 61 (?)(0,2o)

Largeur de Tombilic 17 (0,32) 43 (0,31) 74 (0,31)

(i) De Grossouvre : Rechcrch(3s Craie sup., p. 338.

(a) Ces deux ammonites paraissent même avoir été décrites antérieurement dans le Journal of the Acadcmy of Nat. Se., probablement i" série, vol. I.

ail4 ÉTUDES DE PA.Léo?(TOLOGIE TUmSIEfïNE

IV V VI

Diamètre 65 (1) 155 (1) ?

Hauteur du dernier tour 33 (0,50) 84 (0,54) 42

Épaisseur du dernier tour 18 (0,28) 41(?)(0,26) 41

largeur de l'ombilic 16 (0,25) 35 (0,23) 30

•I-V, Êch. du Dj. Sbeitla. —VI. Éch. du Semmama. — Mil. Forme normale. — IV- V. Var. Suffetulensis (mince). — VI. Var. Campaniensis {épaisse). — J*ai vu des individus mesurant 5o cm. de diamètre et des fragments indiquant plus d'un mètre de diamètre.

Ce n*est pas sans quelque hésitation que je rapporte à cette espèce américaine plusieurs ammonites que j*ai recueillies en Tunisie. Des ligures et des descriptions de MoRTON il n'y a rien à faire, mais Whitfield a donné de nouvelles figures (y compris une reproduction du type), et c'est en me basant sur celles-ci que je risque cette assimilation, dans le désir de ne pas créer un nom inutile.

Pour ce qui est des relations dCAmm. Delawarensis et d^Amm, Vanuxemi, il n'est pas très facile de s'en faire une idée, d'autant plus que Whitfield n'a pas contribué à siropUfîer la question (*). Amm. Vanuxemi ne semble pas pouvoir être le jeune id'Amm. Delawarensis, comme le pense de Grossouvre, car Morton dit avoir eu Aussi de grands échantillons. En somme, ce paraît plutôt être une variété plate et à faible ornementation d'Amm. Delawarensis, D'autre part, de Guossouvre estime qve son Mort. Campaniense doit être réuni à Mort, Delawarense.

Voici quelle est la diagnose de cette espèce : Coquille assez variable, à enroulement médiocrement serré, chaque tour recouvrant le tiers ou la moitié du tour précédent. Section des tours subcarrée dans le jeune âge, devenant rectangulaire dans l'adulte (presque deux fois aussi haute que large). Ornementation consistant en côtes légèrement infléchies en avant et toutes bifurquées. De l'ombilic partent 20-32 côtes débutant par un tubercule arrondi et portant vers le milieu des flancs (ou un peu plus près du bord externe) un tubercule plus ou moins saillant suivant les individus, quelquefois très accentué ; ce tubercule, qui s'atténue avec Tâge, est encore bien visible au début du dernier tour sur l'échantillon de la fig. ai, PI. XI. Sitôt après -ce tubercule, les côtes se bifurquent {*), Au bord ventral, les côtes se terminent par un tubercule légèrement allongé dans le sens de l'enroulement, caractère qui est surtout marqué dans la jeunesse. Le bord ventral porte une carène large cît peu saiUante, crénelée jusqu'au diamètre de 2-4 cm. et devenant ensuite complètement lisse. Cette carène est encore nette au diamètre de ao cm. ; elle semble avoir «ne tendance à se dissocier de nouveau en tubercules.

Les cloisons ne sont assez nettes sur aucun exemplaire pour pouvoir être reproduites ; on les voit cependant assez pour affirmer que ce sont bien des cloisons de Morloniceras, Les flancs portent trois selles sensiblement de la même hauteur et

(i) En effet, cet auteur, qui a eu en mains les types de Morton, ni)us dit, en parlant d'i4mm. Delawarensis (p. 25a) : « The young fonn was dcscribed l>y Dr. Morton as A. Vanuxomi ». Deux pages plus loin (p. a54), à propos (VAmm. Vanuxemi^ il ajoute : « it is certainly not the young of A. Delawarensis » ! Or Morton considère CCS deux ammonites comme distinctes ; il n*y a donc qu'une façon de comprendre la première phrase oifcéo, ot par conséquent celle-oi est en contradiction avec la deuxième.

(a) Dans beaucoup de cas, il vaudrait mieux dire : « il appatrail une côte intorcftlairc ».

de largeur régulièrement décroissante. Le premier lobe, très franchement bifîde, est de même largeur que la deuxième selle.

Variété Suffetulensis, — Certains échantillons se font remarquer par une épaisseur moindre (n**" IV et V des mesures), par une plus grande hauteur des tours et surtout par une moindre largeur de l'ombilic. L'ornementation est de même type, mais offre cependant des différences sensibles. Elle est plus atténuée ; les côtes sont moins franchement bifurquées; un beaucoup plus grand nombre d'entre elles atteignent l'ombilic. De plus, on observe sur les flancs l'existence d'un quatrième tubercule, qu'on soupçonne seulement dans quelques représentants de la forme typique; ce tubercule est situé aux trois quarts externes des cotes (PL XI, fig. aa).

Cette variété parait avoir de grands rapports avec A mm, Vanuxemi Morton, autant qu'on en peut juger par les figures de cet auteur et de WnrrFiELD, mais le texte de ce dernier empêche d'assimiler les deux formes. Je préfère donc employer la désignation de Suffeiulensis (^). Il est très possible, au surplus, que ce soit une espèce distincte dAmm, Delawarensis.

Variété Campaniensis. — Inversement, un échantillon plus renflé possède, à l'âge adulte, une section subcarrée (mesures n*» VI). 11 rappelle Mort. Campaniense^ figuré par de Grossouvre (PI. XIII, fig. 3 a-b). Je note seulement que les c6les sont quelquefois trifurquées. L'ornementation est vigoureuse ; on remarque que les côtes sont particulièrement fortes entre le tubercule ombilical et le tubei>cale médian, où se fait la bifurcation.

Rapports et différences. — Mort. Delawarense se distingue facilement des eapèces précédentes par ses côtes régulièrement bifurquées au milieu des flancs. Cette ammonite a quelque analogie avec A mm. Propoetidam Redt. ('). On remarquera cependant que cette dernière espèce a une carène crénelée à l'âge adulte et ne présente de tubercules qu'à l'ombilic et au pourtour. D'autre part, le premier l®be se termine en pointe (Schlœnbachia).

Il «existe, dans la collection de la Sorbonne, un échantillon de Contes-les-Pins (Alpes-Maritimes) tjui présente tout à fait les caractères de nos ammonites. Munier- CuALMAS l'avait étiqueté: A mm. Galloprovincialis, D'autre part, la collection Larrazet coiitienft tme ammonite provenant de Mioma (Alva, Espagne), qui est également voisxDe de Ja nôtre ; je ne doute pas qu'il ne s'agisse de la même espèce, bien que la carène soit encore tuberculée à une taille où elle est lisse &ur nos exemplaires et que la section soit plus étroite.

Gisements. — Campanien. Une douzaine d'échantillons de Sbeitla (coll. Fucx et Pbrv.), soit de la forme typique, soit de la variété Suffetulensis. Un échantillon de la var. Campaniensis du N du Dj. Semmana. Le type provient du Delaware (Etats-Unis) ; l'espèce existe également en France.

(i) Tous les ochantUlons viennent des environs de Sbeitla, Tancienne Suffotula. (a) Rbdteeibacher : Gcph. Gosau, p. 116, PI. KUVI, Hg. 0 a-c.

Mortoniceras MonchIcourtI Pervinquière 1907

PI. XI, (ig. I et A

Diamèlre 160 (1)

Hauteur du dernier tour 51 (0,32)

Épaisseur du dernier tour 47 (0,29)

Largeur de l*ombiIic 80 (0,50)

Coquille discoïdale, à tours contigus, non embrassants ; section des tours rectangulaire. Ombilic large, peu profond, bordé par une rangée de forts tubercules (31 pour le dernier tour) ; de chaque tubercule partent deux côtes rectilignes (^), portant un tubercule un peu au delà du milieu des flancs et deux autres tubercules au voisinage du bord externe. La région ventrale (assez abîmée) devait porter une carène peu accentuée, qui n'est pas représentée sur le dessin (PL XI, fig. A). Cloisons inconnues.

Rapports et différences. — L'espèce la plus voisine de Mort. Monchicourti est peut-être SchL Kiliani Lasswitz {'). Autant qu'on peut en juger par les figures et la description très sommaire, l'ammonite du Texas difiere de celle de Tunisie par un enroulement légèrement embrassant, par la présence de trois tubercules, au lieu de quatre, sur chaque côte et par le fait que la division a lieu au milieu des flancs. D'ailleurs, la description est trop vague pour qu'on puisse pousser plus loin la comparaison. L'enroulement non embrassant, la section subcarrée à l'état adulte, la division régulière des côtes, à partir de l'ombilic, séparent Moi^t, Monchicourti de Mort, Delawarense et des autres Mortoniceras décrits précédemment. VAmm, Coniacensis Coq. (*), généralement considéré comme identique à VAmm. Texanus Rgemer, porte des côtes alternativement simples et bifides, munies de cinq tubercules ; il sera donc aisé de le distinguer de la présente espèce. D'autre part, l'enroulement très lâche de Mort, Monchicourti lui donne quelque analogie avec Mort. Zeilleri de Gross. (*), dont les côtes portent aussi quatre tubercules; on remarquera cependant que, dans cette dernière espèce, toutes les côtes sont simples et que les tubercules sont autrement disposés.

Cet enroulement non embrassant rapproche Mort. Monchicourti des Peroniceras ; par contre, l'absence des trois carènes empêche de le placer dans ce dernier genre.

Gisements. — Très sensiblement au même niveau que Mort. Texanum (ou un peu au-dessus) et Micraster Heinzi. Santonien. Un seul échantillon typique : Dj. Tiouacha. Un échantillon douteux (Sénonien inférieur), recueilli entre Bordj Debbich et le Dj. Barbrou. Je dédie cette ammonite à mon ami M. Mor^cHicouiiT, contrôleur civil en Tunisie, en souvenir des services qu'il m*a rendus et des agréables instants qu'il m'a fait passer.

(i| Quelquefois cependant la division se fait à quelque dislance de l'ombilic.

(a) Lasswitz : Krcide-Amm. v. Texas, p. 26-26, fig. 6, PI. VU, fig. i. Tl ne serait pas impossible cependant que celle ammonite fui simplement une variété d'Amm. injlatus.

(3) CoQUA.?iD: Synopsis foss. Charente, p. 976. Descript. Charente, p. iî4. {l\) De GnossouvRE : Amm. Craie sup., p. fi^. Pi. \1V. (inr. i o-b.

Incert» Sedis Ammonites (MortonIcerasP) Machuell Pervinquikre 1907

PL IX, fig. 19 a-b, 20 a-b

Diamètre 12,75 (1)

Hauteur, du dernier tour 6 (0,47)

Epaisseur du dernier tour 4 (0,31)

Largeur de Tombilic 3,8 (0,30)

Ammonite discoïdale, à tours (5 au total) croissant rapidement en hauteur. Section des tours ovalairc, notablement plus haute que large. Flancs modérément bombés. Région ventrale amincie, portant une légère quille, qui disparaît sur la deuxième moitié du dernier tour. Ombilic moyen, le dernier tour recouvrant à peu près les 3/3 du précédent ; sur les premiers tours, le bord de l'ombilic est arrondi, tandis que vers le milieu du dernier tour apparaît une arête mousse, en dessous de laquelle règne une sorte de cannelure spirale. Flancs complètement lisses, y compris la partie de la loge d'habitation qui est conservée (i//i de tour).

Cloisons très simples, comnc»e le montre la fig- 99» simplicité qui n'est nullement due à lusure, car l'échantillon est parfaitement conservé. Trois selles basses et très larges, car- F,g 99, ^^^ Mackueli x 6,6 (éch. pi. xi, rées, divisées par une ou deux indentations. ar i9 ; r = 7 ; les trois dernières cloisons).

Premier lobe latéral légèrement plus long, mais bien plus étroit que le lobe siphonal. Deuxième lobe très réduit, pointu. Pas de lobe auxiliaire, à moins qu'il ne faille considérer comme tel la petite indentation se trouvant sur la paroi de l'ombilic.

Rapports et différences. — Je ne doute en aucune façon que cette ammonite ne soit nouvelle: il y en a d'ailleurs bien peu qui puissent lui être comparées et encore la ressemblance est-elle très vague. Parmi les ammonites de la Craie supérieure qui sont lisses et qui possèdent une légère quille, je n'en vois guère que trois. C'est d'abord Amm. obscurus Schlîjter (^), qui a une section carrée, puis Amm, Icenicus Sharpe (■), qui a tout à fait la forme de notre ammonite, mais avec les cloisons très découpées des Pachydiscus, et enfin Amm, Sugata Forbes ('), qui possède également des cloisons très découpées et montre un ombilic très petit (Desmoceras).

La difficulté est de savoir dans quel genre faire entrer ce fossile. S'il se rapproche de certains Desmoceras par la forme extérieure, il s'en éloigne complètement par la

(1) ScuLÛTER : Ccph. ob. d. Kreide, p. 70, Pl. XXII, lîg. 10. (3) SiiARPE : Foss. Moll. Chalk, p. 43, Pl. XIX, fig. h a-b.

(3) Forbes: Foss. Inverl. S. India, p. ii3. Pi. X, lîg. 3 a-c. — Kossm.vt : Siidind. Kreidef., p. 176 Pl. XXIV, fig. II ; XXV, 1 a-b.

a43 BXUDBS DE PiLLéOMTOLOGlB TONIBlBNfNl

cloison, qui est presque une cloison de Mortoniceras ; l'existence d'une quille est également en faveur de ce dernier genre ; par contre, un des caractères essentiels de Mortoniceras est la présence de cotes, lesquelles font complètement défaut ici, sur la partie cloisonnée comme sur la loge. Qu'on n'invoque pas la jeunesse du sujet, pour expliquer cette absence de toute ornementation, car tous les Mortoniceras et Schlœnbachia, que j'ai vus à cette taille, possédaient déjà des côtes ou des tubercules. Néanmoins, afin d'éviter la création d'un nouveau genre pour cette seule ammonite, je laisse celle-ci à côté de Mortoniceras, bien que je doute fort qu'elle lui appartienne réellement.

Gisement. — Un seul exemplaire ferrugineux, en très bon état; niveau à Pachydiscus Selbiensis (Santonien) du Dj. Selbia, au S de Si Abd el Kerim.

Je me fais un plaisir de dédier cette curieuse ammonite à M. Machubl, fi>ii?ecteur général de l'Enseignement en Tunisie, dont les travaux font autorité dans le monde des arabisants et dont j'ai reçu les encouragements les plus flatteurs, lors de mes voyages dans la Régence.

Genre PERONIGERAS de Grossouvre

Ce genre a été créé par de Giiossouvre(^) pour des ammonites à large ombilic, voisines des Mortoniceras, mais ayant la région* ventrale ornée de trois carènes et poésentant des cloisons plus élancées et plus découpées, le premier Ibbe latéral' se terminant en fourche à deux pointes.

Bn^ feit, Vbl délimitation de ce genre est peu nette, car, dans Ife jeune âge, il n'existe qu'bne carène, ainsi qu'on peut le voir sur un de mes échantiHons, tandis que, dhns l'adulte, les carènes latérales peuvent être remplacées par une double rangée db tlibercules; on a alors les caractères d'un Mortoniceras. Le Peronioeras Czœrnigi Redt., figuré par Peroi^ (*), présente précisément cette dissociation des carènes. Kossmat ('). a déjà montré q;ie VA mm. Stangeri Baily passait par les deux stades Peroniceras et Mortoniceras,

Néanmoins, les genres Peroniceras el . Mortoniceras peuvent encor-e ôtce distingués, dans la plupart des cas, tandis qu'il n'existe aucun caractère distinctif impoiv tant entre Peroniceras et Gauthier iceras. Ce dernier genre (défini d'une façon bien, vague par son auteur) (*) se distingue de Peroniceras par une quille plus saillant!» et qjaelques divergences dans la cloison. Kossmat et Solger ont déjà montré que cotte accentuation de la carène ne saurait être un caractère générique, d'autant plua^

(i) De Grossouvre : A m m. Craie sup., p. g3.

(a) Peroîc : Amm. Crél. sup. Algérie, p. 53, PI XI, flg. 7-8.

(3) KossuAT : Sûdind. Kreidef., p. 88.

{l^) De GnossotvRE : Amm. Craie sup., p. 87.

qu'il n'existe pas une carène unique, comme le ferait croire la description de de Grossouvre. Toutes les figures montrent qu'il y a, en réalité, trois carènes, comme dans les Peroniceras^ mais les carènes latérales sont beaucoup moins mai-quées que la carène médiane. D'autre part, Peroniceras subtricarinatum n'offre qu'une carène très saillante et presque tranchante jusqu'au diamètre de 35 mm., au moins.

Les différences dans la cloison, invoquées par de Grossouvre, sont également bien faibles. Le genre Peroniceras aurait une cloison plus découpée et montrerait un premier lobe terminé par une fourche, laquelle ferait défaut dans Gauthier iceras. Il est facile de constater que ce caractère est déduit de l'examen d'un nombre insuffisant d'échantillons. J'ai devant les yeux deux beaux exemplaires de Peroniceras subtricarinatum et de Gauthiericeras Margœ. La cloison est un peu plus découpée et les éléments sont plus élancés dans le premier, mais la fourche du premier lobe y est beaucoup moins nette que dans le. Gauthiericeras y oii elle est très accentuée (*). D'autre part, rallurc générale de la cloison est la mcmc dans les deux cas; on y observe également la réduction considérable de la troisième selle par rapport aux deux précédentes.

Reste donc un seul caractère différentiel entre les deux genres proposés: Peroniceras a des tours plus carrés et un ombilic -plus large, encore qu'il y ait quelques variations à ce sujet. Je ne pense pas que cela suffise à définir un genre. Puisque le terme de Gauthiericeras existe, je le conserve, en lui donnant seulement une valeur subgénérique. Les Peroniceras s. st. comprendront les formes à section carrée et à large ombilic ; les Gauthiericeras, les formes à ombilic plus étroit, à section rectangulaire et à carènes inégales.

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