‹ Études de paléontologie tunisienne. I-[II]Chapitre 46 sur 84 · VIII · texte numérisé non relu

VIII

1871. Amm. inoonstans Schlûter : Geph. ob. d. Kreide, p. 7, PI. III, fig. 1-5. 19Q3. Àcanthoceras inconstans Pervinquiëre : Et. géol. Tun. cent., p. 83.

J'ai cité, sous le nom d*Acanthoceras inconstans^ une ammonite du Cénomanien du Semmama, à laquelle je pourrais maintenant ajouter plusieurs fragments du Mrliila. Certains d'entre eux répondent bien à la figure de SchlCter et la cloison est tout à fait

(j) CoUc espèce est bien voisine de VAmm. Boc/iumf/UM ; cependant elle est un peu plus plate, elle a un ombilic plus petit et un moins grand nombre de tubercules. Quant aux différences de cloisons, indiquées par ScHLÏJTER, elles me paraissent reposer sur une série d'inexactitudes. Sharpe dit assurément que les lobes de son ammonite sont triûdcs, mais la figure les montre biiidcs et ils sont bien tels sur l^exemplaire que J'ai pu examiner. D'autre part, la première selle est divisée en trois parties par doux lobules, dont le plus développé serait rcxternc dansi4m/n. Renevieri eirintcmedans ^mmj^oc/iume/uis. Cette disposition ne paraît pas constante, car, dans ce même exemplaire dM mm. Renevieri, auquel je viens de faire allusion, le lobule lé'plus développé est l'interne, l'autre étant même très réduit. On ne peut donc faire entrer en ligne* de compte les différences dans la cloison invoquées par Scm^fiTER. U est possible néanmoins que les deux espèces soient distinctes. En tout cas, on se demande pourquoi Schlûter, qui admet les deux espèces, a mis I'i4mm. Renevieri en synonymie d'i4mm. Bochumensbt car, si l'une des espèces doit disparaître, c'est la sienne, ^'apparence de carène que montre le type de Sharpe est duo à une légère surélévation, d'ailleurs inconstante, produite par le siphon. J'ajoute qu'un très grand exemplaire d*Amm. Renevieri, appartenant à la collection de la Sorbonne, montre un siphon assez gros, couvert d'un épiderme brun cl occupant une posi< tion latérale, au lieu d'être médiane ; ce siphon se trouve du côté droit, sur l'arctc formée par les flancs et par la région ventrale aplatie.

(a) C'est pour réserver la possibilité de ranger cette esi)èce dans Sharpeiceras, c'Ost-à-dire, pour moi, dans Aeanthoceras, que j'ai dû changer le nom d*Amm, Sarlkaeensis Bayle.

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la même; mais ils s'accordent non moins bien avec les figures que Guéranger a données de son Amm, Sarthensis. A vrai dire, la description est bien insuffisante; néanmoins l'examen des photographies permet de constater l'identité d*Amm, inconstans Schluter et d*Amm, Sarthensis Guéranger ; or, ce dernier nom étant le plus ancien doit être substitué à Tautre, ce qui est évidemment fâcheux, car SgiilCter avait défini son espèce beaucoup mieux que Guéranger.

Quoi qu1l en soit, l'assimilation ne me paratt pas douteuse, puisque les adultes, aussi bien que les jeunes, sont tout à fait semblables dans les deux cas. Les seules difrérences portent sur la présence, dans Amm, inconstans^ de a a côtes, au lieu de ao, et sur ce fait que les tubercules (au nombre de 4 de chaque côté, d'après SchlCter) sont plus accentués dans le jeune à* Amm. inconsians que dans celui d'Amm, Sarthensis, Toutefois, mes échantillons présentent de notables variations à ce sujet ; les uns ont quatre tubercules nets sur chaque côte (PI. XVll, fig. a, 3), d'autres n'en ont que trois (PI. XVll, fig. i) ou deux, les deux autres tubercules étant à peine visibles. D'ailleurs, l'épithète d*inconstans, appliquée par Schlûter à son ammonite, prouve qu'elle peut supporter d'importantes variations, bien que celles-ci ne soient pas indiquées dans la description.

Enfin, les photographies de Guéranger laissent voir les cloisons sur une bonne partie de leur tracé, ce qui permet de constater leur accord avec celles qui ont été dessinées par SghlOter. L'identité de ces deux formes ne me parait pas douteuse. La description de Guéranger étant très insuffisante, je vais indiquer brièvement les principaux caractères d'Amm. Sarthensis^ en m'aidant de deux échantillons de la Sarthe, qui figurent dans la collection de la Sorbonne et qui appartiennent certainement à cette espèce.

Coquille à enroulement médiocrement embrassant, Tombilic laissant voir la moitié ou un peu plus de la moitié des tours précédents. Flancs plats ou à peine bombés, s'inclinant doucement vers la région ventrale, laquelle est tronquée par un méplat ou est légèrement arrondie. Ombilic entouré par 9 à ii tubercules arrondis, de chacun desquels partent, en général, deux côtes rectilignes ou faiblement infléchies en avant, se terminant au bord ventral par un tubercule légèrement allongé dans le sens spiral. Il y a rarement de côtes intercalaires. Outre les deux tubercules principaux, les côtes portent généralement entre eux deux tubercules moins marqués, souvent très atténués ou pouvant même disparaître. En général, le plus externe des deux (c'est-à-dire le 3* à partir de l'ombilic) est seul bien développé. Les côtes ne traversent pas la région ventrale, mais on voit quelquefois sur leur prolongement une légère élévation ; dans le jeune âge, il paratt y avoir, dans le plan de symétrie, un petit tubercule, placé dans l'intervalle de deux côtes successives, caractère qui, joint à l'allure des cloisons, empêche de ranger cette espèce dans le genre Mammites, A l'âge adulte, les côtes s'atténuent (*), les tubercules principaux restant encore sensibles ; ceux-ci s'efTaçent eux-mêmes, en commençant par le tubercule externe, car le tubercule

(1) Elles sont cependant encore visibles sur un exemplaire de la Sarthe mesurant i35 mm. de diamètre.

CÉPHALOPODES DES TERRAINS SECONDAIRES 3o5

ombilical (souvent un peu allongé radialement) persiste plus longtemps. La coquille doit devenir entièrement lisse à un diamètre de i8 à âo cm.

Une des particularités de cette espèce gît dans le tracé général de la ligne suturale. On remarquera, en effet (fig. 117), que la deuxième selle est plus haute que la moitié interne de la première selle, plus haute elle-même que la moitié externe de

yin'

Fio. 117. - Àcomps, Sarthense X 3,4 (éch. PI. XVII, flg. 3; r = 27).

cette première selle. Par contre, la troisième selle est notablement plus basse que la deuxième ; une ligne enveloppant toutes les selles offrirait une convexité en avant. Les deux premiers lobes sont profondément bifides (sur la figure de Schluter le deuxième ne Test pas) et ont une forme assez spéciale, comme on en jugera par la figure ci-contre.

Rapports et différences. — Cette ammonite a été quelquefois confondue avec des variétés d'Amm. varians, mais Tabsence de carène et la disposition de la cloison permettent de l'en distinguer immédiatement.

Par contre, elle est réellement voisine de VAc. laticlavium (^) ; on reconnaîtra cependant que cette dernière ammonite a une section plus élevée, rectangulaire, des flancs parallèles, et que toutes les côtes partent de l'ombilic indépendamment les unes des autres ; en outre, les quatre tubercules de chaque flanc sont très constants.

VAmni. Bochumensis SchlOter et VAmm. Essendiensis SchlCter (espèces bien voisines l'une de l'autre) sont également très proches de celle qui nous occupe ; cependant, dans les deux ammonites que je viens de citer, le tubercule ombilical donne naissance à une côte rectiligne et simple ; il y a des côtes intercalaires, mais les côtes ne sont pas bifurquées; les tubercules du milieu des flancs font défaut. La ligne suturale est tout k fait de même type dans les trois cas ; il suffit cependant de comparer les figures pour voir tout de suite des différences notables, spécialement dans les subdivisions des lobes.

Gisements. — Cinq ou six fragments du Cénomanien supérieur du Dj. Mrhila (Kef Si A. E. K.) et du Dj. Semmama (Sud). Cette espèce a été citée en France (Sarlhe) et en Allemagne (Westphalie).

|i) Htatt rangée l'une cl Tautrc dans son genre Sharpeiceras.

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Acompsoceras Essendiense SciilIjter

PL XVH, flg. ti a-6. 5 a-6, 6, 7 1871. Amm, Essendimsis Schlûter :.Cepl]. ob. d. Kreide, p. 3, PI. I, ftg. 5-7; II, 2 et 4.

Un certain nombre de fragments d'ammonites du Mrhiia présentent les principaux caractères de cette rarissime espèce, mais l'accord n'est pas parfait. Quelquesuns de ces échantillons me paraissent constituer une variété de l'ammonite allemande; les autres appartiennent peut-être à une nouvelle espèce, mais, comme j'en possède seulement des fragments, je préfère ne pas créer de nouvelle dénomination spécifique ; il sera toujours temps de faire la coupure, si de nouveaux matériaux en montrent la nécessité.

Var. Mrhilensis (PI. XVII, fig. 4-5). — Cette variété diffère du type par une forme moins discoïdale, par des flancs moins plats, plus bombés et plus divergents, la plus grande épaisseur des tours étant voisine de l'ombilic (aux tubercules ombilicaux). Les tubercules ombilicaux persistent plus longtemps et sont plus arrondis, surtout dans le jeune. Gomme dans le type, les tubercules marginaux (encore bien visibles sur le petit échantillon de la PI. XVII, fig. 4) disparaissent avant les tubercules ombilicaux, mais ils sont arrondis, tandis que le dessin de ScuLûTER les montre allongés. S'il y a des côtes, elles disparaissent très tôt. La région ventrale est arrondie et non plate ; elle est moins nettement délimitée des flancs.

Les cloisons, très faciles à suivre sur la photographie, ce qui me dispense de les reproduire ici, sont remarquables par l'élargissement considérable des lobes. Le lobe siphonal est moins large et beaucoup plus court que le premier latéral (l'inégalité est bien moindre dans le type, dans lequel tous les lobes sont relativement plus longs et moins larges). Le premier lobe latéral est symétrique, disposition mieux visible sur le petit échantillon (PI. XVII, fig. 4) que sur le grand (PI. XVll, fig. 5), où les branches du lobe se détachent à des hauteurs différentes des deux côtés. Le deuxième lobe est semblable au premier, quoique la bifidité y soit moins apparente, tandis qu'elle est très nette sur les suivants, chaque lobe étant divisé par une sellette arrondie. Il y a, au total, six lobes latéraux, décroissant assez régulièrement. Les selles sont bifides, en principe, mais les nombreuses divisions secondaires qu'elles présentent leur donnent un aspect festonné. Tous ces éléments de selle sont ovalaircs ou arrondis en avant, rappelant quelque peu la disposition caractéristique des Phylloceras. ta première selle est large, et sa partie externe est plutôt moindre que l'interne. La deuxième selle, moins large, atteint ou dépasse même en hauteur la première. La troisième selle est immédiatement bien plus petite et peu différente des selles suivantes. En somme, cette cloison est de même type que celle d*Amm. Essendiensis, tout en présentant de nombreuses différences de détail. Les deux exemplaires sont bien semblables à ce point de vue.

Var. Madjeurensis (PI. XVII, fig. 6, 7). — Cette variété se différencie de la précédente, ainsi que du type, par des caractères portant à la fois sur la forme

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extérieure et sur les cloisons. Les tubercules marginaux sont un peu plus nombreux que dans le type. Des côtes flexueuses, assez serrées, les relient à des tubercules ombilicaux, qui devaient être peu marqués. A la taille de l'échantillon figuré PI. XYII, fig. 6, la variété précédente et le type même sont lisses. D'après la descripition de SchlCter, VAmm, Essendiensis aurait, dans sa jeunesse, des côtes un peu incurvées (tandis que la figure les montre droites), se terminant par un tubercule. Le jeune de notre ammonite (obtenu par moulage, PI. XVII, fig. 7) présente des côtes flexueuses, plus fines et plus espacées que dans la figure donnée par Schluter (PL I, fig. 7) ; les unes paraissent partir deux par deux de l'ombilic, tandis que les autres s*intcrcaleraient entre les premières et se limiteraient aux deux tiers des flancs. Je ne sais s'il y a un tubercule ombilical ; en tout cas, les côtes portent deux autres tubercules, l'un au pourtour, l'autre aux 3/4 de la hauteur. Entre ces deux tubercules, les côtes sont infiéchies en avant. Ce deuxième tubercule ne paraît pas exister dans le type d'Amm. Essendiensis, dont notre ammonite s'éloigne notablement. Par contre, cette disposition la rapproche beaucoup d'Amm. Sarthensis Guéranger, et c'est une des raisons pour lesquelles nous plaçons cette dernière ammonite dans le genre Acompsoceras, Toutefois, la forme adulte parait trop différente pour que nous puissions réunir les deux espèces.

Un autre échantillon, de même taille que celui dont il a été question précédemment, ne montre plus de côtes, pas plus qu'un autre fragment, lequel porte, par contre, des tubercules ombilicaux bien nets. Enfin, un autre grand fragment non cloisonné, correspondant par suite à la loge d'habitation, montre des côtes rappelant celles de Téchantillon figuré. L'ornementation paraît donc assez variable.

Pour ce qui est des cloisons, les lobes sont beaucoup moins larges que dans la var. Mrhilensis et. même que dans le type de l'espèce ; en outre, leur mode de division est assez irrégulier, de sorte que la symétrie n'est plus apparente (*). Le lobe siphonal reste toujours bien plus court que le premier latéral ; dans un échantillon, il atteint à peine la moitié de ce dernier lobe. Les selles témoignent d'une grande irrégularité. De façon générale, elles sont plus longues et moins larges que dans la variété précédente. Dans l'un des exemplaires, la partie externe de la première selle est extraordinairement étroite, tandis que le lobule qui la limite est assez développé ; les lobules subdivisant les selles sont ici plus accentués que dans la var. Mrhilensis, Quant à la partie interne de la cloison, on peut constater qu'elle comprend, de chaque côté du lobe antisiphonal, cinq lobes (plus un tout petit sur la paroi de l'ombilic) et six selles bifides.

Quelle <5st la valeur de ces différences par rapport au type de l'espèce et à la var^ Mrhilensis ? Je ne saurais le dire dans l'état de mes matériaux, mais j'ai tenu à signaler ceux-ci, car ces formes sont encore rares et mal connues.

Rapports et différences. — L'ammonite qui nous occupe ne saurait être confondue avec aucune autre ammonite tunisienne. En efTet, si VAmm. Sarthensis GuÉRANGER a dcs cloisous très analogues, l'ornementation est différente au stade

(1) L'échantillon figuré est le moins aberrant h ce point de vue.

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adulte, car VA mm. Sarthensis possède de fortes côtes rectilignes, tandis que notre ammonite a des fînes côtes flexiieuses, disparaissant plus tôt que dans cette dernière espèce. La confusion serait cependant possible, si Ton était en présence d'individus vieux et lisses. Dans ce cas, la seule ressource est de casser ré<:liantilLon pour voir le jeune. Quant à la distinction d*avec Amm. Bochumensis ScHLÎJTEn, je renvoie à la description originale (').

VAmm, oblecius Sharpe qui se rencontre dans les mêmes couches, a aussi quelque analogie, à certains stades, mais oh le distinguera par son ombilic presque fermé et par sa cloison très spéciale (cf. p. io8).

Gisements. — Six fragments, provenant tous du Mrhila, en dessous de Kef Si A. Vj. K.; moitié supérieure des marnes du Cénomanien.

Celte espèce ne paraît connue qu'en Allemagne et en Belgique, dans le Cénomanien inférieur (Tourtia) et moyen. Elle semble très rare partout.

Genre MAMMITES Lalbe et Bruder

Le genre Mammiies a été institué, en 1887, par Laube et Bruder pour des ammonites turoniennes, rappelant Acanlhoceras par l'ornementation des flancs (fortes côtes portant de gros tubercules à l'ombilic et au pourtour) et Schlœnbachia par la présence d'une légère carène. Ces ammonites diffèrent de ce dernier genre par la forme des côtes et par les cloisons ; elles se séparent d* Acanlhoceras^ parce qu'il n'existe à aucun âge une rangée médiane de tubercules. En réalité, il n'y a pas de véritable carène, mais quelquefois le siphon fait faiblement saillie ; la région ventrale est tronquée et souvent un peu déprimée. Les cloisons sont relativement simples ; elles comprennent trois à quatre selles (la première étant très développée, rectangulaire et subdivisée par un lobe principal) et des lobes courts et peu découpés (le premier étant plus ou moins nettement bifide).

Bien que ce genre n'ait pas été adopté par tous les auteurs, il me semble cependant correspondre à une bonne coupure ; élargissant un peu la définition primitive, on peut même y englober deux groupes de formes.

Le premier groupe, celui des Mammiies proprement dits, comprend des formes plus ou moins épaisses, à enroulement médiocrement serré, ornées de fortes côtes, qui partent souvent deux par deux d'un tubercule ombilical plus ou moins conique. La cloison a les caractères indiqués plus hauts. Le type est Mammiies nodosoides ScuLOTHEiM, à la suite duquel on peut mentionner Mamm. Reveliereanus Courtiller (=.' Mamm, Rochehranei Coq. == Mamm, binicosiatus Petrasciiegk), Mamm, Tischeri Laube et Bruder et sans doute aussi Mamm, concilialus Stol. et Mamm. Lapparenli Pervinquière.

(1) SoHLUTER : Ccph. ob. d. Kreidc, p. i et i, PI, I, fiff. i-d ; H, 1.

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Pour le deuxième groupe, j'adopterai le nom de Pséudaspidoceras, proposé par Hyatt ('), mais en restreignant son importance et en modifiant quelque peu $on classement. Dans l'idée de Hyatt, ce terme désignait un genre spécial, qu'il ne plaçait même pas dans la famille dès Mammitidœ, mais dans celle des ManieUiceratidœ. Une partie de ce qui a trait à celte famille est assez difficile à comprendre; toutefois, le ternie me paraissant heureux, je l'emploierai, en réduisant sa valeur à. celle d'un sous-genre ou d'une section qu'il me semble préférable de rattacher aux Mammites, Ainsi limités, les Pseudaspidoceras sont des ammonites, rappelant d'une façon frappante, à l'état adulte, certaines ammonites du Jurassique. La forme est discoïdale ; l'ombilic est notablement plus large que dans le groupe précédent ; les tours ont une section carrée ou rectangulaire; la région ventrale est quelquefois un peu déprimée, tandis que, d'autres fois, elle porte une très légère saillie médiane. Les côtes, généralement simples, sont souvent écartées les unes des autres, munies d'un tubercule ombilical et de deux tubercules externes. Type : Amm. Footeanus Stol. Dans ce type et dans une espèce qui s'y rattache, Amm. Michelobensis IjKvbf: et Bruder, la ligne suturale présente une particularité qui ne se rencontre pas dans les autres : la première selle est très étroite, tandis que le . premier Ibhe est au moins deux fois aussi large qu'elle et divisé en deux parties un peu inégales. A cette section se rattache encore Amm. Pedroanus White, Amm, crassiiesta Stol., Amm. Cunliffei Stol., Amm. Salmuriensis Court, et une espèce nouvelle, décrite plus loin sous le nom de Mamm. armaius.

Presque toutes ces formes appartiennent au Turonien ; quelques autres, dont la position exacte est un peu douteuse, paraissent cénomaniennés ; c'est assurément le cas pour Mamm. Lapparenti.

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