CONCLUSIONS
Pour tirer des conclusions sur Tensemble des faunes mésozoïques de Tunisie, il faut évidemment attendre que celles-ci soient complètement étudiées ; néanmoins, les Céphalopodes étant de beaucoup les fossiles les plus importants au point de vue géologique, on peut faire, dès maintenant, un certain nombre de constatations intéressantes qu'il me paraît opportun d'indiquer brièvement, sans revenir sur ce que j'ai déjà dit dans mon Ëtude géologique.
Examinons, tout d'abord, la répartition stratigraphique, ce qui me permettra de compléter les listes de fossiles que j'ai données dans mon premier travail.
Le TliAS ne nous a pas fourni la moindre trace de Céphalopode et, pour le Lias, nous n'avons en main que des bélemnites peu déterminables. Aucun fossile n'indique la présence, dans le Nord de la Tunisie, des terrains compris entre le Bajoelen et le Callovleii.
L'Oxfordien ^ne m'est connu qu'en deux points : au Dj. Klab et au Zaghouan (montée du télégraphe) et encore ce dernier gisement (en situation anormale) aurait-il besoin d'être revu. La faune comprend:
Phylloceras Manfredi 0pp.
— tortisulcatum d'Orb.
Oppelia Arolica 0pp.
ainsi que des Perisphinctes et des Bélemnites peu déterminables. Ces quelques fossiles suffisent, sans doute, à caractériser la zone à Peltoceras transversarium.
Le groupe Séqaanleil-Klmérlderleil paraît faire entièrement défaut dans le Nord de la Tunisie.
Par contre, le Portlandien ou Tltlionlque est bien représenté dans la même région. Il est facile d'y distinguer deux niveaux. Le niveau inférieur cpntient :
Nautilus Malbosi Pictet Oppelia lithographica 0pp.
Phylloceras isotypum Benecke Neumayria cf. Strombecki 0pp.
— sérum 0pp. Apiychus Beyrichi 0pp.
— semisulcatum d'Orb. Perisphinctes Kobelti Neum.
— Benacense Catullo — adelus Gemm.
— Caiypso d'Orb. — rectefiircaius Zitt.
— Loryi Mun.-Ch. — cL geron Zitt, Lyioceras polycyclum Neum. — simoceroides Fontannes
4ia ÉTUDES DE PALÉONTOLOGIE TUNISIENNE
Perisphinctes Hodiernœ Gemm. Aspidoceras Fagesi Perv.
Peltoceras Fouquei Kilun — Gourguechoni Perv.
Simocerasci. Doublieri d'Orb. Apiychus latus Park.
— Sautieri Fontannes var. Malle- Waagenia Ai^erii Pei^y .
tiana Font. Holcostephanus cf. celsus 0pp.
— cf. Venetianum Zitt. (?)
Il ne me paraît pas douteux que ce niveau inférieur corresponde au Diphyakalk, quoique le fossile caractéristique de cet horizon n*ait pas encore été rencontré en Tunisie. C*est également le niveau des calcaires de Solenhofen, lesquels doivent être attribues au Tithonique inférieur, ainsi que Ta montré Haug dans son importante étude: « Portlandien, Tithonique et Volgicn » (^). A vrai dire, plusieurs de nos fossiles ont un cachet un peu plus ancien : beaucoup ont été cités dans les couches dites à Aspidoceras acanthicum, que divers auteurs placent dans le Kiméridgien. En réalité, ce terme couvre un complexe hétérogène, dont la plus grande partie doit cependant revenir au Tithonique inférieur. Inversement, quelques-uns de nos fossiles sont connus à un niveau plus élevé, mais ils ont été également rencontres dans les calcaires de Solenhofen ou leurs équivalents. Au total, notre niveau inférieur à ammonites me semble bien appartenir au Tithonique inférieur, spécialement à la zone à Oppelia lithographica, qui pourrait être également caractérisée par Tabondance de Phyll. Loryi.
La faune de ces couches a les plus grandes analogies avec celle qui a été étudiée par Neumatr, Zittel, Gemmellaro, Canavari, Fontannes, Kilian, etc. dans les Carpathes, dans les Alpes du Tyrol et de Venétie, dans l'Apennin central, en Sicile, en Andalousie et dans le bassin du Rhône. Elle paraît exister également en Algérie. spécialement au bou Thaleb. Au surplus, l'analogie porte sur la roche autant que sur les fossiles. D'après les descriptions des auteurs, certaines parties du calcaire tithonique du Dj. ben Saïdan sont identiques au m calcare incarnato » de Campo Rovorè. dans les Sette Communi, ou de Calatafimi, en Sicile, tandis que les calcaires bréchoïdes rappellent singulièrement ceux des chaînes subalpines. Enfin, les fossiles rapportés d'Andalousie par Kilian et par Nicklès seraient souvent difficiles à séparei des miens, si, par hasard, un mélange se produisait.
J'attire l'attention sur l'existence de formes communes au Jurassique de la Tunisie septentrionale et à celui de l'Est africain allemand (Per. adelus Gemmellaro = Per. Beyrichi Futterer). Ce fait est d'autant plus remarquable que le faciès du Jurassique du Sud tunisien, si difTérent de celui du Nord, a son analogue en Abvssinie, comme je l'ai déjà indiqué ailleurs.
Ce niveau inférieur est particulièrement bien développé et fossilifère au Dj. ben Saïdan, au Dj. Klab (où, par exception, les fossiles sont à l'état ferrugineux), an Dj. Zoghouan et au Dj. bou Kournin. Par. contre, je n'ai pu le relrouver nu Dj. Ressas. Est-il caché, fait-il défaut ou se présente-t-il sous un autre faciès .' Il est bien difficile de se prononcer à ce sujet. Une seule ammonite a été trouvée dans
(i) Ê. Haug : Portlandien, Tithonique et Volgicn. B. S. G. F. (3), vol. XXVI, i8<,s, p. ,,,;.
CÉPHALOPODES DES TERRAINS SECONDAIRES 4l3
cette montagne, à ma connaissance : c'est celle que j*ai rapprochée de Sim. VeneHanuM ZiTT. Le type de cette espèce provient du Tithonique inférieur, ce qui n'est peut-être pas suffisant pour faire attribuer les calcaires gris du Ressas au Tithonique inférieur, car l'espèce a pu persister dans le niveau supérieur; au surplus, l'état de l'unique échantillon ne permet pas une détermination certaine.
D'un autre côté, j'ai recueilli, dans les mêmes calcaires, des Ellipsactinia, que je n'ai pas eu le loisir d'étudier complètement, mais qui paraissent semblables aux formes décrites par Canavari (^), dont plusieurs venaient précisément du Ressas. Or, ces fossiles caractérisent généralement le niveau de Stramberg. Enfin, MM. Pa- GEYRAL et Grûnberg m'out communiqué un spécimen très reconnaissable de Prosopon marginatum H. von Meyer, petit Grustacé qui indique également l'horizon de Stramberg. C'est donc finalement au Tithonique supérieur que je crois devoir rapporter les calcaires gris, à cassure vive, qui forment la grande masse du Ressas. J'ajoute que des calcaires identiques s'observent en Sicile, où on les attribue également à l'horizon de Stramberg. On comprend donc pourquoi les calcaires rouges du Tithonique inférieur sont invisibles ici.
Toutefois, cette solution ne va pas sans quelques difficultés. Un tel développement de calcaires du Tithonique supérieur ne s'observe ni au bou Kournin, ni au Zaghouan, montagnes entre lesquelles est situé le Ressas. De plus, le Dj. Oust, curieux petit dôme qui émerge de la plaine un peu au N-W du Zaghouan, m'a présenté une constitution notablement différente. Tout le noyau de la montagne est formé par un calcaire gris, compact, à cassure vive, où je n'ai pu trouver de fossiles déterminables. J'avais d'abord pensé avoir affaire au Lias, les marnes rouges ou violacées, qui surmontent ces calcaires, étant l'équivalent de l'Oxfordien du Klab, tandis que les calcaires rougeâtres à ammonites, qui recouvrent une partie des pentes, auraient été le prolongement du Tithonique inférieur du ben Saïdan. A YtdA dire, les calcaires gris, massifs, ressemblent autant, sinon plus, à ceux du Ressas qu'à ceux du Zaghouan ; en outre, ils ne renferment pas de rognons de silex, tandis que ces derniers sont communs dans le Lias. Les marnes violacées, qui s'observent au petit col, ne m'ont pas fourni de fossile déterminable ; par conséquent, je n'en puis faire état. Dans les cent mètres de marnes et calcaires, gris ou rouges, en bancs alternant assez régulièrement, je n'ai trouvé qu'un ou deux débris de Phylloceras, tandis que, dans les dix derniers mètres de la formation, les ammonites sont très fréquentes. Beaucoup sont mal conservées, ce qui avait fait dire à Aubert qu'elles avaient été roulées avant leur dépôt. Si cet auteur veut dire par là qu'elles ont été arrachées à une autre formation antérieure et remaniées, je ne lui donnerai point mon assentiment, mais ces ammonites ont pu être roulées, presque sur place, comme ont dû l'être les blocs et rognons qui prennent une si grande part à la constitution du calcaire bréchoïde du ben Saïdan. Quoi qu'il en soit de cette question, la faune de ce niveau supérieur est fort
(i) Caravari: Idrozoi titoniani délia Regiono Mediterranea appartenenti alla famiglia délie EUipsactinidi. Mem. Com. geol. Italia, vol. IV, a, i8g3.
4l4 ÉTUDES DE PALÉOnTOLOGIE TUNISIETVNE
intéressante. Elle diffère, d'ailleurs, totalement de celle du ben Saîdan et est assurément plus réceate, comme on en jugera par la liste suivante (*) :
Phylloceras Calypso d'Orb. Hoplites Privasensis Pictet
Lytoceras Juilletl d'Orb. — Callisio d'Orb.
Lissoceras carachlheis Zeuscuner — Carpathicus Zitt. var. gracilis
Apiychus punctatus Voltz Perv.
Perisphinctes Richieri Opp , — i4/irfre«i Kilian var. Pum'ca Perv. — cf. eudichotomus Zitt.
Ces ammonites montrent qu'on a affaire ici à la zone à Hoplites Privasensis, qu'il y a lieu de paralléliser avec le calcaire de Stramberg, c'est-à-dire avec le Tithonique supérieur.
Si, maintenant, nous revenons au Ressas, nous n'y voyons pas trace de ces couches à ammonites ; elles n'apparaissent nulle part, et les calcaires gris sont en contact, tantôt avec le Trias, tantôt avec le Néocomien. Il est vrai que ce dernier terrain est transgressif dans la région, de sorte que les couches à ammonites pourraient être cachées. D'autre part, les calcaires gris à Ellipsactinia ne peuvent être supérieurs aux couches à Hopl. Privasensis, car, ail Dj. Oust, ces dernières sont surmontées immédiatement par le Crétacé inférieur.
Dans mon Étude géologique, j'ai attribué cette formation au Berriasien, employant ce terme dans le sens qui lui est donné très fréquemment, et je l'ai rangée dans le Jurassique. Il me paraît encore évident que cette faune est jurassique, mais il y a, sans doute, avantage à ne pas lui appliquer Tépithète de berriasienne, dont le sens doit être restreint, . comme l'a établi Kilian (*).
Le Berriasien (terme qu'il serait peut-être préférable d'abandonner) doit, dans ces conditions, être limité à la zone à HopL Boissieri, que Kilian place à la base du Crétacé. Dans le Nord de la Tunisie, je n'ai pas réussi à caractériser cette zone, mais Aubert l'a trouvée dans le Sud, au Mellousi (Hoplites Boissieri Pictet, Holcost, cf. Cauileyi 0pp.) ; fait à noter, les couches fossilifères marchent, en quelque sorte, avec le Crétacé. Le Jurassique proprement dit est, d'ailleurs, inconnu dans cette région.
Je suis entré dans quelques détails, à propos du Jurassique, pour montrer que celui-ci offre des particularités intéressantes, en même temps que de difficiles problèmes. Il serait digne d'une étude approfondie ; nul doute, d'ailleurs, que celle-ci ne soit fructueuse, si on considère que les résultats exposés ont été acquis en quelques jours de courses. Quoi qu'il en soit, on peut affirmer l'existence, dans le Nord de la Tunisie, des niveaux suivants : Lias, Oxfordien, Tithonique inférieur, Tithonique supérieur. Les termes intermédiaires font défaut dans cette région, tandis que certains d'entre eux sont représentés (à l'exclusion des précédents) dans l'Extrême Sud ;
(î) En dehors des Céphalopodes, j*ai également recueilli deux Échinidcs importants : CoUyrites Friburgensis Ooster et Metaporhinus convexus Catullo.
(a) Kilian : Note sur les couches les plus élevées du lorrain jura«5sique cl la base du Crétacé inférieur dans la région delphino-provençale. Travaux du labo. géol. Grenoble, vol. 1, 1893, p. i^i.
la faune y est d'ailleurs radicalement différente de la précédente; elle fera Tobjet d'une étude ultérieure.
Le Crétacé Inférieur affecte, en Tunisie, deux faciès bien différents : dans le Nord règne un faciès bathyal, caractérisé par des argiles, des marnes, des marnocalcaires à nombreuses ammonites ferrugineuses, tandis que sur tout le Centre s'étend un faciès néri tique, où les formations zoogènes se rencontrent parfois, mais où les Céphalopodes sont rares. Ceci est particulièrement vrai pour le Néocomien et le Barrémien, qui ne m'ont fourni aucune ammonite ; la collection Aubert renferme seulement deux fragments de Céphalopodes,, provenant du Mrhila, que j'ai rapprochés d'une espèce barrémienne (Crioc. RuspoUi M.-E.) ou considérée comme telle. Il en est tout autrement pour la région de Tunis, où Aubert, A. Joleaud (') et moi-même avons recueilli d'assez nombreuses ammonites, qui permettent do caractériser les principaux niveaux.
Le Talanginlen» facile à observer au Dj. Oust ou au bou Kournin, est constitué par des marnes, où s'intercalent parfois des bancs calcaires ou des bancs gréseux. La faune comprend :
Phylloceras semisulcatwn d'Orb.
Lissoceras Grasianum d'Orb.
Holcosiephanus Astierianus d'Orb.
Holcodiscus cf. incerius d'Orb.
Hoplites neocomiensis d'Orb.
— pexyptychus Uhlig
— asperrimus d'Orb.
— hystricoides Uhlig
Belemn. (Duvalia) dilatatus ? de Blalnv.
— — latus de Blainv., avec
var. Zeugitana Perv.
— — polygonalis Duval-
JouvE var. trabiformis DuvAL-JouvE
— (Pseudobelus) bipartitusDEBhjLUiy.
— (Hibolites) pistilliformis de Blalnv.
L'Hauteririen, également marneux, paraît beaucoup plus pauvre en fossiles. Au Dj. Oust, je n'y ai trouvé que des fragments de bélemnites indéterminables. Peut-être faut-il lui attribuer les spécimens de Bel. dilatatus du Rcssas, que j'ai placés dans le Valanginien, à cause de leur association avec de nombreux Bel, latus.
Le Barrémien se présente sous deux faciès. Au bou Kournin, à la ferme Potin, il est constitué par des marnes et des mamo- calcaires, dans lesquels s'intercalent des bancs d'un calcaire gris à cassure vive. Les fossiles y sont à l'état calcaire ; on y remarque :
Phylloceras Tethys d'Orb.
— infundibulum d'Orb.
Lytoceras Phestus Math.
— (Cosiidiscus) recticostatumD OhB, Macroscaphites Yvani Puzos (fide Aubert).
Hamulina Quenstedii Uhlig
— Boutini Math.
Silesiies Seranonis d'Orb.
Hoplites cf. Somalicus M.-E.
Crioceras Mojsisovicsi Haug.
(i) a. Joleaud : Élude de l'Infracrétacé à faciès vaseux pélagique en Algérie et en Tunisie. B. S. G. F. (4), vol. 1, 1901, p. ii3. Cet auteur a donné une liste des fossiles trouvés aux environs de Hammam-Lif ; j*y renvoie le lecteur, car il m'a paru préférable de citer seulement ici les fossiles que j'ai eus en main.
4l6 ÉTUDES DE PALÉONTOLOGIE TUNISIENNE
D'après cette liste, il est difficile de dire à quel horizon du Barrémien on a afTaire ; peut-être les deux sont-ils représentés.
Au Dj. Telia (E du Dj. Oust), à Moghrane, au Dj. Ahmar, Aubert a recueilli une jolie petite faune d'ammonites pyriteuscs, qui est sans doute un peu plus récente que celle de la ferme Potin. La plupart de ces fossiles sont encore barrémiens, mais on sait maintenant qu'en Algérie et dans le S-E de la France plusieurs d'entre eux persistent dans TAptien ; on doit donc se trouver sensiblement à la' limite des deux étages. Cette faune nous ofTre :
Phylloceras Tethys d'Orb. Desmoceras Gouxi ? Satn
— pictaratum d'Orb. — Monicœ Coq.
— Rouyanum d'Orb. var. Babo- Puzosia Melchioris Tietze
rensis Coq. — Ibrahim Coq.
— Calypso d'Orb. — Angladei Sayn Lytoceras heierosulcatum Anth. Silesites Seranonis d'Orb. Macroscaphites Ficheari Sayn Belemn. (Duvalia) Grasianus Duval-Jouve. Ptychoceras lœve Math. — (Hibolites) semicanaliculatus de Desmoceras streitostoma Uhlig Blainv.
Est-ce un hasard ? ces deux listes ne contiennent ni Pulchellia, ni Holcodiscus, A part cela, la faune a la plus grande analogie avec celle déjà connue en Algérie (spécialement au Dj. Ouach) et dans toute la région méditerranéenne ; on peut en dire autant de toutes ces faunes du Crétacé inférieur, ce qui me dispense d'insister.
Avec TAptlen, on voit paraître quelques Céphalopodes dans le faciès néritique, savoir :
Nautilus neocomiensis d'Orb. Douvilleiceras Martini ? d'Orb.
Parahoplites Jîssicostatus Phill. Belemnites (Hibolites) semicanaliculatus de
— consobrinoides Sinzow Blainv.
— Weissi N. et U.
Les Hoplitidés y dominent, autant par le nombre des espèces que par celui des individus.
Par contre, le faciès bathyal de TAptien est mal représenté dans mes matériaux ; il ne s'étend guère au S du Zaghouan. Pour l'Aptien franc, je n'ai à citer que :
Phylloceras Gueliardi ? Rasp. Parahoplites Gargasensis d'Orb.
Oppelia Nisus d'Orb. — crassicostatus d'Orb.
Puzosia Getalina Coq.
Il est probable que de nouvelles recherches accroîtraient considérablement cette liste, dans laquelle il est difficile de faire exactement le départ de ce qui appartient au Bedoulien et de ce qui revient au Gargasien.
Une autre petite faunule semble indiquer un niveau quelque peu plus élevé ;
CéPHALOPODES DES TERRAINS SECONDAIRES t^l']
il faut la placer sensiblement a la limite de TAptien et de TAlbien ou à la base de ce dernier étage, c'est-à-dire sur l'horizon de Clansayes ; n'ayant pu étudier la stratigraphie des couches d'où proviennent ces fossiles, il m'est difficile de me prononcer à ce isujet. Cette faunule comprend :
Phylloceras late-umbilicatum Perv. Parahopliles Milletianus d'Orb.
Plychoceras cf. lesve Math. — cf. Gargasensis d'Orb.
Puzosia Getulina Coq. — Bigoti Seunes
Hoplites Matho Perv. Douvilleiceras Bigoureti Seunes.
Cette même association parait exister en des points assez éloignés les uns des autres (Dj. Ressas, Dj. Telia, environs de Teboursouk, environs de Béjà-gare).
L'AIUen inférieur du Dj. Hamaïma et du Dj. Zrissa est caractérisé par d'autres ammonites qui indiquent la zone à HopL tardefurcatus et peut-être aussi celle à HopL dentalus, sans qu'il soit possible de séparer l'une de l'autre ; ce sont :
Plychoceras lœve Math. var. Hamaimensis . Desmoceras cf. Zurcheri Jagôb Perv. Pusozia latUlorsata Mich.
Desmoceras RevoiliVEKw, — thos Perv,
^ . Dupinianum d'Orb. var. Afrir Parahopliles Mttletianus d'Orb.
cana Perv. Mortoniceras cf. Hugardianum d'Orb.
— Milieu Perv. Prionotropis Radenaci Perv.
A l'Albien supérieur doivent être attribuées les marnes noires, bitumineuses, fissiles, répandues dans toute la Tunisie. Leur faune est constituée par :
Mortoniceras injlatum Sow. Mortoniceras Bouchardianum d'Orb.
— Neuparthi Choppat — cristatum de Luc.
— Elojbicnse Szajnocha . . Belemnites (Hibolites) minimus Lister
— Candollianum Pictet — — stilus ? Blanford.
Au-dessus de cet horizon à Mortoniceras injlatum et toujours bien séparée de lui, vient \me zone riche en petites ammonites pyritéusesi dont voici l'énumération :
Phylloceras ellipticum} Kossm. Turrilites Bergeri Brongn.
— . Velledœ Mich. var. Seresitensis * — Wiesti ? Sharpe
Perv, — * Morrisi Sharpe
— Tanit Perv. — Scheuchzerianus Bosc
— decipiens Kossm. — costatus Lamk.
Lytoceras Flicki Perv. — Puzosianus d'Oub.
— cf. Marut Stol. — Kerimensis Perv.
— Timotheanum Mayor Forbesiceras obiectum Sharpe
— cf. Kingianum Kossm. Saynoceras Gazellœ Perv. Hamiies simplex d'Orb. Scaphiles œqualis Sow.
— virgulatus Brongn. — obliquas Sow.
— armatus Sow. — Thomasi Perv.
BacuUtes baculoides Mant. Puzosia Paronœ Kilian
4l>8 ' ÉTtmES DE PALÉONTOLOGIE TUNISIENNE
Puzosià Chiricherisis Pebv. Morionicèràs Nicaisei Coq.
•^ Mayoriana D*Onii. — proratum Coq.
Placenticeras Vhligi Choffat Tanesites Salammbô Perv.
— Saadense Tu. et P. Acanthoceras Broitianum d'Orb.
Flickia simplex Perv. — Marlimpreyi Coq.
Brancoceras Zrissense Perv. — Aumalense Coq.
Mortoniceras iajlatum Sow., avec ses var. — Suzannœ Perv.
subinjïata, spinosaet orien- Stoliczkaia dispar d*Orb.
talis Belemnites (Hibolites) minimus Lister.
Dans mon Ëtude géologique, j'ai attribué cette faune au ¥raeoillllen et je l'ai classée à la base du Cénomanien ; je n'ai pas changé d'opinion à ce sujet. Assurément, cette liste contient des fossiles qui se rencontrent ailleurs dans l'Albien, tels que : Phyll. Velledx, Lyt. Timotheanum, Hamites armaius, Turr. Bergerie Puz, Paronœ, Puz. Mayoriana, Mort, injlatam ; mais, à côté de ces espèces à grande longévité, on en voit paraître d'autres qui sont très caractéristiques du Cénomanien, comme Baculiies baculoides, Turr, Morrisi (dont le type provient des chloritic maris), Turr. costatàs, Scaph. œqualis et enfln Acanth. Marlimpreyi, ammonite qui est à peine distincte d'iic. Mantelli. En outre, ce niveau est caractérisé par l'apparition de formes cryptogènes, en tête desquelles je citerai les Forbesiceras et les Flickia, auxquels il faudrait peut-être ajouter les Engonoceras. Au surplus, je persiste à penser que les apparitions de faunes fournissent de meilleures dates que les disparitions, caractère négatif qui manque de précision. Divers auteurs ont, d'ailleurs, bien montré que ces arrivées brusques de formes nouvelles étaient en relation avec les mouvements des terres et des mers, également utilisés pour fixer les limites d'étages.
Les couches contenant cette faune doivent évidemment être mises en parallèle avec la zone à Placenticeras Uhligi définie par Cuoffat en Portugal et dont Peron a montré l'extension dans l'Afrique du* Nord.
Ce Vraconriien s'observe dans la région septentrionale, où il forme presque le seul niveau fossilifère du Cénomanien ; il est bien visible également au Mrhila, à la base des marnes ou argiles cénomaniennes.
Le Cénomanien proprement dit m'a fourni un grand nombre de fossiles; malgré cela, j'ai dû renoncer à y établir des zones basées sur tels ou tels Céphalopodes, car ceux ci se trouvent indifféremment sur une grande hauteur. On remarque seulement que certaines espèces (Turr. Scheuchzerianas, Acanth. Mantelli) ne dépassent guère le milieu de la formation, tandis que d'autres habitent plutôt la moitié supérieure et que l'une d'elles est cantonnée à la partie tout à fait supérieure (Neolobites Peroni). Je donnerai donc une seule liste pour tous les Céphalopodes cénomaniens d'un niveau supérieur au Yraconnien :
Naulilas elegans Sow. var. eleganloides Nautilus Mermeti Coq.
d'Orb. — Fleuriausianas d'Orb.-
— triangulatis Montfort — sublœvigatus d'Orb.
Hamites Auberti Perv.
Turrilites costatas Lamk.
— Scheuchzerianus Bosc
— Morrisi Sharpe Forbesiceras Larg illier tianum ? d*Orb.
— obtectum Sharpe
— Flicki Perv. Scaphites Rochatianus d'Ord.
— Africanus Perv.
Puzosia sabplanulaia Sgulîjter Engonoceras Thomasi Perv.
— Toussainii Perv.
Neolobiles Vibrayeanus^ d*Orb.
— Peroni Hyatt
— Fourlaui Perv.
Mortoniceras Boghariense Coq.
Tunesites Choffaii Perv.
Acanthoceras Rotomagense Defrance
— goihicum Kossm.
— Jimboi Perv. var. Tuneiana
Perv.
— Newboldi Kossm.
— Cenomanense d'Arghiac
Acanthoceras confusum Guéranger
— Haugi Perv.
— pentagonum J.-B. et H.
— Cunningioni Sharpe
— méridionale Stol. , avec ses var.
A/ricana et tuberculaia Perv.
— Gentoni Defr.
— cf. naviculare Mant.
— Baylei Perv.
— Barruei Perv.
— Giliairei Perv.
— Manielli Sovv.
— Villei Coq.
— vicinale Stol.
— laticlavium Sharpe, avec sa
var. Byzacenica Perv.
Acompsoceras Sarthense Guéranger
— Essendiense SchlOter var.
Madjeurensis et Mrhi" lensis Perv.
Mammiies Lapparenti Perv.
Belemnites (Hibolites) ultimus d*Orb.
Un fait frappe immédiatement, quand on examine cette liste : c'est Tabsence totale des Phylloceras, Lyioceras et Puzosia, si communs au Vraconnien. En fait, c'est là surtout une question de faciès. Presque tous les fossiles du Vraconnien, cités plus haut, proviennent de la région septentrionale, ou règne le faciès bathyal et où le reste du Cénomanien n'est pas fossilifère. Par conséquent, presque tous les fossiles de la dernière liste proviennent de la région centrale ou méridionale, dont le faciès est néri tique.
Si nous passons au Turonlen, nous remarquons un changement radical dans la faune, bien qu'aucun mouvement notable ne se soit produit à ce moment ; le faciès est peu différent de celui du Cénomanien sous-jacent. Si, dans certains pays, on a de la peine à séparer le Cénomanien du Turonien, il n'en est pas de même dans la Tunisie centrale, où la limite est des plus nettes. Non seulement il n'y a pas une espèce d'ammonites commune aux deux étages, mais c'est à peine s'il y a trois genres communs, et encore sont-ils mal représentés. Malgré cela, la faune est très riche et des plus curieuses, comme on en jugera par la liste suivante :
Puzosia Austeni? Sharpe Pachydiscus peramplus Mant.
Hoplitoides Munieri Perv.
— mirabilis Perv.
Prionotropis Neptuni^ Geinitz Acanthoceras Douvillei Perv.
Mammites nodosoides Schlot. avec sa var. Afra Peuv.
Mammiles Salmuriensis Court, var, Byzacenica et Zerhalmensis Perv.
— armatus Perv. et var. Frai-
chichensis Perv.
Fagesia superstes Kossm. var. Tunisiensis et spheroidalis Perv.
— Thevesiensis Peron
— Peroni Perv.
— Fleuryi Perv.
Vascoceras Durandi Th. et P.
— cf. Barcoicencis Chopfat
— polymorphum Perv. et var.
gracilis, semi-pingiùs, pinguis Perv.
Thomasites Rollandi Th. et P. et var.
globosa, complanata, tuberculata^ bifidaia Perv.
— Jordani Perv. et var. cosiata
et lœvis Perv.
— Meslei Perv.
Neoplychiies cephalotus Court.
— Xetriformis Perv.
— Gourguechoni Perv.
Pseudolissotia segnis Solger et var. dis-
coidalis Perv.
— Luciœ Perv. et var. stricta
— Pavillieri Perv.
— Massipiana Perv.
Cette riche faune appartient presque entièrement au Turonien inférieur, Ligérien ou Salnmrleil ; seuls, Puz. Austeni et Pach. peramplus seraient peut-être à attribuer à rABgOimileil ; en général, ce dernier sous-étage est dépourvu d'ammonites.
Avec le Sénonien, nouveau changement de faune ; toutefois, si la modification est importante, elle est moins radicale que dans le cas précédent, car diverses ammonites du Sénonien ont manifestement leurs ancêtres dans le Turonien : Pachydiscus Vaju est bien proche de Pach, peramplus et tout le groupe des Tissotia et Hemitissotia dérive assurément des Pseudolissotia^ tandis que le genre Hoplitoides persiste, en se modifiant.
Le Conlaeien possède une faune riche et fortement individualisée, où la note caractéristique est donnée par le développement des Pseudocératites de la Craie. On y remarque :
Nautilus sublœvigalus d'Orb.
Pachydiscus Vaju Stol.
Hoplitoides ingens v. Kgenen Mortoniceras Emscheris Schluter
— Bourgeoisianum d'Orb. Peroniceras subtricarinatum d'Orb.
— Czœrnigi Redt.
— - (Gauthiericeras) Margœ
SchlOter Acanthoceras cf. Deverianum d'Orb, Barroisiceras Haberfellneri v. Hauer
— Tunetanum Th. et P.
— Romieuxi Perv.
Hemitissotia Galeppei Perv.
— Morreni Coq., avec de nom-
breuses variétés Tissotia Tissoti Batle var. Semmamensis Perv.
— Tunisiensis Htatt et var. lœvis
Perv.
— Fourneli Batle
— Grossouvrei Peron
— cf. Ficheuri de Gross.
— Peroni Hyatt Heterotissotia neoceratites Perox.
Dans l'ensemble, le SAntOBlen a une faune beaucoup moins riche, comprenant :
GÉPUALOPODES DES TERRAINS 5EGO?iDAlRES
NautUus sublœvigatus d*Orb.
Pachydiscus cf. Janeti de Gross.
Placenticeras Syrtale Morton Schlœnbachia Grosseti Perv. (*)
Morloniceras Texanum Roemer
— serrato-marginalum Redt.
— Monchicourii Perv.
En quelques points du Dj. Selbia, notamment au S de Si Abd el Kerim, on rencontre des ammonites pyriteuses bien différentes des précédentes ; ce sont :
Phylloceras Forbesianam d'Orb.
Lytoceras Kayei Forbes
— striaium Jimbo cf. mite V. Hauer
— epigonum Kossm.
— Cala Forbes Baculites cf. vertebralis Lamk.
Bosirychoceras Punicum Perv.
Scaphiies cf. Meslei de Gross.
Puzosia diphylloides Forbes
— Gaudama Forbes
— leonis Perv.
Hauericeras cf. Gardeni Baily
— Rembda Forbes
Pachydiscus Selbiensis Perv.
Morloniceras (?) Machueli Perv.
A quel niveau faut-il placer cette faune ? La stratigraphie m'indiquait de la classer dans le Santonien, mais j'étais gêné par certains fossiles. Ainsi, le baculite que j'assimilais à Bac, vertebralis ou Faujasi parlait en faveur d'une attribution à un niveau très élevé. De plus, parmi les fossiles cités plus haut, Phyll. Forbesianam, Lyt. Kayei, Hauer. Rembda existent dans l'Inde, dans les Valudayur beds, c'eslr-à-dire* au sommet du Campanien ou dans le Maëstrichtien. D'un autre côté, plusieurs ammonites sont identiques ou analogues à d'autres, connues dans les couches de Trichinopoly, c'est-à-dire dans le Santonien. Bref, j*ai placé ma petite faune à la limite du Santonien et du Campanien. Je crois désormais préférable de la mettre franchement dans le Santonien ; la stratigraphie aura raison, sans que la paléontologie ait tort. En effet, le baculite n'est pas le véritable Bac, vertebralis, et les ammonites paraissant indiquer le Campanien le plus élevé sont des formes à évolution très lente, encore bien peu différentes d'espèces cénomaniennes ; elles ne peuvent donc suffire à préciser un niveau. Or, à côté d'elles, nous en trouvons d'autres qui sont connues ou qui ont leur analogue dans le Santonien, non seulement de rinde, mais même des Corbières ; c'est le cas pour Lyt, cf. mite, Puzosia diphylloides (Desm, Pyrenaicum p. p. de Gross.), Puz, Gaudama, Hauer, Rembda (? Hauer, Fayoli de Gross.) (*).
Bref, c'est au Santonien supérieur qu'il me parait juste d'attribuer le niveau à ammonites ferrugineuses du Dj. Selbia.
Je rapporte au Campanien les fossiles suivants :
(i) Ce fossile appartient peut-être au Campanien.
(2) En décrivant cette ammonite, de Grossouvre la cite seulement dans le Campanien supérieur, tandis que, dans ses Recherches sur la Craie supérieure (p. ^i^i3), il l'indique dans les marnes à Micraster et Mort. Texanum des Corbières, c'est à-dire dans le Santonien.
Hamiles Wernickei Wollemann Schlœnbachia Grosseti ? Perv.
Bostrychoceras polyplocum Rgemer Mortoniceras Delawarense Morton, avec Scaphites cf. hippocrepis Morton ses var. Campaniensis de
Pachydiscus colligatus v. Blnkh. Gross. et Suffeialensis Perv.
— cf. ambiguus de Gross. Spkenodiscus Cossoni Th. et P.
Quant à répartir ces ammonites en zones, cela me paraît difQcile. Morlon. Delawarense caractériserait, d'après de Grossouvre, la deuxième zone du Campanien, tandis que Pach. colligatus n'apparaîtrait que beaucoup plus haut, dans la zone à Pach. Neubergicus, c'est-à-dire dans le Maëstrichtien pour la plupart des auteurs ; or, Morton, Delawarense et Pach. colligatus se rencontrent cote à côte dans les calcaires de Sbeitla. A Souk el Djemâa, cette dernière ammonite est associée à Bost. polyplocum, Céphalopode que de Grossouvre cite dans sa troisième et sa quatrième zone (Campanien supérieur et Maëstrichtien des auteurs). L'accord est donc loin d'être parfait. Quoi qu'il en soit, le niveau à Bost. polyplocum et à Hamiles Wernickei est très constant dans la Tunisie centrale, où il fournit un excellent repère. Pour moi, il correspond à la zone à Hoplites Vari, c'est-à-dire à la Craie à Belemnitella mucronata de Meudon et de Haldem, parallélisme déjà indiqué par Mlnier-Chalmas ; c'est donc le Campanien supérieur.
Dans ses Recherches sur la Craie supérieure (p. 83o, tableau XXXIX), de Grossouvre place les couches à Bost. polyplocum du Kef à un niveau plus élevé, dans son Campanien supérieur (c'est-à-dire dans le Maëstrichtien, zone à Pach. Neubergicus). C'est, en partie, cela qui m'avait incité à classer les couches à petites ammonites ferrugineuses du Tcbaga dans le Danien, car elles viennent bien au-dessus do niveau constant à Bost. polyplocum. Je m'étais également basé sur ce fait que ces couches renferment la même faune que les couches à Ostrea Overwegi du désert libyque, comme j'avais pu m'en assurer en examinant, à Munich, la collection de ZiTTEL. Or, ce savant parallélisait 1' « Overwegi-Stufe » avec le Danien. En réalité, ce dernier terme était pris dans un sens large, qu'il n'a plus maintenant. Il semble désormais prouvé que les couches à Ostrea Overwegi ne renferment pas le véritable Nautilus Danicus, lequel n'apparaît qu'un peu plus haut, dans les Blâtterthone. L'Overwegi-Stufe doit donc être ramené au niveau du Haëstrlehtleil, et avec lui nos couches à ammonites ferrugineuses du Tebaga et de la Kalaat es Snam..
Voici quels en sont les Céphalopodes :
Lytoceras indét. Pavana Forbes
Baculites vertebralis Lamarck Puzosia Snamensis Perv. **
— paradoxus Perv. — militis Perv.
Scaphites Cunlijfei Forbes, avec sa var. Pachydiscus indét.
Enfin, Thomas et Peron ont signalé, dans le Danien de Bir Magueur, deux (Céphalopodes (Hoplites Cherbensis Th. et P. et Baculites cf. vertebralis Lamk.), qu'il y a sans doute lieu de ramener également au niveau du Maëstrichtien.
CÉPHALOPODES DES TEttRAINS SECONDAIRES '^ 4^3
Je n'ai trouvé aucun Céphalopode dans le DaBien proprement dit(^), bien que celui-ci ait une grande puissance à la Kalaat es Snam ; cet ensemble argileux (assez analogue aux formations de même âge d'Egypte) ne renferme que quelques Foraminifères indifférents.
Si nous examinons maintenant quels sont les genres les plus caractéristiques du Crétacé tunisien, nous constatons au Néocomîen la prédominance des Phylloceras, Hoplites et Belemnites (Duvalia) ; au Barrémien, celle des Desmoceras, Puzosia et Silesites ; à l'Aptien, celle des Parahoplites ; à l'Albîen, celle des Desmoceras et des Mortoniceras ; tous ces genres ont, en France, des représentants très voisins des formes tunisiennes. A partir du Cénomanien, la faune acquiert un cachet spécial, dû à Fabondance, dans le faciès bathyal, des Phylloceras, LytoceraSy Turrilites, Mortoniceras, auxquels s'associent Fliclda et Saynoceras, tandis que les formations moins profondes sont caractérisées par la fréquence des Acanthoceras, auxquels viennent se joindre Engonoceras, Placenticeras et Neolobiies. Au Turonien se développent les Mammiies, en môme temps qu'il y a apparition de genres nouveaux : Fagesia, VascoceraSf Thomasites, Hopliioides, Pseudotissotia, Neoptychites, qui donnent à la faune un caractère très particulier. Au Coniacien, le même rôle est joué par les Tissoiia, tandis que le Santonien est surtout caractérisé par des Mortoniceras, avec une faunule très spéciale pour le faciès bathyal. Le développement des Pachydiscus et des Céphalopodes déroulés est un des traits marquants du Campanien ; quant au Maëstrichtien, ce sont sans doute les Scaphites qui occupent la place prédominante ; ils sont d'ailleurs associés aux Baculites, Puzosia et Pachydiscus.
Au point de vue de l'enchaînement des ammonites, ce sont certainement les fossiles du Crétacé supérieur qui nous ont donné les résultats les plus intéressants ; ceux-ci se trouvent, d'ailleurs, résumés par le tableau, l'essai d'arbre généalogique, placé en tête de cet ouvrage. Je me bornerai à rappeler ici les points nouveaux les plus importants, qui se trouvent disséminés dans mon étude. Je citerai, tout d'abord, l'origine des Fagesia, rameau détaché des Acanthoceras aberrants, où la coquille perd peu à peu ses côtes ou même ses tubercules, modifie progressivement sa cloison et passe finalement à Vascoceras. En môme temps, les Acanthoceras, évoluant dans une autre direction, ont donné naissance aux Thomasites (lesquels sont donc complètement distincts des Neoptychiles) et aux Mammiies.
Il est un point sur lequel je n'ai peut-être pas assez insisté, touchant les Mortoniceras. Dans le corps de l'ouvrage, j'ai montré que les deux groupes compris actuellement dans ce genre (gr. de Mort, injlatum et gr. de Mort. Texanum) étaient très différent^ l'un de l'autre et qu'il faudrait, sans doute, les séparer. J'aurais
(i) Gela ne veut pas dire, (railleurs, que le Danien ne renferme pas de Céphalopodes à cloisons découpées.
434 ÉTUDES DE PALEONTOLOGIE TUNISIENNjg
pu ajouter qu'ils ont vraisemblablement une origine différente. Les ammonites du groupe d'Âmm, injïqtus ont un certain nombre de caractères communs avec les Schlœnbachia, à tel point qu'il est souvent difficile de faire la délimitation. Les deux genres ne doivent pas être encore bien loin de leur point de séparation. D'autre part, rien ne relie ces Mortoniceras de TAlbien et du Vraconnien à ceux du Sénonien, tandis que ces derniers ont la plus grande ressemblance (tant au point de vue de la forme et de l'ornementation qu'à celui de la cloison) avec ces. Afammites à pseudo-carène, qui constituent le sous-genre Pseudaspidoceras. SI on considère, en outre, que ces derniers sont turoniens et que les vrais Mortoniceras paraissent au Sénonien inférieur, on admettra qu'il y a de sérieuses raisons pour les relier les uns aux autres.
. Une autre question intéressante était celle des Cératites de la Craie, dont l'origine doit être cherchée, à mon avis, dans la famille des Acanthocératidés. En effet, les Mammiles à pseudo-carène ont vraisemblablement donné aussi naissance aux Pseudolissotia, genre extrêmement important, car il est le point de départ de deux séries divergentes. Une première série nous amène à Hemitissoiia et à Tissotia ; une autre nous conduit à BarroisiceraSy genre qui a la même forme et très sensiblement la même cloison que les précédents. D'autre part, des Pseudotissoiia à trois carènes presque égales, on passe au sous-genre ChoffaUceras,o\i les carèneç latérales s'atténuent jusqu'à disparaître, en même temps que la section des tours s'élève et que l'ammonite acquiert une forme lenticulaire. Elle a alors la plus grande ressemblance avec un Sphenodiscus ; le développement individuel des représentants de ces deux genres montre les mêmes phases, et la cloison se découpe de la même façon, ce qui a conduit Solger à admettre un lien génétique entre eux. Je rappelle, en outre, que j'ai décrit un genre à aiïinités ambiguës : Tunesiles^ qui tient à la fois de certains Scaphites, de Sloliczkaia, de Prionoiropis et à*Acanthoceras. Enfin, j'ai étudié le développement individuel d'un certain nombre d'ammonites et établi l'identité de plusieurs autres.
Gomme on l'a vu par les listes précédentes, sur lesquelles figurent 3oo. espèces environ (*), la faune mésozoïque de Tunisie est particulièrement riche en Céphalopodes. Il est donc intéressant d'examiner quelles sont les relations de cette faune avec celle des autres pays. Je ne reviendrai pas sur le Jurassique, dont j'ai déjà dit quelques mots. Le Crétacé inférieur ne nous fournit pas de constatations bien nouvelles à ce point de vue. Les fossiles que j'ai cités plus haut prouvent que là faune tunisienne a les plus grandes affinités avec celles d'Algérie, ce qui n'a pas lieu de nous surprendre (*), de même qu'avec celles d'Espagne, des Baléares, du Midi de la France, des Alpes et des Carpathes. Les relations de la faune bar rémienne
(i) Sur ce nombre, U y a 56 espèces nouvelles, sans parler d'une trentaine de variétés, (a) Je n'insiste pas sur ce point, qui sera incessamment traité, avec tous les détails voulus, par mon collègue J. Blatac.
de Colombie avec celle des pays méditerranéens sont connues depuis longtemps ; par contre, j*ai a relever l'existence de quelques fossiles communs entre le Barrémien de Tunisie et celui de la côte des Somalis.
C'est surtout à partir du Cénomanien que la faune tunisienne devient intéressante. Le riche ensemble d'ammonites du Yraconnien a assurément des affinités avec les faunes du Midi de la France et de la Suisse, mais surtout avec celles de l'Algérie ; le Cénomanien batbyal du Nord de la Tunisie est presque identique à celui de la zone où se trouvent Aumale, Berrouaguiah et le Dj. Guessa, tandis que le Cénomanien du type Mrhila ou Bireno difl'ère à peine de celui de Tébessa. D'autre part, nos ammonites ont une grande analogie avec les fossiles indiens ; les couches inférieures de rOotatoor, par lesquelles commence la transgression cénomanienne, ont plusieurs espèces en commun avec le Yraconnien de Tunisie, tandis que d'autres ammonites sont représentées par des formes extrêmement voisines, comme on a pu s'en rendre compte en parcourant les pages de ce livre. Les relations sont encore plus intimes pour le Cénomanien moyen et supérieur. Le groupe des Acanthocératidés, par exemple, montre une double influence : celle de l'Inde et du Japon, d'une part, celle de l'Europe occidentale, d'autre part. On sent qu'il devait y avoir communication directe entre ces divers pays ; l'examen des faunes suivantes ne fait que confirmer cette opinion. De môme, la Tunisie devait être en relation avec Madagascar et la côte orientale d'Afrique (Socotora, côte de Mozambique), mais je ne saurais dire par où se faisait la communication. Vraisemblablement, le continent africain n'était pas encore immergé et ses bords seuls étaient envahis par la mer, qui a laissé des traces aux îles Elobi, à Angola, etc., de même qu'en Tunisie [Mort. Elobiense).
En tout cas, il ne me paraît pas douteux que tous les pays de l'Atlas fussent couverts par la même mer, dont les dépôts lagunaires de l'Extrême Sud tunisien et algérien indiquent, sans doute, le rivage méridional. Cette mer s'étendait assurément sur l'Egypte, car les fossiles cénomaniens du désert arabique, que j'ai eu l'occasion de voir à Munich, sont de tous points identiques à ceux de la région de Tébessa ou du Mrhila. De là, la mer passait en Asie-Mineure et en Perse, où de Morgan a recueilli Ac. Gentoni, Ac. Baylei (Sarthacense), etc., fossiles également rencontrés en Tunisie. Comment cette mer atteignait-elle l'Inde ? Nous ne le savons pas exactement, mais je suis de plus en plus persuadé qu'elle l'atteignait. D'ailleurs, cette Méditerranée mésozoïque, cette Mésogée, cette Tétliys s'étendait jusqu'à Vancouver, tandis qu'un autre géosynclinal descendait au Sud sur l'emplacement de la Cordillère. Nous retrouverons des conditions analogues au Sénonien. La mer mettait également en relation directe la Tunisie avec la Péninsule Ibérique, comme le prouvent certains fossiles communs, dont les plus caractéristiques sont les Neolobiles, Divers auteurs, Douvillé, entre autres, ont déjà établi que la Mésogée se poursuivait de là vers le Texas ; elle devait même rejoindre le géosynclinal bordant à l'Est l'Amérique du Sud. Cette communication paraît, en eflFet, démontrée par l'existence au Pérou, au Texas, au Portugal, en Tunisie, en Syrie, d'ammonites extrêmement voisines les unes des autres, bien qu'elles soient réparties dans les trois genres Piaceniiceras, Knemiceras et Engonoceras,
Au Turonien, les mêmes relations devaient exister, car Tlnde et la Tunisie ont vu alors des faunes très analogues, dont les genres caractéristiques sont Fagesia et Neoplychiles. Ces genres ont assurément des représentants en France, ce qui n'a d'ailleurs rien do surprenant, mais, à tout prendre, ceux-ci sont fort rares.
On pourrait dire la même chose pour le Portugal, mais alors les Pseudolissoiia et les VcLscoceras viennent s'y ajouter.
Le Turonien d'Egypte est encore mal connu, quoiqu'il existe certainement, témoin ce Pseudotissoiia segnis décrit par Solger. Donc, point d'obstacle de ce côté. D'ailleurs, à partir de ce moment, les relations avec l'Orient pouvaient se faire par une autre voie, car la grande plaie-forme africaine était désormais inondée. Plusieurs explorateurs ont rapporté, de divers points du Sahara, des fossiles, entre autres des ammonites que j'ai eues entre les mains ; je ne saurais leur appliquer un nom spécifique, mais, à n'en pas douter, ce sont des fossiles du Turonien ou du Coniacien. La mer avait donc accès sur ces pays maintenant désertiques ; elle s'étendait librement jusqu'au Cameroun, où Escii a recueilli une curieuse faune décrite par Solger. Des ammonites qu'a rapportées ce voyageur, les unes sont coniaciennes (BarroisiceraSf etc.), mais les autres sont évidemment turoniennes (Neopt. Telingœformis), La mer ne s'arrêtait pas là; elle s'étendait assurément jusqu'au Brésil, où White nous a fait connaître une faune ayant les plus étroites analogies avec celle de Tunisie. Je ne puis, en aucune façon, souscrire aux assimilations proposées par de Grossouvre (*), dont le résultat serait de faire classer les ammonites brésiliennes dans l'Albien. Pour moi, VAmm. Pedroamis difTèrc très peu de Mamm. Salmuriensis, VAmm, offarcinatus est bien proche de Vascoceras polymorphum, tandis que VAmm, Hartti est un Vascoceras typique, à peine difTérent de certaines espèces du Portugal. Il y a là, à mon sens, une faune turonicnne des plus typiques. Je serais tenté de croire que divers fossiles de Colombie devraient subir un rajeunissement analogue.
11 est un fait à relever : c'est que Madagascar paraît alors complètement dépourvu de communications avec nos pays. Le Turonien, d'ailleurs assez mal caractérisé jusqu'à présent, n'a rien de commun avec celui que nous avons étudié en Tunisie.
Au Sénonien, les relations sont un peu plus marquées entre Madagascar et les pays de l'Atlas, mais les types nord-africains les plus caractéristiques font toujours défaut dans la grande île malgache, ainsi que Boule, Lemoine et Thévenin l'ont déjà constaté. On en peut inférer que les communications se faisaient par une voie détournée, peut-être par l'Inde; il y a cependant une sérieuse difficulté à cela: le genre Barroisiceras est fréquent à Madagascar, comme en Tunisie et en Europe, tandis qu'il fait complètement défaut dans l'Inde. Il nous faut donc trouver une autre voie. L'existence de formes communes au Natal et à la Tunisie pourra peutêtre donner quelque indication à ce sujet.
En tout cas, la communication directe de la Tunisie et de l'Inde, que j'ai signalée dès longtemps, existe au Sénonien, comme au Ccnomanien et au Turonien. La faune bathyale de Si Abd el Kerim contient un certain nombre d'ammonites de la plus
(i) De GnossoiVRE : Recherches sur la Craie supérieure, p. 904.
CÉPHALOPODES DES TERRAINS SECOI>IDAIRES 4^7
grande importance au point de vue paléogéographique [Phyll, Forbesianum, LyL Kayei, Lyt. epigonum, Paz. diphylloides, Puz. Gaudama, Hauer. cf. Gardent, etc.), car ces espèces existent ou sont représentées par des formes voisines dans l'Inde, le Japon, la Californie, le Chili (Quiriquina), etc., c'est-à-dire dans tout le géosynclinal mésogéen et circum-pacifîque.
En même temps, la mer africaine que nous avons vu recouvrir tout le Sahara, à partir du Turonien, tout au moins, conserve son extension, ainsi qu'en témoignent les ammonites communes au Nord de l'Afrique et au Cameroun, dont le Sénônien inférieur a fourni des Barroisiceras et des -TLssoiia; mais le trait caractéristique de la faune est fourni par le curieux genre Iloplitoides, apparu en Tunisie dès le Turonien inférieur, et qui y a persisté, en se modifiant, pendant le Coniacien.
Le Nord de l'Afrique a également un certain nombre d'ammonites en commun avec l'Amérique du Nord, spécialement avec la région du Texas (Morloniceras, Placenticeras), mais ce sont des espèces qui existent aussi en Europe, spécialement en France. Il est évident que notre pays était alors en communication avec la Tunisie; toutefois, dans le bassin parisien, les conditions étaient trop différentes pour que les analogies pussent être bien considérables. Ainsi, on n'a jamais trouvé de Belemnilella en Tunisie, et le seul Céphalopode important commun à la Craie et au Sénonien nord-africain est Bost. polyplocum.
Par contre, pendant toute la période crétacée, les pays que sépare maintenant la Méditerranée étaient unis par elle et possédaient un même ensemble faunique. Pour ce qui est du Sénonien, par exemple, le caractère le plus saillant est la présence des Barroisiceras et surtout des Tissotia (avec les genres ou sous-genres s'y rattachant), que l'on connaît en Egypte, dans l'Afrique du Nord, en Espagne, en Portugal, dans l'Aquitaine, la Provence et le Tyrol. Ceci se rapporte au Sénonien inférieurT car, au Sénonien supérieur, la faune est moins variée et plus homogène dans les différents pays. Néanmoins, les relations signalées plus haut persistent encore ; il suffît d'ajouter les Pyrçnées à la liste, bien que, dans ce cas, l'analogie repose autant sur les Échinîdes que sur les Céphalopodes.
Au total, nous voyons que, pendant toute la durée des temps secondaires,, la Tunisie a partagé la fortune de tous les pays méditerranéens ; toutefois, les communications plus faciles avec l'Inde et avec l'Afrique occidentale lui ont procuré un certain nombre de formes spéciales, dont les unes sont inconnues en France, tandis que les autres y sont, à tout le moins, très rares. EnOn, certaines ammonites paraissent avoir eu là leur centre de dispersion. La faune tunisienne est donc fort intéressante à de multiples points de vue, ainsi que j'espère l'avoir montré dans les pages précédentes.
ADDENDA ET CORRIGENDA
Quelques mémoires ont été cités en abrégé au cours de l*ouvrage, bien qu'ils n'aient pas été mentionnés à Tindex bibliographique. En voici la référence complète:
Herbich(F): Das Széklerland mit Berûcksichtigung der angrenzenden Landestheile, geolo-
gisch und paltTontologiscb bescbrieben. — Mitt. Jahrb, K. Ung. geoU Ansi., vol. V,
1878, p. li)-365, 32 pi. (8*).
Jacob (C.) et A. Tobler : Étude stratigraphique et paléontologique du Gault de la vallée de la
Engelberger Aa (Alpes calcaires suisses, environs du lac des Quatre Cantons). —
Mhn. Soc. Pal. Suisse, vol. XXXIII, 1906, 26 p., 2 pi. (4'). [Engelberger Aa]. Kilian(\V.): Sur quelques fossiles du Crétacé inférieur de la Provence. — B. S. G. F. (3),
vol. XVI, 1888, p. 663-691, PI. XVII-XXI. Parkinson (J.) : Organic remains of a former World. An examination of tbe mineralized
remains of Ibe vegetables and animais of the Antediluvian World ; generally termed
cxtraneous fossils. 3 vol. (4*). Londres 1811-1820. [Org. remains]. D'ÛRBiGiNY (A.): Paléontologie Universelle des Coquilles et des Mollusques, 392 p., 105 pi. (8*).
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PoMEL (A.) : Les Céphalopodes néocomiens de Lamoricière, 96 p., 13 pi. (4*). — Mat. carte géoL
ÀlgèHe, n" 2, 1889.
Seunes (J.): Notes sur quelques ammonites du Gault. — D. S. G. F. (3), vol. XV, 1887, p. 557-
571, Pl.XI-XlV.
SiNZOw (J.) : Bemerkungen ûber einige Ammoniten des Aptien, 16 p., 1 pl. (8'). Odessa, 1898. TiETZE (G.) : Geologische und palœontologische Mittbeilungen aus dem sûdlicben Tbeil des
Banaler Gebirgsstokes. — Ja/i7-6. a:. K. geol. Reichsanst., yo\. XXII, 1872, p. 35-142,
Pl. II-IX. [Banat].
Page 33, 4' ligne avant la fin, au lieu de micropylum, lire mwroplum.
Pages 99 101. Il y a là une confusion, provenant de ce que certains auteurs placent les lurrililes la pointe en bas, d'autres la pointe en haut ; par conséquent, ce qui est droit dans un cas devient gauche dans l'autre ; ce qui est dessus devient dessous. Comme j'ai placé les turrilites la pointe en bas, il faut rétablir le (exte de la façon suivante :
Page 99, note, 1" ligne, au lieu de sous lire sur.
Page 99, note, 3* ligne, au lieu de siphonal lire latéral.
Page 100, 3* ligne, au lieu de siphonal lire latéral.
Page 100, 4' ligne, au lieu de 1" latéral lire siphonal.
Page 100, 8' ligne, au lieu de inférieure lire supérieure.
Page 101, 23' ligne, au lieu de siphonal lire latéral.
Page 101, 25* ligne, au lieu de siphonal lire latéral.
11 semble, d'après la position de la cloison, que le siphon doit ôlrc situé, dans ce cas, à la partie inférieure et interne des tours; il est complètement caché.
Page 105, 10" ligne. Noter qu'ici l'emploi des termes dessus et dessous est correct, mais, par comble de malheur, la fig. 21 a de la Pl. IV se trouve retournée, la pointe en l'air, contrairement aux autres. La description s'applique donc si l'on suppose réchaulillon placé la pointe en bas, comme ses voisins.
Page 143, 5' ligne, au lieu de diphyloides lire diphylloides.
Page 189, 8* ligne, au lieu de Àmin. ÀllyrechtiAustriœ Uulig lire Amvi. A.-A. Homenegger.
Page 241, note, lignes 2 et 9, au lieu de quattornodosa lire quaitnornodosa.
Page 316, 13' ligne, au lieu de impor ant lire important.
TABLE DES MATIÈRES
Acanthoceraa . . 121, 188, 194,195,227,228,251,255, 256, 258, 266, 273, 274, 275, 276, 282,* 284, 286, 287, 288,294,300,308,320,321, 322,327,331,332,330,339, 340, 388, 423, 424
abenans 321, 328
AumaleDse. . 122, 288, 293,
PI. XVI, fig. 6-11
Barruei 281, 284, 285, 287,
PI. XV, fig. 7
Baylei . . 281, 282, 419, 425
Brottianum 253, 273, 295,
Cenomanense . . . 260, 267,
Choflali 264
Coleroonensc. ... 281,287,
conlusum. . . 260, 268, 419
var. Tunetana 269
PI. XIII, fig. 4
Couloni. . 289, 292, 301, 314
Cunningloni 259, 267, 268,
PI. XV, lig. l
var. inermis 277
• Deverianum 259, 266,
Deverioides 272, 276
Douvillei... 258, 273, 274,
PJ. XII, fig. 2 3
var. quadrata . . . 274, 275
Gentoni.... 259,266,281,
Gillairei.. .. 281,285, 419
PI. XV, fig. 8-9.
gothicum.... 260, 261,419
harpax 260, 271
Haugî 260,270, 419
PI. XIV, fig. 1
hippocastanum 287
Hunteri 269
Jimboi 260, 262
var. Tunetana. . 263, 419 PI. XrV, fig. 2
laticlavium 259, 301,
var. Byzacenica. 302, 419
PI. XIV, fig. 4
Lyelli 252, 253, 259,
Mantelli 259,282,283,
Marques-Costai 264
Martimpreyi. 122,240,288,
300, 389, 391, 418 PI. XVI, fig. 15, 16-18
Meddlicottianum 316
méridionale. . 267, 268, 276,
PI. XV, fig. 2-6
var. Africana. . . 279, 419
var. tuberculata. 279, 419
Morpheus 271
naviculare. 259. 281, 321, b38, 419
Newboidi.... 260,262,263,
PI. XIIÏ, fig. 13
var. spinosa 264, 265
ornatissiinum 173, 272, 276
peulagonum 260, 263, 271,
prorsocurvatum 275
pseudodeverianum . . . 318
pseudonodosoides . . . . 311
Kotomageuse. 240, 258, 2:)9,
var. Asiatica 262
var. compressa 261
Srirlhacense.. 282, 303, 425
Schlùterianum 275
Suzanme. ... 288, 298, 418 PI. XVI, fig. 12-13
Turneri 260
vicinale. 288, 296, 301, 419
Villei 287, 300, 419
PI. XVI, fig. 14-15
Acanthodiscus voir Hoplites
Acompsoceras. 282, 302,
Bochumense. . 303, 305, 308
Essendiense 303, 305, 306,