Littlewood, Telling et Scott. Lancet, 1905, p
9 Poisson et Vignaud. Gaz. méd. de Nantes, 1899, p. 113.
de Recklinghausen avec névrome plexiforme du cuir chevelu, non tuberculeux, sans antécédents familiaux, mais d’une intelligence peu développée, succomba à la dégénérescence sarcomateuse de quelques-unes des tumeurs.
La possibilité de la dégénérescence maligne des neurofibromes ne doit pas faire rejeter la maladie de Recklinghausen du cadre des affections congénitales ; rappelons, sans môme avoir recours à la théorie discutée de Gonheim étendant à toutes les tumeurs l’origine embryonnaire, que les kystes dermoïdes, dont la nature et l’origine congénitale ne peuvent guère être discutées, restent souvent latents pendant de longues années, et prennent, parfois, une allure rapide remarquable sous l’influence d’une cause occasionnelle quelconque; moi-même j’ai rapporté un cas de kyste dermoïde du lobe frontal1; les symptômes de tumeur cérébrale n’apparurent qu’à cinquantedeux ans; le malade succomba deux ans après, avec les signes d’une tumeur cérébrale à marche progressive.
D’ailleurs, l’élude des rapports de la maladie de Recklinghausen avec les néoplasmes méso et ectodermiques me paraît, à l’heure actuelle, en grande partie à reprendre au moyen des nouvelles méthodes de coloration des cylindraxes et de la névroglie.
Grâce à sa méthode de coloration de la névroglie, mon chef de laboratoire Lhermitte vient de démontrer 2 que, parfois, les prétendus fibromes ou fibrosarcomes sont, en réalité, des gUoJibroines, de sorte qu’à côté des deux variétés histologiques de tumeurs que je viens d’étudier, il laul faire place à une troisième, la gliofibromatose : des recherches ultérieures nous montreront si cette nouvelle variété ne serait pas la plus fréquente des trois.
J'aborde maintenant la discussion des trois variétés nosologiques.
II. — Nature et signification nosologique des cas ou les tumeurs cutanées