‹ Etudes de pathologie nerveuseChapitre 131 sur 201 · AT H OL O GIE N E H V E U S E · texte numérisé non relu

AT H OL O GIE N E H V E U S E

Dans l’autopsie de Laignel-Lavastine et Le Roy1, une femme de vingtquatre ansavait, outre une neurofibromatose généralisée, des renflements ovoïdes sur le trajet des nerfs médian, cubital, brachial cutané interne, sciatique; les centres nerveux étaient absolument intacts. Enfin, Bourcy et Laignel-Lavastine avaient, l’année précédente, trouvé à une autopsie des neurofibromes que rien ne faisait prévoir sur quelques branches des plexus brachial et cervical droits : l estomac présentait des fibromes et neurofibromes du plexus d Auerbach, le corps thyroïde était atteint d’un goitre; dans les capsules surrénales,

lésions peu importantes.

Parfois, les fibromes des nerfs attirent l’attention par d’importants troubles nerveux : Taylor et Spi lier2 furent amenés à réséquer le nerf plantaire interne chez une femme de vingt-sept ans pour des douleurs violentes causées par un fibrome de ce nerf : la malade était atteinte de maladie de Recklinghausen. Chez une fillette de neuf ans, atteinte de neurofibromatose, Beevor3 observa, de même, la paralysie du plexus brachial.

Thomas4, dans un cas de neurofibromatose, a observé la paralysie, avec

atrophie musculaire du bras et de la jambe.

Dans le cas de Péan5 *, célèbre à cause de la rapide restauration des fonctions après l’opération, l’accroissement rapide des tumeurs et des douleurs intolérables avaient nécessité la résection de 25 à 30 centimètres des nerfs médian et cubital : les fonctions étaient en grande partie rétablies au bout de quelques semaines. Dix mois après, il n’y avait pas de récidive, et les neurofibromes existant à l’avant-bras et à la région claviculaire s’étaient atrophiés.

Les névromes plexiformes passent difficilement inaperçus; tantôt ils attirent l’attention par leur volume et leur situation, tantôt, lorsqu’ils sont profonds, par les troubles qu’ils déterminent. Jaboulay“ en opère un, situe sur c front et pendant devant l’œil, chez un jeune homme atteint de maladie de Recklinghausen : dans le cas de Vézely7, il s’agissait d’une névromatose généralisée 5 tous les nerfs cérébraux et spinaux, caractérisée par des gentlemen s piriformes multiples, échelonnés sur le trajet des nerfs, mais n’ayant déterminé aucun trouble nerveux sérieux.

Au contraire, la malade de V. Bungner», une femme âgée de trente-six ans,

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