‹ Etudes de pathologie nerveuseChapitre 142 sur 201 · I, A P A R A L \ SI E G É N É R A L E J U V É NIL E · texte numérisé non relu

I, A P A R A L \ SI E G É N É R A L E J U V É NIL E

générale, mais seulement de montrer les caractères particuliers qu’allecle la maladie quand elle frappe un adolescent.

Et d’abord, la méningo-encéphalite paralytique n’atteint pas indifféremment tous les sujets; les plus souvent lésés sont ceux dont une tare physique ou cérébrale a amoindri la résistance vitale.

Nombreux sont les casoii la paralysie générale vient atteindre un imbécile, un arriéré intellectuel, voire même un idiot, un épileptique et surtout un syphilitique héréditaire portant les stigmates classiques aujourd’hui et qui, à première vue, le font reconnaître.

Les symptômes prémonitoires de la paralysie générale sont assez particuliers pour qu’un clinicien exercé puisse en reconnaître la gravité ; ce sont des vertiges ou de simples étourdissements avec obnubilation intellectuelle, une céphalalgie persistante ou une insomnie de longue durée qui, selon Vrain 1 et Théry-, pourraient se prolonger de quelques semaines à plusieurs mois avant l’apparition des troubles de l’intelligence.

Certains auteurs, en particulier Savage3, Clouston, Régis, sont attiré l’attentio n sur des phénomènes pathologiques fréquemment observés chez les sujets sur lesquels doit se développer une méningo-encéphalite: congestions oculaires, suppuration des conjonctives, éruptions récidivantes d’acné, céphalées à répétition ; je me hâte d’ajouter que ces perturbations sont en grande partie sous la dépendance de la diathèse syphilitique.

Souvent , dès sa phase de début, la maladie se traduit par des troubles intellectuels : une fatigue cérébrale rapide et inusitée, de l’apathie, un affaiblissement de la mémoire, la disparition des sentiments alï’ectifs, un obscurcissement de l’intelligence qui, bien souvent, est révélé aux parents par l’instituteur ou l’éducateur de l’enfant. C’était le cas pour quatre des cinq malades dont je rapporte ici l’observation, particulièrement pour le premier, C..., tandis que chez le deuxième, ce furent surtout les manifestations somatiques qui attirèrent l’attention : courbature, épuisement musculaire rapide.

Dans certains cas les premiers phénomènes sont d’ordre paralytique; c’est un ptosis, une paralysie isolée d’un oculo-moteur, d’un nerf crânien, vu' paire par exemple (Janssens et Mees ‘), ou encore une véritable hémiplégie.

Quoi qu’il en soit, et que la maladie s’accuse par des perturbations physiques ou psychiques, bientôt des symptômes plus graves font leur apparition. Ce peuvent elre d’abord, et cela avec une fréquence dont je vous signale l’importance, les signes d’une lésion cérébrale en foyer, particulièrement les crises

L Viuin. Thèse de Paris, 1887.

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