‹ Etudes de pathologie nerveuseChapitre 143 sur 201 · I. Savage. Journ. of menl. science · texte numérisé non relu

I. Savage. Journ. of menl. science

<• *1 anssens et Mees. Journ. f. Psyck. u. Neur. Rd XI. h. 4 cl 5, 1908.

épileptiformes ou apoplectiformes L Brusquement, sans que rien puisse faire prévoir un semblable accident, le petit malade qui, jusque-là, n’avait présenté qu'un minimum de symptômes, est frappé par un ictus accompagné d’obnubilation psychique transitoire ou de perte complète de la connaissance d’une durée variable laissant a sa suite une monoplégie ou une hémiplégie; parfois, les phénomènes paralytiques sont remplacés par une crise d’épilepsie jacksonienne qui peut s étendre a tout le corps et ainsi simuler l’épilepsie essentielle. Ces laits sont d autant plus importants a connaître que la paralysie générale se développe parfois chez des épileptiques (Marchand) et qu’un observateur insuffisamment prévenu peut mettre sur le compte de la névrose la déchéance intellectuelle, alors qu’en réalité, elle est tributaire d’une affection surajoutée : la méningo-encéphalite. Les crises d’épilepsie jacksonienne de la phase de début de la paralysie générale juvénile peuvent ne pas prendre la forme motrice, mais affecter le type sensitif, ainsi que j’ai eu l 'occasion d’en observer un bel exemple-. Il s’agissait d’une jeune fille de douze ans chétive et de petite taille, issue d’un père alcoolique et portant les stigmates oculaires indiscutables de la syphilis héréditaire. Fort intelligente jusqu’à neuf ans, elle fut prise à onze ans d’attaques répétées d’épilepsie sensitive limitée à un côté du corps et se traduisant par d’intenses fourmillements ; jamais on ne put noter de phénomènes convulsifs. Cette malade succomba à l’àge de treize ans après avoir présenté le tableau complet de la paralysie générale et l’autopsie me permit de confirmer le diagnostic de méningo-encéphalite diffuse d’origine syphilitique. Un malade observé par Legrain1 2 3 présenta un tableau clinique fort analogue; chez ce malade, cependant, aux sensations douloureuses de fourmillement s’ajoutaient quelques secousses convulsives.

Les phénomènes moteurs, au lieu de se manifester à grand tapage, peuvent évoluer insidieusement, à bas bruit; je rappellerai le cas du malade de Clouston chez qui la paralysie générale préluda par une perte de connaissance bientôt suivie d’un affaiblissement progressif des facultés intellectuelles et le cas de Striimpell 4 qui a trait à un enfant de treize ans où le premier phénomène pathologique consista en une attaque apoplectique, stdvic d’une parésie légère du côté droit accompagnée de symptômes psychiques : paresse, inattention, puérilité.

Un général, peu après l’apparition de semblables phénomènes, on assiste à l'affaiblissement graduel des facultés intellectuelles. L intelligence s obscur-

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