I » A T H 0 L 0 G I E NERVEUSE
peu abondant. Décrites par Parkes Weber1 dans la paroi d’un abcès chronique du cerveau (probablement une gomme syphilitique), elles ont lait l'objet d’un travail de mon chef de laboratoire Lhermitte 2, qui les considère comme le produit de la dégénérescence hyaline des éléments mésodermiques infiltrés autour des vaisseaux (voir pl. XXXVI).
C’est aussi l’avis de Perusini3 qui, tout récemment, vient de faire paraître une étude sur ces éléments dans la paralysie générale. Chez notre malade C..., ces « cellules mûriformes », étaient en grand nombre et se trouvaient non seulement dans les capillaires et les gaines lymphatiques, mais en pleine substance grise. Elles doivent être rapprochées des globules hyaloïdes de Dagonet 4 5 * que cet auteur faisait dériver à tort d’un dédoublement de la myéline.
La paroi des vaisseaux autour desquels se produit cette infiltration n’est pas, en général, indemne; elle devient hyaline ou subit la dégénérescence colloïde, les éléments qui la constituent se multiplient, l’endothélium ne reste pas non plus inactif, ses cellules gonflées ou proliférées obstruent la lumière des vaisseaux; celle-ci, parfois, apparaît thrombosée.
Je termine en ajoutant que, bien souvent, on assiste à un développement excessif des vaisseaux qui se multiplient, ainsi que l’ont montré LubimofDet
Mme Pavlecovic-Ivapolnaü.
Le cervelet, dans la paralysie générale, n’est pas indemne. On y constate, outre les altérations méningées, la fonte des cellules de Purkinje et la prolifération intense des éléments de la névroglie, ainsi que l’a montré Ànglade tout récemment. On peut, en outre, observer des malformations ou des arrêts de développement du cervelet ainsi que l’a observé récemment Trapet7. Dans le cas de cet auteur, les cellules de Purkinje n’avaient pas leur ordination normale mais étaient irrégulièrement disposées; il en existait même sous la pie-mère; d’autre part, un certain nombre de ces éléments présentaient des divisions ou des ébauches de division, n’aboutissant pas à la séparation complète des cellules ainsi formées; celles-ci restaient soudées l’une à l’autre par une zone protoplasmique.
Les lésions de la paralysie générale ne s’arrêtent pas au cerveau et au cer-