‹ Etudes de pathologie nerveuseChapitre 198 sur 201 · GG · texte numérisé non relu

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Enfin, il serait bon de pouvoir faire un traitement étiologique et de viser le processus morbide qui a amené les lésions glandulaires, mais dans la grande majoiile des tas, ou bien cette cause nous échappé, ou bien il s'agit d'une aftection liop ancienne pour etre inlluencee par nos moyens thérapeutiques. lJoui tant, dans quelques cas ou la syphilis était en jeu, le traitement spécifique aurait donné des succès (Dévie et Roux, Charpentier).

La prophylaxie de la maladie n est guère possible; elle éclate brusquement sans que rien n annonce sa venue; tout au plus, peut-on recommander aux malades, dans la convalescence des grandes intoxications, des maladies infectieuses sévères, particulièrement de la grippe, de garder un repos prolongé et d’éviter tout surmenage.

Si la myasthénie a guéri, le traitement prophylactique s’impose pour éviter les rechutes si fréquentes.

Le repos presque absolu, le séjour à la campagne doivent être prescrits au moins pendant les premiers mois qui suivent la guérison; plus tard, on peut se relâcher un peu de celle rigueur, mais il est absolument indiqué d’éviter toute grande fatigue; on connaît particulièrement l’influence néfaste de la grossesse et de l’allaitement; il faut également éviter soigneusement toute cause d’auto-intoxicalion. Pendant plus d’un an, même après guérison absolue, le myasthénique doit se considérer comme un convalescent et agir en conséquence.

La thérapeutique de la myasthénie est, on le voit, encore assez peu avancée, mais, telle quelle, on ne doit pas la négliger et le traitement opothérapique, en particulier, doit toujours être essayé; outre le bénéfice que le malade en tire, au point de vue expérimental les résultats obtenus peuvent nous aider à pénétrer la nature intime de l’affection ; mais dans la myasthénie, plus encore que dans toute autre maladie, il faut soigneusement éviter le raisonnement post hoc, ergo propter hoc, et ne pas attribuer, sans des raisons sérieuses, à une médication opothérapique une amélioration qui lui succède mais peut très bien n’être qu’une coïncidence.

Bibliographie 1 * *

Abrikosow (A -J.)- l’ber einem Fall von My asthenischer Paralyse nach Influenza. ( Medicinskoje , Ob. n° 1, 1902 et Med. Wochenschr ., 1903, n" 9, p. 91.)

Albertom. Sulla Malattia di Erb (rnyasthenia gravis). ( Ballet . delle scienze med. di Bologna, 1906,

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