D’Encéphale, 1907, n" de mars
LA. CO MPRESSION R.A.D [C ULO- M ED ULL AJ RE
drome de compression était accentué, et plus d’une vingtaine (dont douze vérifiés anatomiquement) où il était fruste.
Le premier malade dont je rapporte l’histoire est, de tous les cas publiés jusqu’ici, celui où le syndrome de compression radiculo-médullaire s’est montré avec le plus de netteté.
J’en excepte une observation d’Hoffmann 1 2 que je résume rapidement, à propos de laquelle il y a, malheureusement, des objections à formuler.
Chez un ouvrier de cinquante-deux ans qui ne présentait pas d’antécédents syphilitiques se montra un peu d’incertitude des jambes, puis une hémiplégie gauche progressive, bientôt accompagnée d’une hémianesthésie à tous les modes de la sensibilité superficielle.
Les réflexes tendineux des membres inférieurs et des membres supérieurs étaient abolis, aussi bien ceux du côté paralysé que ceux du côté sain. Le réflexe cutané abdominal, absent à gauche, était affaibli à droite.
11 existait au niveau du membre inférieur droit une ataxie statique et cinétique des plus prononcées.
Les pupilles en myosis extrême ne réagissaient ni à la lumière ni à l’accommodation. Le fond de l'œil était normal.
Le malade mourut dans un coma progressif; le diagnostic porté pendant la vie avait été celui de tumeur cérébrale développée chez un homme atteint de tabes.
Hoffmann qui fit l’examen histologique du système nerveux trouva un gliosarcome de l’hémisphère droit avec dégénération secondaire récente des faisceaux pyramidaux et dégénération des cordons postérieurs, particulièrement dans la moelle lombaire. Il attribue à l’influence de la tumeur cérébrale les phénomènes cliniques du type tabétique (perte des réflexes, ataxie prononcée, etc.), ainsi que les lésions des cordons postérieurs, après avoir longuement discuté le tabes qu’il élimine.
Je crois, pour ma part, qu’on ne peut accepter qu’avec des réserves cette observation si intéressante, le diagnostic de tumeur cérébrale coexistant avec un tabes restant possible ; pourtant, on le verra, elle présente certaines analogies, à la fois cliniques et anatomiques, avec la première observation que je rapporte.
Première observation. — Le premier malade, atteint d’un gliome du cervelet, a présenté à la fois le syndrornc.de compression cérébrale et radiculoganglionnairc, avec une acuité toute particulière-. Je ne vois parmi les cas