‹ Études de philologie musicaleChapitre 2 sur 63 · D'APRÈS LA DOCTRINE ANTIQUE · texte numérisé non relu

D'APRÈS LA DOCTRINE ANTIQUE

L'analyse rythmique des œuvres de Bach et Beethoven donnant souvent lieu à de simples hypothèses (comme Canalyse du lyrisme antique), et n'ayant pas encore été faite en France, j'ai tenu à savoir ce que pensaient du présent livre quelques musiciens contemporains d'une haute autorité. Je leur ai donc communiqué mes citations musicales en leur demandant si elles leur paraissaient bien scandées. Voici quelques-unes des lettres que fax reçues. Les divergences de vues qu'elles contiennent parfois ne sauraient, f imagine, étonner le lecteur un peu versé en pareille matière. Je les fais précéder de trois textes indiquant l'esprit dans lequel j'ai abordé la première partie de ce travail.

Je crois qu'il n'est guère possible de bien comprendre la métrique ancienne, si l'on ne possède quelques notions de musique...

Une phrase musicale de quelque étendue se décompose presque toujours en deux ou plusieurs parties ou « membres de phrase », dont la fin peut n'être marquée par aucun signé extérieur, par aucune pause matérielle dans l'exécution du passage, mais qui, pour une oreille tant soit peu exercée, se détachent et se séparent aussi nettement l'un de l'autre que les membres de phrase du langage articulé pour l'esprit d'un auditeur^. Les différents membres d'une phrase musicale sont donc séparés par des espèces de pauses logiques % plus ou moins fortes, qui le plus souvent ne sont pas marquées dans l'écriture et ne sont appréciables que pour l'oreille, mais dont on pourrait figurer l'importance relative en se servant des signes ordinaires de ponctuation,

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