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LES SONATES DE BEETHOVEN
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A Texécution, les césures qui viennent d'être indiquées ne doivent évidemment pa» être toutes marquées de la môme façon : ici, après une noire, elles peuvent être franchement observées et provoquer, avec le levé de la main, une cassure très nette du dessin mélodique; là, après une croche, elles veulent une scission moins énergique, une main délicate sachant distinguer sans désunir brutalement. Le pianiste doit néanmois connaître les unes et les autres, comme le sculpteur qui, avant de tailler dans le marbre, doit faire des études d'anatomie très précises.
Voici un autre exemple emprunté au rythme iambo-trochaïque.
BEETHOVEN, Sonate pour piano op. 7.
Genre de rythme : trockaïque-iambique. Le pathétique de Texpression est ici varié : car le membre de phrase commence tantôt par un temps fort, tantôt par un temps faible; dans le premier cas, il est trochaïque (-^ ^ ou, avec la résolution de la longue, vj* ^ w) comme le kôlon initial; dans le second cas, il est iambique (v ■^) comme le kôlon n" 16. Les trois brèves dont se composent (lorsque la longue est résolue) le trochée et Tiambe, sont représentées ici par trois croches. La base de la construction rythmique est encore la tétrapodie, avec laquelle se combinent des groupes accessoires différents : une dipodie (kôlon 6), une tripodie (k. 7), une pentapodie (k. 14), des hexapodies (k. 49, 50, 51, 52). — La barre placée avant le kôlon 15, indique un enchaînement, c'est-à-dire que la note dont elle est précédée termine à la fois le k. 14 et commence le k. 15.
AUeccro m G ho con brio
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LES SONATES DE BEETHOVEN
LES SONATES DE BEETHOVEN
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p crticendo
ffff p crescendo
diminuendo