‹ Études de philologie musicaleChapitre 40 sur 63 · I. — ORIGINE DES NEUMES · texte numérisé non relu

I. — ORIGINE DES NEUMES

io Les neuxnes rattachés aux écritures orientales,

Fétis, 1808. — Mémoire présenté à la classe des Beaux-Arts de Flnstitut (perdu). — 1837. — Résumé philosophique de r Histoire de la Musique (en tête de la Biographie universelle des Musiciens).

'i. Ai- je besoin d'avertir que je n'ai nullement songé à faire ici une bibliographie cooipléte du plain-chant? Un tel travail demanderait à lui seul plus d'un volume; j'ai voulu seulement indiquer, en les classant, les ouvrages les plus importants et les plus connus des archéologues. En ce qui concerne les manuscrits, je me bornerai aux indications suivantes sur les quatre dialectes du chant de l'Église :

Dialecte Ambrosien. — Les manuscrits, tous de date assez récente, se trouvent principalement à Milan. Le plus ancien (fin du xi« ou commencement du xii« siècle) a été acheté à M. Rosenthal, antiquaire à Munich, par le British Muséum, où il figure sous le n» 34 209(ar/d.);la Paléographie musicale qui en contenait déjà un spécimen (tome I), vient d'en commencer la publication in extenso dans son t. V. Les autres sources sont à Solesmes, à Marseille (abbaye de Sainte- Madeleine), à Muggiasca (près de Milan), au Mont-Cassin et à la bibliothèque de l'Arsenal. Ck3s manuscrits concordent, mais sont postérieurs de sept siècles environ à la mort de saint Ambroise (397).

Dialecte Grégorien, — Les manuscrits, au nombre de 2 000 et plus, sont disséminés dans toute l'Europe, et concordent, avec des variantes peu graves. Leur concordance et leur multiplicité fournissent & l'histoire musicale un domaine sûr et fécond. Les Bénédictins en ont publié plus de 300 spécimens dont on trouvera une liste au t. \i\ de leur Paléographie (pp. 83-91).

Dialecte Gallican, — Le peu qui en reste n'est dans aucun manuscrit spécial, mais se trouve mêlé au Grégorien et au Mozarabe. Le dégager ne sera pas un des moindres travaux de l'archéologie.

Dialecte Mozarabe. — Les sources sont à Tolède et à Madrid; en 1878, le British Muséum et la

Bibliothèque nationale ont acheté un certain nombre de ces manuscrits provenant du monastère de Silos.

La tâche de l'historien de la musique, selon la doctrine bénédictine, sera d'étudier simultanément ces quatre dialectes, comme on a fait pour les langues romanes; de rechercher leurs attaches communes avec le chant gréco-hébraïque ; enfin de suivre leur évolution dans l'art moderne.

il6 L'ARCHÉOLOGIE AU XIX- SIÈCLE

— 1843. — Préface historique d'une dissertation inédite sur les notations miuicales du Moyen âge et particulièrement sur celle de la prose de Montpellier [Revue musicale de Danjou, 1. 1, p. 266 sqq.).

— 1874. — Histoire générale de la Musique (t. IV, ch. v).

2^ Les neumes considérés comme un système de sténographie latine

et rattachés aux Notes Tironiennes.

Th. Nisard, 15 avril 1848. — Revue du Monde catholique.

— 1848, 1849, 1850. — Revue archéologique, publiée à Paris, chez Leleux : ntude sur les anciennes notations musicales de V Europe. — (Ces Études, formant cinq articles, ont été réunies dans Touvrage postliume de Nisard, publié en 1890 par M. Aloys Kunc : V Archéologie musicale et le Vrai Chant grégorien, Paris, Lethielleux).

Cn. Lenormant, 22 août 1851. — Rapport lu à la séance publique de TAcadémie des Inscriptions et Belles-Lettres.

L. ViTET, nov. 1851, janv. et fév. 1832. — Journal des Savants.

R. P. Louis Lambillotte, 1831, Bruxelles. — Dissertation donnant la clé du chant grégorien dans les antiques notations (pp. 195-197. Opuscule ajouté à VAntiphonaire de Saint-Grégoire, fac-similé du manuscrit de S aint-G ait).

Jules Tardif, 1853. — Essai sur les neumes [Bibliolhèque de V École des Chartes, 3« série, IV, sept. 1852 à août 1833, p. 209).

Charles Lévêque, 1873. — Journal des Savants.

E. David et Mathis Lussy, 1880. — Histoire de la Notation musicale depuis ses origines (couronné par l'Institut). Liv. lll, ch. i.

H. RiEMANN, 1894. — Musik'Lexikon, pp. 737-738.

(La thèse défendue ou adoptée, dans les ouvrages précédents se confond à peu près avec celle qui fait dériver les neumes da point et de la virgule).

3^ Les neumes rattachés aux accents grammaticaux, mais considérés comme ayant une double origine : Vaccent et le point.

E. DE CoussEMAKER, 28 janvier 1832 (date du dépôt légal du livre), Paris — V Harmonie au Moyen âge.

D.-A. ScHUBiGER, 1858. Einsiedeln. — Die Sàngerschule S aint-G allensvom achten bi^ zwiilfen Jahrhundert (trad. fr. par Briffod, en 1866, avec notes de Th. Nisard).

H. RiEMANN, 1878, Leipzig. — Studien zur Geschichte der Notenschrift, p. 112 et suiv#

D. PoTHiER, 1880, Tournay. — Les Mélodies gréganennes.

40 simpliûcation de la théorie précédente : Le point est considéré comme une réduction de l'accent; en outre, Vaccent est considéré comme l'image réduite du geste oratoire ^(chironomie)*

Les Bénédictins de Solesmes, 1889. — Paléographie musicale (Revue trimestrielle dirigée par dom A. Mocquereau), 1. 1.

OsKAR Fleischer, 1895, Leipzig. — Neumen-Studien.., ûber Ursprung und Entzifferung der Neumen.

Peter Wagner [vide infrà)* '

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